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Paradis du cinéma d'action

Bad Asses on the Bayou (2015)

Résumé : Frank Vega et Bernie Pope s’attirent à nouveau des ennuis lorsqu’ils décident d’enquêter sur la disparition d’une amie, affrontant ainsi l’hostilité des habitants du sud des États-Unis.

Critique :

Craig Moss (The 41-Year-Old Virgin Who Knocked Up Sarah Marshall and Felt Superbad About It) continue sa célèbre franchise cinématographique et nous propose un troisième volet intitulé Bad Asses on the Bayou (Anciennement Bad Asses 3 : Bad Asses on the Bayou). Es-ce que ce troisième volet vaut le détour, et bien, nous allons tenter de vous donner une réponse…

Bad Asses on the Bayou débute comme le premier volet, qui s’inspirait d’un vrai réel recueilli par un cellulaire et mis en ligne sur Youtube pour ensuite nous conter une histoire totalement fictive. Cette fois-ci, l’histoire de Frank Vega débute par un faux vrai réel recueilli par des caméras (Un braquage de banque que Vega et Pope parviennent à empêcher.), avant de partir une histoire totalement originale racontant le kidnapping d’une amie, la policière du précédent volet, par des «rednecks» locaux.

Moss parvient à écrire le meilleur volet de la trilogie. Certes, nous baignons toujours dans les clichés, les références (Die Hard & Duck Dynasty) et l’humour à la limite de la parodie, mais l’ensemble est relativement plus cohérent. Cependant, Bad Asses on the Bayou a deux grands défauts qui peuvent déranger le spectateur. D’abord, les antagonistes de ce film sont extrêmement étranges, dans leur construction narrative. Nous avons deux gentils qui deviennent méchants, sauf que Moss ne parvient pas à nous cacher cet aspect et, lors des fameuses révélations, nous ne sommes aucunement surpris, même que nous sommes soulagés que Moss admette finalement l’identité véritable des méchants. Et ensuite, les quinze dernières minutes sont d’une invraisemblabilité insultante. Même si le scénario propose quelques moments nanardesques (L’incident de l’avion), le final de ce long-métrage repousse les limites de la conscience humaine avec entre-autres, sans dévoiler la fin de l’intrigue du film, un moment qui est grandement inspiré d’un célèbre chapitre de la saga Star Wars, avec les Ewoks…

À la réalisation, Moss s’améliore avec un travail qui est fort convenable. Bad Asses on the Bayou n’a rien à envier en comparaison aux précédents volets, avec des scènes d’action qui sont mieux pensées et mieux réalisées et, il nous faut l’admettre, le fait que ce film soit tourné en Louisiane (Au lieu de la Californie) a permis à la production de réduire grandement les coûts de production, permet à cette dernière d’avoir un budget plus important pour son tournage, sans oublier le fait qu’à nouveau, Moss compte sur des plans d’autres longs-métrages pour meubler quelques scènes. De plus, Moss a eu la sagesse de tirer à profit de son lieu de tournage pour nous offrir un beau portrait de cet état américain.

Cependant, le long-métrage de Moss conserve les défauts de ces prédécesseurs, comme un montage paresseux qui utilise des cartes urbaines en guise de transitions ou une trame sonore assez désagréable à entendre. Par-contre, il me faut noter le génie d’une séquence d’action où tous les personnages sortent en trompe d’une pièce, les armes aux poings. Ils tirent comme des fous, avec une «cool attitude», tous les méchants qui se trouvent dans leur chemin. Le génie de cette scène, c’est de retirer les bruits ambiants et les bruits des armes pour y insérer un peu de rap, créant ainsi la meilleure scène de ce long-métrage.

Dans les rôles titres, Danny Trejo (Machete) et Danny Glover (Lethal Weapon) s’éclatent et ont du plaisir comme à l’habitude. Les deux hommes apprécient grandement leur rôle, ont une grande chimie à l’écran et offrent de bonnes performances. John Amos (Die Hard 2 : Die Harder) est notre nouveau «Bad Ass». Il offre une prestation fort convenable même si sa présence n’est pas aussi musclée que l’on pourrait sous-entendre. L’animatrice de télévision américaine Loni Love est de retour dans un rôle plus important, celui de la kidnappée et elle nous offre performance assez adéquate.

Le reste du casting principal de Bad Ass on the Bayou est composé de Jimmy Bennett (Star Trek), qui a un personnage bénéficiant d’une sous-intrigue totalement inutile, de Davi Jay (The Walking Dead), qui joue le shérif local, et de Sammi Rotibi (Django Unchained), qui interprète le futur mari de Loni Love. Malheureusement, il n’y a pas grand chose à sauver de ces performances…

Bad Asses on the Bayou est un bon petit film d’action. Avec une durée avoisinant les 85 minutes, avec les génériques d’ouverture et de fin, le long-métrage de Craig Moss ne perd pas de temps et propose un enchaînement continu de scènes comiques et d’action. Malgré de nombreux défauts, Bad Asses on the Bayou se contente d’offrir du divertissement pur et dur, un exploit qu’il réussit, malgré un final assez décevant. Et puisque la scène finale de ce film nous promet une hypothétique suite se déroulant à Bangkok, attendez-vous à revoir nos vieux justiciers dans un avenir rapproché dans un bac à DVD près de chez vous.

3.5/5


Réalisation : Craig Moss

Scénario : Craig Moss

Avec : Danny Trejo, Danny Glover, John Amos, Loni Love, Jimmy Bennett, Sammi Rotibi, Davi Jay, Chelsea Bruland, Judd Lormand, Han Soto

Bad Asses on the Bayou (2015)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
3

En conclusion

Bad Asses on the Bayou est un film assez agréable à visionner. L’idéal pour un dimanche pluvieux ou pour tous les rednecks de ce monde…

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