Actionerd

Paradis du cinéma d'action

Children of Wax (2007)

Résumé : Des bandes turques et néo-nazies se disputent le territoire et le trafic de drogue à Berlin, alors qu’un tueur en série est en fuite.
Critique : 
Durant les années 70 et 80, Menahem Golan était le co-dirigeant du meilleur studio de cinéma de tous les temps, The Cannon Group. Responsable des carrières de Chuck Norris, Charles Bronson et de plusieurs autres, The Cannon Group a créé de nombreux films d’action qui sont aujourd’hui cultes. Après la chute du studio, Golan a poursuivi sa carrière cinématographique en s’occupant de projets de plus en plus dans l’ombre, jusqu’à son décès, il y a de cela quelques années.
À Berlin, des bandes d’immigrés turcs et un groupe de skinheads se battent en permanence les uns contre les autres pour tenter de contrôler les quartiers de la ville; ainsi que le trafic de la drogue. Pendant ce temps, un tueur en série tue des enfants du quartier sans que la police se force à enquêter. Après un autre meurtre, un commissaire d’origine turque, Kemal, est transféré quand le quartier où il est né, et il est chargé d’enquêter sur les morts macabres. Lorsque le gang turc accuse les néo-nazis d’avoir assassiné des enfants turcs, ils planifient une guerre sans pitié. Mais le chef des skinheads affirme que sa bande ne tue pas les enfants…
Children of Wax est presque un bon divertissement. Presque est le mot clé à retenir, puisque Menahem Golan qui scénariste et produit le divertissement tente de raconter deux histoires en parallèle. Et les deux histoires ont des qualités et des défauts très différents et ont beaucoup de difficultés à bien se mélanger. À aucun moment, on n’a l’impression de visionner une seule vision; un seul film.
La première histoire et de loin la plus intéressante suit un policier qui revient dans son patelin pour enquêter sur un tueur en série. Avec Armand Assante (Judge Dreed), Udo Kier (Blade) et Lydie Denier (Tarzan) en tête d’affiche, l’intrigue permet d’obtenir les seuls moments de divertissement de Children of Wax. Les acteurs sont excellents, et bien qu’il soit entouré par des incompétents, Assante tient littéralement le film sur ses épaules, tandis que nous suivons le policier au fil de son enquête qui devient de plus en plus personnelle. Le tueur en série est terrifiant, car le divertissement à l’intelligence de l’introduire tranquillement. Au départ, il est qu’une ombre au sein de la foule et plus que le récit avance, plus que le salopard se dévoile devant nos yeux.
Hélas, la seconde histoire est horrible. Sérieusement horrible… Deux gangs de bandits qui s’affrontent dans les ruelles de Berlin. Deux gangs qui sont incapables de faire une seule chose correctement. Children of Wax acquiert sa mauvaise réputation durant ces 45 minutes. Les situations sont nanardesques, les dialogues sont nuls et les acteurs sont mauvais. Daniel Bernhardt (Atomic Blonde) est coincé dans ce bordel où on assiste à des scènes invraisemblables.
Comme lorsque les deux gangs vont au même magasin d’armes pour s’acheter des munitions en vue d’un éventuel affrontement final. Sérieusement, il est presque improbable qu’une situation de ce genre survienne et le fait que le divertissement traite l’événement avec le plus grand sérieux du monde devient presque insultant. Certes, mais c’est pour une éventuelle fusillade direz-vous. Vous auriez raison, sauf que le grand moment de tension et d’action de Children of Wax consiste à réunir une quarantaine de personnes dans une salle de discothèque, puis de forcer les personnages à vider leurs chargeurs sur leurs adversaires. Un carnage hilarant puisque personne n’est capable de toucher un adversaire.
Pour ce qui est du reste, Children of Wax n’a pas de qualité salvatrice. La réalisation d’Ivan Nitchev est molle et ratée. On a parfois l’impression d’assister à la première expérience d’un cinéaste amateur. Il faut lui concéder que le scénario de Menahem Golan n’aide en rien. Il est si paresseux dans son écriture que Children of Wax en devient ridicule. Et c’est sans oublier que la distribution, à l’exception du quatuor principal, est incapable de faire la moindre action de façon convaincante.
Jadis, Menahem Golan fut l’un des ténors du cinéma d’action. Children of Wax, l’un de ses derniers efforts est d’un ridicule si impressionnant qu’il faut le voir pour le croire…


Réalisation : Ivan Nitchev
Scénario : Steven Cornwall, Menahem Golan
Avec : Armand Assante, Udo Kier, Daniel Bernhardt, Lydie Denier, Hal Ozsan, Shirly Brener, Naum Shopov, Peter Cunningham

Children of Wax (2007)
1.3

Résumé

Armand Assante et Udo Kier ne peuvent sauver l’atrocité que représente Children of Wax.

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