Aftermath (2017)

Arnold Schwarzenegger est de retour dans le drame Aftermath afin d’y exercer ses talents d’acteur…

Critique

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Résumé : Les vies de deux étrangers deviennent liées après un accident dévastateur d’avion.

Critique :

Pour la deuxième fois en quelques années, Arnold Schwarzenegger (The Terminator) tente de concrétiser son rêve d’être un acteur crédible et sérieux en acceptant de tenir un rôle dramatique, loin du cinéma d’action. Le premier essai de l’acteur fut évidemment Maggie, un film d’horreur divertissant, malgré une lenteur fatidique. Le second essai est bien évidemment Aftermath, que nous critiquons aujourd’hui et qui a, en quelque sorte, le même problème.

Vaguement inspiré d’un véritable fait vécu (le véritable père endeuillé a avoué en entrevue que le long-métrage avait peu de ressemblances avec la mort de sa famille.), Aftermath a entre ses mains une trame narrative très sérieuse. Au cours de cette histoire, nous voyons en parallèle un homme détruit par la tragédie et l’homme responsable de cette tragédie. Et Aftermath nous montre les conséquences de l’accident et les impacts sur les vies des deux personnages. L’idée est assez bonne, mais elle a un sérieux problème d’exécution.

Le scénario de Javier Gullón (Enemy) ne lève tout simplement pas. Les bases sont bel et bien présentes, mais le script d’Aftermath est incapable de capitaliser sur sa prémisse; un peu comme un têtard qui est incapable de devenir une grenouille. Et pourtant, le fait que l’on accorde une importance également au gentil et au vilain de l’histoire permet au long-métrage de sortir du lot en n’étant pas seulement un drame classique. Cependant l’attention apportée à l’homme tenu responsable de la tragédie ne permet pas de créer une véritable tension et nous donne l’impression de faire constamment du surplace, malgré un troisième tiers qui vient sauver la mise. Sinon, la confrontation finale entre les deux hommes laisse un peu à désirer, puisqu’elle manque d’ambition en étant trop courte et trop expédiée à la va-vite pour conclure «rapidement» Aftermath.

Elliott Lester (Blith) n’aide pas la cause en adoptant une caméra sous les antidépresseurs. Il tourne Aftermath sans tenter d’y insinuer une véritable énergie, en étant contemplatif des avions qui volent dans le ciel ou des performances des acteurs. Pour suivre cette idée, il faut aussi noter que le montage du long-métrage en apportant également un manque d’énergie notoire à la pellicule de Lester. Heureusement, Aftermath est doté d’une distribution plutôt intéressant. Malgré que l’on sent ses limites professionnelles, Arnold Schwarzenegger offre la meilleure performance de sa carrière. Scoot McNairy (Batman V Superman: Dawn of Justice) est tout aussi impressionnant dans le rôle du contrôleur aérien, tout comme Maggie Grace (Taken) qui interprète la femme de ce dernier.

Bien qu’il ait quelques moments forts, il y a une lenteur et un manque d’événements qui font en sorte qu’Aftermath est un long-métrage de 90 minutes pénible à regarder. Au final, nous ne pouvons que louanger les acteurs de cette production et espérer que Schwarzenegger puisse obtenir d’autres rôles de ce genre.


Réalisation : Elliott Lester

Scénario : Javier Gullón

Avec : Arnold Schwarzenegger, Scoot McNairy, Maggie Grace, Judah Nelson, Larry Sullivan, Jason McCune, Glenn Morshower, Mariana Klaveno, Martin Donovan

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