Actionerd

Paradis du cinéma d'action

Blackmark (2018)

Résumé : En 1963, l’industriel militaire Arthur Blackmark et un commandant soviétique doivent lutter contre la montre pour mettre fin à un incident nucléaire international qui menace de déclencher la Guerre froide et de mettre fin au monde.
Critique : 
Blackmark est un cas intéressant de divertissement à l’ancienne. Par cette déclaration, je vise spécifiquement le cinéma présent dans les clubs vidéo. Celui qui peuplait les coins de la défunte église du cinéphile avec ses boitiers de VHS spectaculaires et ses propositions surréalistes de divertissement. Blackmark fait écho à cette belle époque, sans pour autant être un grand film.
Timothy Daniels est un espion américain basé en Russie. Un jour, il reçoit l’ordre de lancer un missile russe en sol américain. L’opération est un échec et Daniels se fera interroger par un haut dirigeant de l’armée soviétique, Alexi Popolovski. Néanmoins, ce dernier est loin de se douter qu’il est la nouvelle cible de Daniels. Cependant, isolée en sol américain, une multinationale prépare un plan pour mettre la tournure de ces événements à son avantage.
Il est impossible de ne pas noter le courage de Blackmark. Un film qui débute par l’attaque des États-Unis par l’un de ses propres espions souffre de l’un de ses deux maux. Ou bien il a un plan en tête ou bien il est stupide. Blackmark souffre un peu des deux. Il tente de se servir de la Guerre froide et de l’assassinat de JFK pour créer un petit monde d’espionnage bien à lui. Le concept et les tournures que prend le divertissement situent l’intérêt, surtout pour des esprits avides de conspirations gouvernementales.
Le film, qui est écrit et réalisé par A.J. Martinson, parvient à nous transmettre ses idées avec ingéniosité, bien que l’ensemble ne fonctionne pas réellement. Martinson livre ici sa toute première réalisation. On peut sentir que l’inexpérience et l’idéologie tenue par le cinéaste, ainsi que les faibles moyens financiers, ont nui à ce qu’aurait pu être Blackmark. Ce dernier n’est pas terriblement mauvais, mais il trébuche en plaçant toute l’intrigue sur les épaules d’une narratrice à une époque contemporaine, dont la survie (dans le passé) devient l’enjeu de nos protagonistes.
Cela retire immédiatement toute forme de tension, car nous savons qu’Anya Popolovski deviendra une brillante femme et qu’elle survivra pour nous raconter son histoire et celle de son père. De plus, Blackmark tend à aller un peu trop vers les coulisses de la compagnie du même nom. Une sous-intrigue parfois ennuyeuse, parfois trop patriotique; et qui prend beaucoup trop de place à mon goût. Surtout qu’elle se conclut, sans trop dévoiler, dans un duel à l’épée dans un repas de l’Action de grâce. Cela représente un virage drastique et bien trop de mauvais gout pour un divertissement qui était jusqu’ici de bon goût.
Sur un aspect plus technique, Blackmark parvient à se rattraper un peu. Il reste qu’A.J. Martinson a de nombreuses qualités en tant que cinéaste. Certains plans sont excellents et le film n’est pas laid, même si le tout est parfois sombre et illisible. Certes, il y a quelques passages à vide et un peu trop d’images d’archives, ce qui me laisse penser qu’il y a possiblement un bon dix minutes de trop dans cette œuvre relativement courte. L’action n’est pas horrible non plus. Blackmark est un film très verbal. Mais les quelques fois où Daniels et Popolovski doivent sortir les armes, le tout se fait de façons bien chorégraphiées. Le tout est lisible et palpitant; dans la moyenne de ce qui est critiqué sur une base régulière.
Blackmark n’est pas un bon film. Il a quelques idées louables et sa faible durée risque de plaire à certains. Ceci étant dit, si A.J. Martinson revient sur notre radar, il est fort possible que l’on fasse un détour pour voir que plus d’expérience pourrait lui apporter de plus.


Réalisation : A.J. Martinson
Scénario : A.J. Martinson
Avec : Kaiwi Lyman, Jeff Hatch, Corey MacIntosh, Timothy Oman, Eliot, John Henry Richardson, Jon Briddell, Lana Gautier

Blackmark (2018)
1.8

Résumé

Blackmark est un peu trop complexe et redondant pour son propre bien.

Envoi
User Review
0 (0 votes)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :