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Bad Ass 2 : Bad Asses (2014)

Résumé : Lorsqu’un jeune de son gymnase communautaire se fait tuer, Frank Vega décide de mener sa propre enquête avec l’aide d’un épicier du coin.

Critique : 

Après plusieurs visionnements de ce film, il m’est aisé de dire que Bad Ass 2 : Bad Asses est une suite, d’un long-métrage de 2012, qui parvient à proposer un divertissement plus mûr, plus adulte, tout en restant enfantin. Craig Moss a compris ce qui rend sa franchise forte : la nostalgie du public envers les films d’action des années 80.

Bad Ass 2 : Bad Asses se déroule trois années après le premier volet. Frank Vega a vendu sa maison pour payer les frais de vétérinaires de son chien. Maintenant il habite et travaille dans vieux gymnase de boxe où il entraîne des jeunes. Mais lorsque l’un d’eux se fait tuer, Franck Vega devra reprendre ses bonnes vielles habitudes, et cette fois-ci, il ne sera pas seul…

Sur papier, Bad Ass 2 débute comme son prédécesseur, en étant une bonne comédie d’action ratée (ou une mauvaise comédie d’action réussie…). Mais après une vingtaine de minutes, les choses changent et ce long-métrage se transforme en un genre de «buddy cop», lorgnant la parodie et l’hommage aux années 80. Vous rêviez de voir Danny Glover (Lethal Weapon) se replacer la hanche comme Mel Gibson se replaçait l’omoplate dans la franchise Lethal Weapon?? Ne rêvez plus puisque c’est ce genre d’hommages aux années 80 que nous allez trouver dans ce long-métrage.

Dans sa narration, Bad Ass 2 suit une structure très classique avec un scénario qui emprunte plusieurs pages de Lethal Weapon 2, avec au sommet de l’iceberg, un méchant diplomate que personne ne peut attendre à cause de son immunité diplomatique… Néanmoins, cela cause quelques temps morts à un récit qui manque cruellement d’action, si nous excluons une course-poursuite récupérée de Narrow Margin, un bon thriller de 1990 avec Gene Hackman. Au-moins, il nous reste l’aspect comique de ce film, qui manque rarement sa cible avec un sens de l’humour qui reste toujours efficace après quelques visionnements.

À la réalisation, Craig Moss (30 Nights of Paranormal Activity with the Devil Inside the Girl with the Dragon Tattoo) améliore sa technique et propose un ouvrage mieux travaillé et mieux géré. Les acteurs sont mieux dirigés, les scènes d’action sont mieux maîtrisés, il y a une meilleure gestion du sang (Un point qui était affreusement réalisé dans Bad Ass…), etc. Moss parvient même à produire quelques scènes mémorables, comme lors de la séquences dans une fête universitaire où le personnage de Danny Trejo (Machete) pratique une circoncision sur un homme avec un ventilateur tandis que le personnage de Danny Glover drague (avec un certain succès) une jeune demoiselle quasi-nue…

Par-contre, techniquement, le film commet quelques erreurs, comme un montage paresseux qui se sert de cartes routières de la Californie pour effectuer des transitions entre des scènes (Une méthode également utilisée dans le premier volet…) ou des effets par-ordinateur assez médiocres. Musicalement parlant, Todd Haberman continue à nous offrir une sonorité assez anodine avec en prime, le retour de l’affreuse chanson thème dédiée au personnage principal.

Dans le rôle titre, Danny Trejo continue à nous offrir une bonne performance, lui dont la carrière le force à enchaîner les caméos de luxe dans des longs-métrages assez douteux. Cependant l’acteur qui vole chacune de ses scènes, c’est Danny Glover qui semble s’amuser comme un petit fou, lui qui a les meilleurs moments et les meilleures répliques du récit. D’ailleurs, il me faut admettre que la chimie entre ces deux acteurs est remarquable.

Andrew Divoff (La franchise Wichmaster) offre un antagoniste honnête même si ses présences à l’écran sont un peu trop anecdotique à mon goût. Patrick Fabian (Better Call Saul) est de retour, lui qui était également présent dans le premier volet. C’est un acteur assez charismatique que le scénario abandonne avec des apparitions assez anecdotiques. Sur une note plus positive, Bad Ass 2 nous offre quelques apparitions surprenantes de personnalités connues. Charlie Carver (Desperate Housewives, Teen Wolf) a un caméo assez étrange et que dire de Loni Love, animatrice de variétés américaine, qui joue une policière rêvant de faire une partie de jambes en l’air avec nos deux héros. Mais, le plus étonnant, c’est l’apparition de Jonathan Lipnicki (Jerry Maguire), enfant star, dans un rôle qui a totalement échappé à ma vigilance…

Bad Ass 2 : Bad Asses est un film assez anodin. Légèrement supérieur à son aîné, Bad Ass 2 souffre des défauts typiques des longs-métrages sortant directement en DVD. Néanmoins, l’enthousiasme relatif qui émerge de ce long-métrage, son sens de l’humour et de la nostalgie et le fait qu’il donne l’opportunité à des acteurs «has-been» de resplendir dans des rôles de premier plan font en sorte que nous avons un bon petit divertissement anodin et inoffensif.

3/5


Réalisation : Craig Moss

Scénario : Craig Moss

Acteur : Danny Trejo, Danny Glover, Andrew Divoff, Jacqueline Obradors, Patrick Fabian, Charlie Carver, Loni Love, Jonathan Lipnicki

Bad Ass 2 : Bad Asses (2014)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
2.9

En conclusion

Bad Ass 2 : Bad Asses n’a remporté aucun prix, aucune mention dans des festivals obscurs et n’a pas été capable d’obtenir un avis critique et publique favorable. Mais peu importe, puisque ce film tente tout simplement d’offrir un petit divertissement idéal pour les dimanches pluvieux, ce qu’il réussit parfaitement…

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