Last Knights (2015)

Ce soir, nous revenons sur Last Knights, un long-métrage de 2015 mettant en vedette Clive Owen et Morgan Freeman.

Critique

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Résumé : Un guerrier déchu s’élève contre un roi corrompu et sadique afin de venger son maître déshonoré.

Critique :

Il me faut admettre que le fait de revoir Clive Owen (King Arthur) et Morgan Freeman (Robin Hood: Prince of Thieves) à l’époque médiévale fut une grande source de réjouissance pour le fan des deux longs-métrages cités entre parenthèses. Et lorsque le long-métrage sortit au Canada, Last Knights me semblait être un long-métrage avec un potentiel certain. Malheureusement, à un moment donné durant le visionnement de Last Knights, mon intérêt pour ce visionnement a disparu…

Après une bataille vigoureuse, un guerrier nommé Raiden retourne auprès de son maître pour y découvrir qu’un ministre du roi de la région souhaite que ces derniers viennent le retrouver. Malheureusement, ce qui devait être une mission diplomatique tourne rapidement au trame alors que le maître de Raiden est tué par ce sous-fifre corrompu. Chassé de son village, Raiden va rapidement sombré dans la débauche tandis que son adversaire attendra patiemment la revanche de Raiden.

Sauf que pour arriver à ce moment crucial, le texte de Michael Konyves (Barney’s Version) et de Dove Sussman enterre cette histoire sous des couches de sous-intrigues et des moments de dépression. Durant cette première heure nous sommes plongés dans les joies de la corruption, de l’alcoolisme (Unique occupation de Raiden en attendant les trente dernières minutes de ce récit…) et de scènes «obligatoires» afin que l’on puisse bien distinguer l’antagoniste du protagoniste (Ce dernier tuant obligatoirement son propre chien pour nous prouver sa malice.)… Heureusement, Last Kinghts redevient intéressant alors que le dernier acte se transforme en une séquence remplie d’action; une séquence est qui amplement exposée dans la bande-annonce de ce long-métrage.

Techniquement, ce long-métrage n’est pas en reste. En fait, nous pourrions dire que l’aspect technique de ce projet constitue sa principale qualité. Kazuaki Kiriya (Geomon) trouve dans Last Knights sa première réalisation occidentale. Il ne se laisse pas impressionner par les moyens mis à sa disposition et il nous offre quelques bons moments comme lorsque la séquence où le personnage de Clive Owen massacre à lui seul un couloir rempli d’ennemis, dans un court plan-séquence d’une trentaine de secondes fort stylisé. Néanmoins, le travail de Kiriva ne parvient pas à transcender les faiblesses du scénario, abandonnant le spectateur à quelques reprises durant les deux premiers tiers de ce récit.

Également, il me faut mentionner la qualité de la photographie de ce projet. Empruntant une palette de couleurs très froide, Last Knights parvient à ressortir la force de ses décors, tout en renforçant le fait que l’intrigue se déroule dans une période hivernale et en soulignant le fait que ce film ait été tourné en Europe de l’Est. En parlant des décors de Last Knights, il me faut admettre qu’ils sont très jolis. Après-tout la production semblait avoir de bons moyens mis à sa disposition.

Musicalement parlant, ce long-métrage jouit d’une trame sonore adéquate, mais facilement oubliable. Par-contre, même si le montage du film est légèrement paresseux, le montage de la dite trame sonore dans le long-métrage est parfait. Nous avons ici un film capable d’imposer les silences nécessaires à son intrigue, quitte à effacer la musique de notre esprit pour laisser place aux bruits ambiants. Par-contre, il y a quelques chutes de sons durant les dialogues de quelques scènes. Rien de très dramatique, mais c’est assez intriguant de constater une faiblesse de ce genre dans un projet de cette envergure.

Dans le rôle titre, nous avons Clive Owen qui fait un excellent travail, en tenant compte du scénario mis à sa disposition. Après-tout, son personnage passe la moitié du récit à boire et à jouer aux dés… Morgan Freeman offre également une bonne performance. Cependant, c’est assez dommage que son personnage soit relégué à un rôle mineur. Ensuite nous avons Tsuyoshi Ihara (13 Assassins) qui vole littéralement chacune de ses scènes, ce qui est bien normal, puisqu’il a le personnage le plus développé de Last Knights. Il joue le bas droit de l’antagoniste principal et il parvient à démontrer avec toute l’intensité intérieure qu’éprouvait son personnage.

Pour affronter Clive Owen, Last Kinghts nous offre Aksel Hennie (Hercules), un acteur norvégien qui nous propose un adversaire digne du cinéma des années 80, avec les bons et le mauvais cotés que cela peut apporter au long-métrage. Également, il nous faut souligner la présence de deux acteurs réputés, Cliff Curtis (Live Free or Die Hard) et Sung-Kee Ahn (Une des grandes vedettes du cinéma sud-coréen), deux acteurs qui sont confinés à des petits rôles; des petits rôles qui ne permet à aucun de ces deux hommes de pouvoir déployer l’étendue de leurs talents respectifs.

Last Knights est à la fois une déception et une surprise. Ce film a une certaine maîtrise de son côté technique, le jeu des acteurs est fort convenable, les scènes d’action sont jouissives et la musicalité est fort appréciable. Le problème de ce film est très simple : un scénario qui pêche par un excès d’idées, des idées qu’il a quelques difficultés à condenser en un tout suffisamment court pour éviter que l’on souffre dans l’ennui. Néanmoins, Last Knights propose deux heures de divertissement fort convenable, l’idéal pour un bon petit dimanche de tranquillité ou pour un fanatique de l’époque médiévale.


Réalisation : Kazuaki Kiriya

Scénario : Michael Konyves, Dove Sussman

Avec :  Clive Owen, Morgan Freeman, Cliff Curtis, Aksel Hennie, Tsuyoshi Ihara, Sung-kee Ahn, Peyman Moaadi, Si-Yeon Park, Noah Silver

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