Captain America : The First Avenger (2011)

Résumé : Un homme rejeté par l’armée américaine devient le symbole de cette nation après avoir été injecté par un sérum mystérieux.

Critique : 

2011 a vu l’adaptation cinématographique du premier Avengers de Marvel, l’homme de glace, Captain America. Cette adaptation avait un lourd poids à porter sur ses épaules : Présenter le dernier membre de la célèbre équipe de Marvel tout en «servant» de prequel pour le long-métrage suivant dans l’Univers Cinématographique Marvel, The Avengers. Et croyez-moi lorsque je dis que cela est une mission réussie.

Deuxième Guerre Mondiale, Steve Rogers (Chris Evans, Fantastic Four) souhaite participer à l’effort de guerre des États-Unis, mais il n’a pas le physique de l’emploi. Avec l’aide d’un sérum conçu par le docteur Abraham Erskine (Stanley Tucci, The Hunger Games) en association avec Howard Stark (Dominic Cooper, The Devil’s Double), Rogers devient un «Super Soldat» et part combattre un Nazi connu sous le nom de Crane Rouge (Hugo Weaving, The Matrix), avant que le travail de ce dernier ne change la face du monde pour toujours…

Voici enfin un film patriotique, qui a une bonne raison de l’être. Réalisé par un «élève» de Georges Lucas et de Steven Spielberg, Joe Johnston (La saga Star Wars, les deux premiers Indiana Jones (Dont il fait un clin d’œil à un moment du film.) et Jurassic Park 3), le film s’avère être une agréable surprise. Surtout, pour un long-métrage ayant un personnage principal qui est patriotique dans chacune de ses cellules. Il nous donne un produit, à la fois rétro et actuel dans un certain sens, osant même rire du «patriotisme» américain, lorsque Rogers n’est réduit qu’à l’état de poupée de foire.

Une des forces du long-métrage vient de son personnage, qui contrairement à la coutume, est un héros dans l’âme, bien avant qu’il se fasse une armure, qu’il se fasse irradier ou qu’il se construise un costume d’homme chauve-souris. Ce qui le rend moins nuancé, mais beaucoup plus attachant, tellement que jusqu’à un point, nous pouvons nous identifier à cet homme. La première partie du long-métrage aident beaucoup à ressentir ce sentiment, malgré qu’elle soit la plus faible. Il est la personne que nous rêvions de devenir, l’être parfait ou presque.

De plus, ce film est plus qu’un simple film de super-héros, c’est un film de guerre et un film, qui par-certains points, pourrait être un film historique. S’imprégnant magistralement des années 40, le long-métrage se révèle incroyablement juste et réaliste pour son climat, ses costumes ou ses décors de la Seconde Guerre mondiale, tout en ayant ce côté science-fiction hitlérienne ou steampunk moderne (Pensons notamment à un Sky Capitain and the World of Tomorrow, à un The Rocketeer ou à un Hellboy) qui est irrésistible et relativement peu exploité du cinéma, faisant de ce long-métrage un film de super-héros sortant réellement du moule classique qui les composent.

Pour sa part, le réalisateur Joe Johnston semble s’amuser comme un fou. Les plans séquences sont bien foutus, sa réalisation est énergique, et il faut se l’avouer, il sait comment filmer une scène d’action. Il ose même nous donner quelques secondes de combat sans gravité dans un avion lors du dernier tiers. Aussi, il s’entoure d’un directeur de photographie (Shelly Johnson, The Expendables 2) qui est parvenu à créer des images dignes des plus grands fonds d’écrans de ce monde. Le seul défaut que j’ai pu remarquer provient du fait que le film est un flashback. Captain America : The First Avenger est conscient de ce fait et nous l’expose dès les premières minutes. Cette méthode apporte deux éléments : Premièrement, nous connaissons déjà la conclusion de ce film et deuxièmement, puisque nous savons déjà cette dernière, on a un léger goût de «faisons n’importe quoi, tant que la fin justifie les moyens». Et malgré les efforts, du réalisateur et des scénaristes, cet arrière-goût non-voulu ne part pas et reste dans notre esprit durant une bonne partie du long-métrage.

Pour leur casting, la production s’est offert un heureux mélange. Chris Evans est un Captain America, tant physiquement que mentalement. Il était l’être parfait pour ce rôle, éclipsant même son interprétation de la Torche Humaine dans d’autres films Marvel. Hugo Weaving se révèle être un antagoniste fort efficace, comme ce fut le cas de la trilogie Matrix. Tommy Lee Jones (Men in Black) s’éclate dans le rôle d’un vieux général grincheux tout comme Hayley Atwell (Agent Carter) dans le rôle de l’agent Carter. Et dans des rôles secondaires, nous pouvons dire que Stanley Tucci vole l’écran comme à l’habitude, Dominic Cooper nous démontre avec brio l’expression «Tel père, tel fils.» (Son personnage est le père de Tony Stark alias Iron Man…) et un Samuel L. Jackson (Pulp Fiction) sympathique pour son habituel caméo final.

Avec Captain America : The First Avenger, la société Marvel est parvenue nous offrir autre chose qu’un simple film de super-héros, mais un divertissement de premier plan qui tente avec succès de varier le genre du simple film de guerre…

3.5 / 5


Réalisation : Joe Johnston

Scénario : Christopher Markus, Stephen McFeely

Avec : Chris Evans, Hayley Atwell, Sebastian Stan, Tommy Lee Jones, Hugo Weaving, Dominic Cooper, Richard Armitage, Stanley Tucci, Toby Jones, Neal McDonough, Derek Luke, Kenneth Choi, JJ Feild, Samuel L. Jackson

Captain America : The First Avenger (2011)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
4.1

En conclusion

Long-métrage chouchou de la première phase Marvel, Captain America : The First Avenger saura séduire même le plus grand des septiques. Pour citer le Capitaine Bonhomme : les sceptiques seront confondus…

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