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Paradis du cinéma d'action

Albator, Corsaire de l'Espace (2013)

Résumé : L’humanité se meurt. Un seul homme peut nous sauver, le capitaine Albator, mais la coalition GAIA est prête à tout pour l’arrêter.

Critique : 

Grandement populaire en France et ici, au Québec, Albator a marqué une génération grâce à des séries télévisées diffusées durant les années 70 et 80. En 2013, le célèbre capitaine a connu une adaptation du grand-écran et après plusieurs mois d’attente, le long-métrage a finalement débarqué au Québec, directement en DVD/Blu-ray, dans une sortie fort discrète.

Cette grosse production japonaise (Un budget dépassant les 30 millions de dollars) se déroule, théoriquement, après toutes les séries télévisées et les films animés que le personnage a connu, pour nous raconter l’ultime plan du capitaine Albator. Sans spoiler l’intrigue passionnante et riche en rebondissements du film, disons qu’Albator a l’intention de défaire les nœuds temporels qui génèrent l’espace-temps afin de créer un nouveau futur à l’humanité. Dans son chemin, il y a la coalition GAIA, qui prépare son offensive contre le célèbre capitaine, une offensive menée par un amiral qui surveille étroitement les activités du vaisseau grâce à un espion, son frère, fraîchement implanté.

En tant que néophyte de cet univers, il me faut admettre malgré la complexité de ce dernier, Albator, Corsaire de l’Escape (Ou Space Pirate Captain Harlock pour les anglophones) permet à son spectateur de bien comprendre les enjeux des diverses forces en présence dans cette galaxie et ne nous laisse sur la touche que très rarement, grâce aux scènes d’expositions parfois longues mais peu ennuyeuses.

Et pourtant, il nous faut l’admettre, le scénario du film approche dangereusement de la perfection. Les personnages sont biens construits, ayant une complexité et des motivations que même les grosses productions américaines qui ont atteint dernièrement le Québec n’arrivent pas à répliquer. Rapidement, nous pouvons citer l’exemple de l’espion travaillant pour la coalition (Un fait qui nous est dévoilé dès les premières minutes.) dont le traitement de ses actes d’espionnage et de sa possible trahison est assez rafraîchissant. Et comme si ce n’était pas assez, nous avons même le droit à des critiques sociales virulentes et à un jugement de la société actuelle, pouvant par la même occasion que nous ne sommes pas dans un divertissement pop-corn simple d’esprit, mais dans une production de qualité.

Mais, le scénario de Harutoshi Fukui comporte quelques défauts, des défauts qui auraient pu facilement se corriger avec quelques retouches. D’abord, l’intrigue repose sur les épaules d’un personnage original et conçu pour ce long-métrage, l’espion mentionné dans les paragraphes ci-dessus. Même si cela apporte son lot d’intrigue et amène l’intrigue galactique du film à un niveau plus personnel, il reste qu’Albator devient par la même occasion, un personnage secondaire de son propre long-métrage. Et que dire du troisième acte qui génère quelques interrogations et incohérences, forçant même le cinéphile que je suis à regarder sur Wikipédia afin de bien comprendre certains éléments du film, chose qui n’arrive que très rarement. Aussi, il nous faut l’admettre, avoir un vaisseau spatial «invincible» limitent grandement l’impact des combats spatiaux et le sentiment de danger ressenti durant ces mêmes séquences.

Le réalisateur, Shinji Aramaki (La franchise Appleseed), fait un excellent travail derrière les animations d’Albator, Corsaire de l’Espace. Le long-métrage est «filmé», et monté, comme un film en prises de vues réelles et non comme un simple film d’animation, apportant ainsi une dimension épique à l’univers du film. Ce dernier est extrêmement riche et profite du travail de ses artisans pour nous donner plusieurs images choquantes et d’une grande intensité et des séquences épiques, comme la majorité des scènes d’action, «terrestre» (Dans des couloirs de vaisseaux…) ou spatiales. Même que les batailles spatiales de ce long-métrage feraient pâlir d’envie les J.J. Abrams (Star Trek) ou les Joss Whedon (Serenity) de ce monde. En fait, à l’exception de rares plans qui manquent de finition, Shinji Aramaki nous offre une photographie parfaite, ni plus, ni moins.

La trame sonore de Tetsuya Takahashi (Resident Evil : Degeneration) nous permet d’entendre des morceaux magnifiques, particulièrement la chanson qui compose le thème principal du film qui est assez jolie, et parvient à nous émouvoir à quelques occasions. Pour ce qui est du casting, il y a peu à dire. Puisque le doublage francophone est, dans son ensemble, honnête sans plus, il me faut admettre que mon grand moment de joie a été d’entendre le doubleur d’Harrison «Han Solo» Ford (Richard Darbois) qui fait la narration du récit.

Malgré le fait que ce film a divisé les fans de la série culte, Albator, Corsaire de l’Espace offre une adaptation mature et intelligente d’un classique de la télévision pour enfants. Il est un exemple parfait de ce que devrait être une adaptation cinématographique d’un classique asiatique ou d’un classique de la télévision. Courez voir ce long-métrage, en attendant qu’une possible suite voit le jour pour notre plus grand plaisir.

4.25/5


Réalisation : Shinji Aramaki

Scénario : Harutoshi Fukui, Kiyoto Takeuchi

Avec : Shun Oguri, Yū Aoi, Ayano Fukuda, Arata Furuta, Kiyoshi Kobayashi, Toshiyuki Morikawa, Chikao Ōtsuka, Māya Sakamoto, Miyuki Sawashiro

Albator, Corsaire de l'Espace (2013)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
4.1

En conclusion

Après près d’un an et demi d’attente, Albator débarque finalement au Québec. N’attendez pas et rejoignez l’équipage de l’Acadia!!

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