Actionerd

Paradis du cinéma d'action

Awaken (2015)

Résumé : Une jeune femme est enlevée et amenée dans une île déserte utilisée par des trafiquants d’organes pour «mettre en inventaire» des êtres humains, en attendant l’utilisation des organes de ces derniers.

Critique : 

Il y a de ces jours où nous ne savons pas ce que nous regardons. Parfois, nous regardons un film anodin et ennuyeux et quelques années plus tard, nous découvrons que le film merdique de notre passé est devenu un film culte vénéré par des milliers de fanatiques dispersés aux quatre coins de la Terre. Dans le monde de l’action, nous avons quelques exemples de ces longs-métrages, comme Samurai Cop, Deadly Prey ou Turkish Star Wars. Après avoir visionné Awaken, nous pouvons définitivement vous dire que ce long-métrage lorgne, malgré sa bonne volonté, vers ce genre de nanar…

Billie Kope, une jeune femme en recherche de sa sœur, débarque bien malgré elle sur une île paradisiaque qui est peuplée par des gens dans la même situation qu’elle. Tous sont arrivés sur cette île après avoir été drogués par des personnes mystérieuses. Avec l’aide de quelques survivants, Billie tentera de découvrir le mystère d’Îlot et des mercenaires qui kidnappent aléatoirement les personnes de ce coin de paradis…

Ce long-métrage produit, co-écrit, chanté et mettant en vedette Natalie Burn (The Expendables 3) tente de rejouer la carte des touristes kidnappés lors d’une escapade dans le sud de la planète en y ajoutant un revirement supplémentaire alors que ces gens sont kidnappés afin de les cultiver (En les forçant à boire de l’eau de source et à manger des fruits et les légumes…) et de prélever leurs organes. Alors que cela aurait pu nous donner un divertissement compétant (À défaut d’être logique…), tout part en vrille assez rapidement avec une histoire tirée par les cheveux où chaque revirement est attendu de pied ferme. Le scénario du long-métrage n’est aucunement subtil, ce qui fait que chaque élément nouveau de l’histoire est visible des minutes à l’avance.

Et pourtant, ce «léger» problème n’est que le cadet des soucis d’Awaken. En effet, le bébé de Natalie Burn a des ennuis bien plus graves, comme des personnages qui disparaissent soudainement, des dialogues assez nanardesques, une construction inconstante et j’en passe. Mais pour autant, la pire erreur commise par Awaken, c’est lorsque le film croit être horrifique, même s’il ne l’est aucunement. Et à chaque fois qu’Awaken tente de jouer cette carte, cela devient involontairement drôle, un peu comme lorsqu’on rit d’un homme soul qui tente de chanter sur la scène d’un karaoké.

Au moins, tant que le long-métrage reste dans le monde de l’action, il parvient à rester divertissant, grâce à un nombre assez important de scènes de combat, qui permettent d’insinuer un certain rythme au film et de nous faire rire. Dans ce domaine, il faut dire que les vingt dernières minutes sont pleinement jouissives avec une sorte de «fusillade mexicaine» entre les hommes derrières cette machination, quelques survivants de l’île et un gang de «yakuzas» non-asiatiques en quête de vengeance. C’est même là que nous trouverons l’un des moments forts d’Awaken alors qu’un duel entre deux personnages se termine lorsque le premier poignarde l’autre au cœur et que ce dernier, dans un ultime effort, retire le couteau de son corps pour poignarder son adversaire au cœur, avant de rester en vie assez longtemps pour recevoir un salut militaire. Un vrai moment de génie…

Dernière la caméra, Mark Atkins (Android Cop) semble conscient de la médiocrité de ce projet et apporte son expérience derrière les productions du studio Asylum à ce projet. Atkins amène la touche de médiocrité nécessaire à rendre ce film divertissant grâce à son expérience dans des projets plus miteux et grâce aux moments involontairement drôles qu’il parvient à créer. Par-contre, il commet deux erreurs assez pénibles en cadrant sa caméra n’utilisant que des plans rapprochés sur les visages des acteurs et en montant son propre film de façon assez saccadée, ce qui nous donne l’impression que la production est plus fauchée qu’elle ne semble (Car oui, c’est une production fauchée!!) et qu’elle tente par tous les moyens de camoufler l’étroitesse de son existence.

Heureusement, les scènes de combat apportent une valeur ajoutée à cette pellicule. Natalie Burn et la majorité des acteurs présents dans les séquences d’action sortent leur grand jeu et offrent des affrontements assez sympathiques, surtout Burn qui démontre des capacités physiques assez sympathiques. Et ses capacités ne se limitent pas à ses cascades et à sa maîtrise des arts martiaux, car elle participe également à l’infecte trame sonore d’Awaken. En effet, Burn participe à cet aspect du film en offrant une chanson pour le générique de fin et puisqu’elle est assez talentueuse dans ce domaine, nous aurions espéré qu’elle contribue plus amplement à égailler la musique générique et ennuyeuse d’Awaken

Malheureusement, et malgré toute la volonté et de nombreux efforts de cette dernière, Natalie Burn n’a pas le talent nécessaire pour représenter le centre d’attention des scènes dramatiques d’Awaken. Tel une jeune version féminine d’Arnold Schwarzenegger, la prestation de Burn est assez robotique et monotone. Heureusement, Burn est entourée d’un casting assez impressionnant sur papier. Ce beau petit groupe est constitué de : Michael Copon (The Scorpion King: Rise of a Warrior), Daz Crawford (Balde II)Jason London (Jason and the Argonauts), Vinnie Jones (Snatch.), Daryl Hannah (Blade Runner)Christa Campbell (Drive Angry)David Keith (Behind Enemy Lines), Robert Davi (The Goonies)Michael Paré (Streets of Fire)Edward Furlong (Terminator 2: Judgment Day) et Philip Tan (Lethal Weapon 4). Tout ce beau petit groupe offre des performances diverses, qui sont parfois géniales (Jason London) et parfois exécrables (Edward Furlong). Et même s’ils doivent tous lutter pour du temps à l’écran, la vaste majorité d’entre-eux ont des rôles relativement importants dans l’intrigue du film et ne font pas que traverser l’écran pour obtenir leur chèque en échange d’un caméo…

Même si j’ai tenté d’être poli et bon joueur durant cette critique, soyez sûrs d’une chose : Awaken est un mauvais film. Son scénario semble avoir été écrit par des gens qui n’ont jamais entré dans une salle de cinéma, la réalisation est assez chaotique, la direction photo n’est pas constante, la musique est horrible, les effets spéciaux sont à peine dignes d’un mauvais téléfilm américain… Néanmoins, cette médiocrité constante apporte un certain coté nanardesque à cette production, ce qui nous aide à être diverti, surtout que la majorité du casting semble avoir compris ce détail et offrent des performances supportant avec brio l’aspect nanar d’Awaken. Ce qui nous force à recommander Awaken à ceux qui aiment ce genre de longs-métrages, surtout que le film a définitivement le potentiel de devenir un film culte d’ici quelques années…


Réalisation : Mark Atkins

Scénario : Mark Atkins, Natalie Burn, Scott Martin, Ryan Priest, Michael Thomas Slifkin

Avec : Natalie Burn, Michael Copon, Daz Crawford, Edward Furlong, Daryl Hannah, Vinnie Jones, Jason London, Robert Davi, Michael Paré, Christa Campbell, David Keith

Awaken (2015)
1.9

En conclusion

Si vous êtes fans des mauvaises productions du studio Asylum, Awaken est définitivement un long-métrage que vous devez visionner…

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