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Paradis du cinéma d'action

American Warfighter (2019)

Résumé : Rusty Wittenburg est un SEAL qui lutte pour concilier sa vie de famille et son travail. Il se bat tous les jours pour maintenir la ligne de démarcation entre la réalité et les cauchemars évoqués par son SSPT. Dédié à son équipe et à sa mission, il est prêt à consentir le sacrifice ultime pour ses frères et ses coéquipiers.

Critique : 

Dans le monde du cinéma, nombreux sont les projets visant à flatter l’ego de leurs interprètes. Des films sont souvent écrits, mis en scène, produits et interprétés par la même personne. Et ils ont parfois un angle ou un point de vue tellement à côté de la plaque qu’il n’est pas rare d’assister à un désastre comme The Room. American Warfighter souffre, sans le moindre doute, de cette maladie; avec à sa tête Jerry D’Angelo, un acteur qui a décidé de faire son propre cinéma.

Rusty est un vétéran de l’armée au sein d’une unité spéciale. Néanmoins, son esprit commence à lui jouer des tours alors qu’il fait des cauchemars horribles; lui qui souffre de choc post-traumatique. Alors qu’il s’apprête à aller consulter un spécialiste, il est forcé de partir en mission afin de sauver des soldats en territoire ennemi, laissant ainsi sa femme et leur fille à la maison. Entouré de ses frères d’armes, il n’aura d’autre choix que de se préparer à la plus pénible mission de sa carrière.

American Warfighter a plusieurs qualités. Mais la vision de D’Angelo est comme un cancer qui ronge ce divertissement de l’intérieur. Dès les premiers instants, on sent qu’un élément risque de dérailler. Et pendant les 90 premières minutes, American Warfighter se comporte comme un petit film à petit budget avec un cinéaste doté d’une petite expérience. L’histoire et les dialogues n’ont rien d’exemplaire.

On y suit un militaire typique avec les clichés et les répliques moisies que toute bonne oeuvre de seconde zone se doit d’avoir. Il a une femme aimante et une gamine mignonne comme tout. Lui et ses frères d’armes ont des discussions de machos autour d’une bière. Ils racontent même des histoires de beuverie. Le tout est conventionnel et sans surprise. À quelques occasions, D’Angelo nous fait grincer des dents avec des choix discutables. Le premier quart d’heure est tout simplement un long flashback où l’unité de soldats affronte des soldats ennemis tandis que Rusty tente de communiquer avec un fantôme. Pourquoi? Et bien il faut voir les derniers instants pour bien comprendre…

Et parfois, les dialogues n’arrangent tout simplement pas la situation. American Warfighter manque cruellement de constance. À l’occasion les personnages peuvent dire quelque chose de sensé. Mais nombreux dialogues manquent de fluidité, surtout lors de moments qui n’ont pas de liens avec l’intrigue qui nous tient à cœur (des gamines découvrent un porno…). Derrière la caméra, D’Angelo est tout aussi inconstant. Dans des moments calmes, le cinéaste et son équipe sont incapables de créer la moindre émotion ou sensibilité. Le réalisateur ne fait qu’enchaîner les plans de caméra comme le ferait un réalisateur des années 80. Par contre, dès que les gars se mettent à utiliser leurs fusils American Warfighter devient finalement intéressant.

Plus besoin de lutter face à un sommeil profond. On sent que le budget du divertissement est minime. Sauf que la séquence d’introduction, même si elle n’est qu’un rêve, nous plonge en pleine guerre tropicale avec un carnage digne de plusieurs productions plus ambitieuses. Leur mission dans le désert est également un succès, un succès qui est moindre… D’Angelo nous demande d’être attaché émotionnellement à des individus oubliables, sans personnalité. Et il y a beaucoup de zigzags au milieu d’un désert désertique… Et le climax du film n’a aucun sens…

Sinon la distribution est remplie d’acteurs de seconde zone, avec certains noms connus des fanatiques d’action. En effet, Paul Logan (The Horde) vient faire son tour, lui qui dirige l’unité spéciale de notre héros. Il n’a pas un rôle juteux, mais l’acteur parvient à avoir une belle présence à l’écran. Isaac C. Singleton Jr. (Pirates of the Caribbean: The Curse of the Black Pearl) et Joshua Santana (Roswell) ne font rien pour se démarquer… Pour ce qui est de notre héros, Jerry G. Angelo, disons qu’il est trop froid pour être convainquant en tant que soldat torturé par les traumas du passé. Au moins, il a le physique et le charisme pour aller jouer dans le sable avec les autres garçons.

Il y a quelques bonnes séquences à se mettre sous la dent. Ce n’est pas assez pour recommander American Warfighter, ou pour même espérer un second visionnement de ma part. L’oeuvre est tout simplement coincée dans la vision d’un homme-orchestre qui est incapable de voir les erreurs qu’il commet.


Réalisation : Jerry G. Angelo

Scénario : Jerry G. Angelo, Kerry Patton

Avec : Jerry G. Angelo, Paul Logan, Isaac C. Singleton Jr., Victoria Clare, Joshua Santana, Carolina Castro

American Warfighter (2019)
1.7

Résumé

Beaucoup de films militaires débarquent à chaque année au Canada, et American Warfighter ne fait rien pour véritablement se démarquer.

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