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Arrow – Saison 2 (2013-2014)

Résumé : Alors qu’une partie de Starling City est en ruines, Oliver Queen doit faire face à des fantômes du passé, des fantômes pouvant détruire l’ensemble de l’oeuvre d’Arrow et pouvant réduire Starling City en cendres.

Critique : 

Attention, avant de lire cette critique, vous devez savoir que les paragraphes qui suivent vont dévoiler plusieurs détails de l’intrigue de la première saison de cette série télévisée en plus de dévoiler quelques éléments de la deuxième saison d’Arrow, des éléments couvrant en majeure partie la première moitié de cette saison. Maintenant que vous êtes avertis, parlons de la saison deux d’Arrow

Après un autre exode sur une île déserte, Oliver Queen revient à Starling City pour découvrir que les quartiers pauvres de Starling City sont en ruine, que des groupes armés ont profité de son absence pour faire «la loi» et que le procès de sa mère pour le meurtre de 503 personnes, mortes lors du final de la première saison. Cependant, des personnes ayant connu Queen lors de son naufrage sur Liam Yu débarquent à Starling City, apportant avec eux les assassins de Ra’s al Ghul, un désir de vengeance et les balbutiements d’une armée de sur-hommes…

C’est avec une certaine pression que l’équipe créative d’Arrow débuta le développement de la deuxième saison, une pression qui força cette équipe à redoubler d’efforts afin de continuer la lancée de la première saison et même à en améliorer la qualité, si c’était possible. Une pression qui était encore plus importante puisque les scénaristes d’Arrow devaient également parsemer les graines d’un possible spin-off sur le Suicide Squad (Spin-off qui resta conceptuel. L’adaptation cinématographique en est probablement la cause de cet échec…) et introduire le personnage de Barry Allen pour le spin-off The Flash, qui s’est concrétisé l’année suivante.

Pour y arriver, les scénaristes sont parvenus à construire une intrigue complexe et riche en divertissement, une intrigue prenant le passé des personnages de la série (Tous à l’exception de Felicity Smoak) et liant le tout dans un ensemble cohérent. Pour autant les scénaristes ne sont pas tombés dans le piège de forcer la donne en créant des liens artificiel comme cela peut arriver parfois avec les adaptations de super-héros (The Amazing Spiderman 1 et 2, Gotham…).

Le fil conducteur de la saison, c’est le retour de Slade Wilson (Manu Bennett, The Hobbit) dans la vie d’Oliver Queen (Stephen Amell, TMNT 2), un retour relatif certes puisque pour les spectateurs que nous sommes, car Slade Wilson est toujours présent dans les flashbacks quotidiens. Ce dernier est en mode vengeance pour un événement s’étant déroulé sur l’île et il exécute un plan revu et corrigé au-cours des cinq années séparant le présent des flashbacks. Sans entrer dans les détails, nous dirons que son plan comprend la destruction de Starling City et des proches de Queen. Contrairement à la première saison, ce «plan machiavélique» débute dès les premiers épisodes, créant ainsi une tension et des enjeux qui augmentent entre chaque épisode, jusqu’aux épisodes finaux qui semblent s’inspirer grandement d’un célèbre long-métrage de Christopher Nolan

Les séquences dans le passé ne sont pas en reste avec l’arrivée d’un groupe armé sur l’île, un groupe dirigé par le docteur Ivo (Dylan Neal, Dawson’s Creek, Fifty Shades of Grey) qui est à la recherche d’un médicament miracle et qui se spécialise sur des expérimentations sur des humains. Et c’est inutile de dire que très rapidement, les choses vont dégénérer pour finir dans un affrontement final, tout aussi important que le «véritable» final se déroulant dans le présent. De plus, malgré quelques temps morts, la deuxième saison d’Arrow parvient à mieux intégrer ces flashbacks qui supportent très bien l’intrigue principale et ce d’une façon constante tout au long de la deuxième saison.

Pour revenir sur les «séries dérivées», Barry Allen (Grant Gustin, Glee) est introduit dans Arrow pour le final de mi-saison dans un double-épisode assez mémorable. Initialement le personnage devrait revenir plus tard au cours de la saison, mais vu l’accueil positif généré de sa présence, c’était une bonne chose de le garder en retrait et de mettre en évident d’autres personnages de la future série The Flash comme «substituts». Le Suicide Squad arrive en fin de parcours avec des membres comme Deadshot, Bronze Tiger ou Harley Quinn (Qui n’a malheureusement le droit qu’à un petit caméo.). Les présences de ce groupe sont assez magistrales et, il faut se le dire, c’est assez dommage que CW a abandonné l’idée conceptuelle d’une série dérivée sur cette équipe.

Techniquement la série excelle toujours. Les réalisateurs respectifs d‘Arrow continuent dans leur lancée en créant encore plus de moments mémorables. Il faut admettre que cette série n’a rien à envier aux super-productions télévisuelles de ce monde. Certes les budgets et leurs commanditaires sont plus limités (L’omniprésence d’une certaine compagnie informatique est assez notoire, et contrairement à Agents of S.H.I.E.L.D., les véhicules utilisés dans le cadre cette production ne sont pas neufs et semblent parfois sortir de la casse…), mais puisque l’équipe de production se focalise dans le divertissement du spectateur, cela ne dérange aucunement (Sauf que certaines perruques peuvent être distrayantes à l’occasion…). Après-tout, cette dernière continue à nous offrir des scènes d’action plus grandes que nature, montant même le niveau de difficulté à quelques reprises pour offrir à quelques reprises durant la saison des combats dignes de l’affrontement final de la séquence finale de The Dark Knight Rises, célèbre adaptation cinématographique de Batman

Pour ce qui est du casting, nous n’avons aucune plainte en vue. Les acteurs habitués de la série continuent sur leurs lancées respectives, comme Stephen Amell qui a grandement gagné en expérience et en confiance entre les deux saisons de cette série. Il faut dire que le niveau d’écriture relevé de cette saison aide grandement les acteurs à vendre leurs personnages, malgré que Théa Queen (Willa Holland, Legion) est toujours aussi insupportable. La force de ce casting repose sur les épaules de Manu Bennett qui vole chacune de ses scènes, offrant par la même occasion, l’un des plus grands antagonistes, de la télévision américaine des dernières années.

Les nouvelles additions de la saison ne sont pas en reste puisqu’Arrow se permet d’engager Caity Lotz (The Machine), une actrice américaine assez méconnue dont la présence à l’écran fut très plaisante. Summer Glau (Serenity)Kevin Alejandro (Red State) et Dylan Neal viennent également faire un tour pour la majorité de cette saison et leurs passages sont très remarqués. Et, il ne faudrait pas oublier les retours de quelques personnages vivants et/ou morts de la première saison, histoire de rajouter encore plus de contenus à une saison fort chargée.

Sans être parfaite, la saison 2 d’Arrow fut l’un des grands divertissements de la télévision américaine en 2013/2014. Éviter cette série serait une erreur. Vous serez divertis par Arrow, les fans de bandes-dessinées le seront, les cinéphiles le seront, même les mères de famille seront divertis par Arrow (Après-tout, Stephen Amell montre souvent ses abdomens…). Alors n’attendez plus et faites partie de «Team Arrow»!!


Note : 4.5 / 5

Créateur : Greg Berlanti, Marc Guggenheim, Andrew Kreisberg

Diffusée sur : CW

Avec : Stephen Amell, Katie Cassidy, David Ramsey, Willa Holland, Paul Blackthorne, Emily Bett Rickards, Susanna Thompson, Colton Haynes, Caity Lotz, Manu Bennett, Kevin Alejandro, Summer Glau, Dylan Neal, Celina Jade, Cynthia Addai-Robinson, Audrey Marie Anderson

Arrow – Saison 2 (2013-2014)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
4.7

En conclusion

Plusieurs séries se cassent la figure durant leur deuxième saison. Heureusement ce ne fut pas le cas d’Arrow qui relève le niveau de qualité pour 23 épisodes forts épiques…

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