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Paradis du cinéma d'action

47 Ronin (2013)

Résumé : Kai (Keanu Reeves), un métis trouvé dans la forêt alors qu’il était jeune, est appelé à jouer un rôle d’importance dans la reconquête du royaume menée par le rônin Ôishi (Hiroyuki Sanada).

Critique : 

Alors que la bande annonce laissait présager un véritable foutoir, tant du point de vue culturel (Le film étant après tout «une histoire vraie».) que du point de vue scénaristique. Étonnamment, j’ai été surpris et déçu par le long-métrage, et ce pour chaque aspect du film.Visuellement impressionnant, 47 Ronin jouit des décors japonais (faits en Budapest) d’une certaine splendeur et d’une colorisation magnifique. Pourtant, le réalisateur recrue Carl Rinsch, un homme talentueux dans l’aspect visuel de la pellicule, nous offre du CGI de qualité moyenne (Malgré les effets visuels de la sorcière hors-dragon qui sont bluffants.) et une troisième dimension inexistante.

Si l’aspect visuel est supposément le point fort de l’homme, le scénario emprunte à plusieurs films de façon inconsciente. Si l’on peut résumer le film à partir d’autres œuvres, 47 Ronin est un peu comme une fusion entre The Last SamuraïPirates of the CaribbeanThe 13th Warrior et The Scorpion King. En théorie, cela aurait pu donner quelque chose de potable. Le plus gros problème du texte, c’est que Kai est inutile. (Bien que Reeves démontre qu’il reste un bon acteur de films d’action.) Tout les détails sur lui (son enfance et ses origines) ne sont qu’effleurés en quelques instants. Sans Kai, l’empereur aurait été tué de la même façon, la présence de Reeves au tournoi et au moment «Pirates of the Caribbean» aurait pu être remplacé par le fils d’Ôishi. Oui, certes, la quête pour acquérir des épées aurait peut-être été plus difficile et le combat contre la sorcière, dans le final, aurait coûté la vie de quelques hommes supplémentaires, ce qui n’aurait rien changé en passant.

Parlant du final, il en ressort une sensation d’inachevé. Alors que la première heure et demie du long-métrage parvenait avec une certaine habileté à mettre, dans une certaine proportion, en avant plusieurs de ses rônins. Dans le final, tout bascule, rapidement on se retrouve à suivre que les deux rônins principaux, pour combattre les trois Némésis du film. Le chiffre trois est vite dit, car la brute dans son armure, disparaît en un claquement de doigt, tandis qu’il était autant présent que les trois autres dans le reste du film.

Comme si cela n’était pas assez, toute la joie de voir des samouraïs se battre entre eux ou contre d’autres éléments mystiques ou non est diluée par le manque de gore à un niveau plus que familial. Était-ce pour rejoindre un public plus large (En prévision d’un fiasco possible?) ou était-ce pour répondre aux exigences de la censure américaine, mais bon Dieu! Voir un homme se fait arracher la tête par un sabre et de voir cette tête sauter du corps de l’homme pour atterrir sur le sol, sans aucune goûte de sang nous ramène aux années 80. Et c’est comme voir une grande partie des morts hors-champ, ce que 47 Ronin offre aussi… Visuellement agréable et interprété de façon sympathique, 47 Ronin démontre quelques faiblesses scénaristiques qui l’empêche d’atteindre son plein potentiel, de rendre hommage à la légende japonaise, et d’ainsi, de rivaliser avec les autres sorties cinéma de Noël.

3.75/5


Directeur : Carl Rinsch

Scénariste : Chris Morgan, Hossein Amini, Walter Hamada

Acteur : Keanu Reeves, Hiroyuki Sanada, Tadanobu Asano, Rinko Kikuchi, Kou Shibasaki, Jin Akanishi, Min Tanaka

47 Ronin (2013)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
2.7
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