Cop and a Half (1993)

Résumé : Après avoir été témoin d’un meurtre, un gamin nommé Devon refuse de témoigner à moins qu’il devienne un policier.

Critique :

Initialement prévu comme étant une suite pour Kindergarten Cop, Cop and a Half tente de surfer sur la vague créée par son aîné en lançant une histoire sur un policier devant faire équipe avec un enfant. Le concept n’est pas nouveau, mais il demeure intéressant, tant pour les enfants que pour les adultes. Et avec la sortie d’une suite au Québec, il était temps de revisiter Cop and a Half.

Cop and a Half évoque des sentiments assez étranges chez spectateurs en général. Si plusieurs s’entendent pour dire que le long-métrage est une pâle copie de Kindergarten Cop, rares sont ceux qui avouent publiquement leur amour pour le film d’Henry Winkler (The Waterboy). Cop and a Half n’est peut-être pas le meilleur des deux, mais il a quelques bons éléments pouvant grandement satisfaire, dont ses deux acteurs principaux…

De façon assez spectaculaire, Burt Reynolds (Smokey and the Bandit) et Norman D. Golden II (Moby Dick) sont un duo d’enfer. Les deux hommes offrent des performances mémorables avec une chimie étincelante et avec un Reynolds vieillissant qui se livre corps et âme dans un rôle étonnamment physique. Mais si la performance des deux acteurs est si spectaculaire, c’est que tout le reste autour d’eux tombe littéralement en ruines pendant 90 minutes.

Tout d’abord le scénario d’Arne Olsen (Red Scorpion) rate tellement la cible avec son humour et ses dialogues que nous avons honte pour les acteurs qui doivent réciter ces lignes. Olsen n’a tout simplement pas la capacité pour créer une histoire intéressante centrée sur un policier et un enfant. Le tout est incroyablement prévisible, ce qui laisse transparaître un manque réel de volonté chez le scénariste.

Et la réalisation d’Henry Winkler (The Waterboy) est tout aussi horrible. Malgré quelques bonnes scènes, Winkler ne parvient pas à instaurer un véritable rythme à son long-métrage, ce qui nous laisse que quelques scènes potables pour se divertir. Entre ces moments, nous sommes coincés entre des moments de malaises causés par un humour horrible et par un vilain se prenant pour un Elvis des pauvres. Nous sommes coincés entre des scènes de haut calibre et des moments où nous avons l’impression que Winkler n’avait tout simplement pas les moyens d’avoir un micro de qualité, d’avoir des costumes ne provenant pas d’une friperie ou ou d’avoir des acteurs de soutien de qualité. Il y a tout simplement un manque de constance bipolaire chez Winkler qui empêche Cop and a Half d’attendre son plein potentiel, aussi mince fût-il…

Cop and a Half est un mauvais film amusant. Il ne parvient jamais à réellement divertir et nous ne pouvons qu’éprouver de la sympathie envers ses acteurs principaux. C’est dommage puisque Cop and a Half aurait facilement peu devenir un plaisir coupable chez de nombreux cinéphiles…


Réalisation : Henry Winkler

Scénario : Arne Olsen

Avec : Burt Reynolds, Norman D. Golden II, Ruby Dee, Holland Taylor, Ray Sharkey, Sammy Hernandez, Nils Allen Stewart

A propos de Michaël Michaud 510 Articles
Cinéphile amoureux du cinéma de seconde zone et des films d'action.

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