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Arrow – Saison 1 (2012-2013)

Résumé : Après cinq années passées sur une île, un fils de millionnaire revient à la civilisation avec un seul but, réparer les erreurs commises par son père, un homme puissant de Starling City et dirigeant d’une multinationale.

Critique : 

Si la société Marvel domine largement le monde du 7ème art, DC Comics se spécialise dans le divertissement de plus «petite» envergure en proposant plusieurs séries télévisées de qualité relative et en proposant des films d’animation. Aujourd’hui, Actionerd va vous offrir sa première critique d’une série télévisée en vous parlant de la première saison d’Arrow, diffusée sur CW.

Arrow raconte le périple d’Oliver Queen, un playboy millionnaire se définissant comme étant un «Lindsey Lohan» masculin. Mais, après cinq années passées sur une île, cinq années où il a dû affronter des dangers que personne ne puisse imaginer, Oliver Queen retrouve la civilisation. Une seconde chance qu’il utilise à réparer les erreurs commises par sa famille et à protéger les habitants de Starling City, sa ville natale. Cependant, il est loin de se douter des répercussions que cela pourrait engendrer sur ses proches, des proches qui pourraient être impliqués dans la corruption que subit Starling City…

Lorsque la chaîne américaine CW lança Arrow, elle était loin de se douter du monstre qu’elle venait de créer. Trois ans plus tard, cette série enchaîne les succès, en plus d’avoir généré une série dérivée (The Flash) et d’avoir deux autres séries dérivées en production pour une diffusion en 2015/2016. Arrow fut la preuve que CW était capable d’offrir un divertissement adulte et mature, en s’éloignant légèrement de son moule conçu pour les adolescents et les adolescentes de ce monde.

Bien sur, Arrow n’est pas une série parfaite. Après-tout, nous sommes dans l’an un d’un récit télévisuel et Arrow n’échappe pas au traditionnel piège que le petit écran offre à tous ses divertissements : surcharger le tout avec des moments d’expositions inutiles, avec l’introduction de ses nombreux personnages et avec une période de rodage assez boiteuse où la série penne à trouver son rythme de croisière. Certaines séries échappent à ce piège (Banshee, The Flash, Lost…), d’autres échouent à cette tâche (Agents of Shield, Stargate Universe, The Walking Dead…). Arrow se situe en beau milieu de ce foutoir.

La série débute tranquillement avec la quête du héros solitaire qui doit affronter le méchant de la semaine avec une quête parallèle trop compliquée et trop simple pour ce qu’elle peut nous offrir. Rapidement, les créateurs de la série corrigent le tir après quelques épisodes en se focalisant sur les forces de la série (Comme le fait que les proches d’Oliver Queen pourraient être impliqués (ou pas) dans le malheur qui arrive à Starling City…) et en transformant la quête du héros solitaire en quête de «Team Arrow» (Comme les fans de la série aiment appeler les personnages…). Narrativement parlant, le méchant de la série nous est introduit par le biais qu’un obscur calepin appartenant au père d’Oliver pour justifier les exécutions que notre justicier maison fait à chaque épisode, même si l’arrivée de «Team Arrow» viendrait modifier un peu les plans de Queen.

Néanmoins, la série a quelques défauts d’écriture. Le fait d’avoir un nombre considérable de personnages importants dans son histoire principale, oblige le spectateur à endurer quelques personnages que les scénaristes ne parviennent pas à rendre intéressants (Théa Queen, Laurel Lance…) et quelques personnages mal construits (L’officier Quentin Lance, stéréotype du policier qui tient à tout prix à capturer le justicier masqué…), tout comme le fait d’avoir une quête secondaire constituée en flashbacks qui gruge la durée des épisodes avec des moments parfois inutiles. Sans dévoiler l’intrigue de cette série, il me faut admettre que la série prend réellement son envol avec l’arrivée de l’archer noir, «protecteur» des gens que Queen cible. Dès lors, les épisodes deviennent moins superficiels et plus personnels, tout en conservant l’affreuse habitude qu’a la série de se focaliser un peu trop sur un nouveau vilain à chaque semaine. Le tout se culmine par un final très émotif où la bataille entre les deux archers se terminent dans une certaine destruction de Starling City.

Techniquement, il ne faut pas oublier qu’Arrow est diffusée sur la chaîne américaine CW, le parent pauvre de la télévision nationale américaine (À titre de rappel, les autres chaînes nationales se nomment ABC, CBS, Fox et NBC.). Cela signifie que pour une série d’action, Arrow a un budget plus minime que des séries comme Hawaii Five-0 ou Scorpion, d’autres séries qui doivent également générer une saison complète (de 20 à 24 épisodes) sur les chaînes mentionnées ci-haut. Cela signifie également qu’il faut donner du crédit aux réalisateurs et à toute l’équipe de production pour nous offrir des combats forts divertissants et d’une puissance technique pouvant rivaliser avec une certaine proportion des productions cinématographiques de ce monde.

Dans le rôle titre, Stephen Amell (Teenage Mutant Ninja Turtles 2) fait un bon travail et interprète de façon remarquable Oliver Queen, même si la génétique l’a probablement aidé pour ce rôle. Et il parvient à faire la majorité de ses cascades, un fait qui est grandement appréciable. David Ramsey (Dexter) est fort sympathique dans le rôle de Diggle, une sorte «d’Alfred» (Majordome de Batman), mais en plus musclé. Cependant, c’est assez dommage que son personnage soit souvent relégué à l’arrière-plan. La troisième partie de ce trio repose sur les épaules d’Emily Bett Rickards, une actrice fort charmante dans ce qui représente son premier véritable rôle sérieux dans un projet quelconque.

Le reste du casting font dans l’ensemble un travail honorable, même que nous devons de noter les présences notables de Byron Mann (Street Fighter), de John Barrowman (Torchwood) et de Manu Bennett (La trilogie The Hobbit) dans des rôles secondaires d’une importance cruciale. Aussi, Seth Gabel (Fringe) a un passage fort impressionnant en étant le Conte Vertigo le temps de deux épisodes.

En 2012, Arrow a montré qu’il est possible de faire une adaptation sérieuse de bande-dessinée au petit écran, une adaptation qui n’a rien à enlever aux méga-productions Hollywoodiennes, une adaptation qui a pavé la voie à des séries comme Daredevil, qui est présentement diffusée sur Netflix. Et avec une conclusion audacieuse et sombre, la première saison de cette série ouvre la voie pour une deuxième saison encore plus enlevante. Nous avons ici un divertissement qui n’a pas la prétention d’être le prochain Game of Thrones ou le prochain The Walking Dead, mais un divertissement qui a le mérite d’offrir une expérience télévisuelle gratifiante à son spectateur, ce qui est amplement suffisant…

4/5


Créateur : Greg Berlanti, Marc Guggenheim, Andrew Kreisberg

Diffusée sur : CW

Avec : Stephen Amell, Katie Cassidy, David Ramsey, Colin Donnell, Willa Holland, Paul Blackthorne, Emily Bett Rickards, John Barrowman, Colton Haynes, Byron Mann, Celina Jade, Manu Bennett

Arrow - Saison 1 (2012-2013)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
3.9

En conclusion

Jouissant d’une première saison fort prometteuse, Arrow est le genre de série que l’on peut dévorer en rafale, sans lasser la personne qui l’écoute. Cette série est une recommandation, sans aucuns doutes de nôtre part…

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