Mythica: The Darkspore (2015)

Résumé : Poursuivi par l’armée de Szorlok, Marek et ses compagnons de route font une course contre la montre les menant à une cité perdue pouvant contenir un immense trésor…

Critique : 

Après un premier volet assez moyen, le studio Arrowstorm Entertainement est revenu à la charge ce printemps avec une nouvelle compagne Kickstarter servant, cette fois-ci, à financer Mythica : The Darkspore, deuxième volet de cette trilogie à en devenir. Puisque vous avions supporté cette campagne à l’époque, il est maintenant le temps de critiquer ce long-métrage, fraîchement débarqué dans notre boite aux lettres.

Mythica : The Darkspore démarre immédiatement (approximativement…) après les événements de Mythica : A Quest for Heroes, avec notre quatuor de protagonistes célébrant l’évasion réussie de Caeryn, des mains d’un ogre. Mais lorsque cette dernière se fait tuer, nos héros visiblement en peine et marqués par ce meurtre sont obligés de partir à la recherche d’une cité mythique pouvant contenir la source d’un pouvoir infini, un pouvoir que Kishkumen, homme de main de Szorlok et meurtrier de Caeryn, tente activement d’acquérir…

Visiblement, l’écriture de ce long-métrage fut marquée par Star Wars : Episode V – The Empire Strikes Back. Es-ce une bonne chose ou une mauvaise chose? En toute franchise, c’est à vous de décider, néanmoins, en tant que cinéphile accompli, il m’était impossible de ne pas noter l’influence du classique du cinéma américain sur Mythica : The Darkspore. D’entrée de jeu, les enjeux sont plus élevés cette fois-ci, alors que nos héros doivent empêcher Szorlok, que nous voyons enfin brièvement, d’acquérir le Darkspore, un artefact pouvant apporter d’immenses pouvoirs maléfiques à son possesseur. D’ailleurs, la dualité entre le bien et de mal est grandement étudiée en long et en large alors que Marek, protagoniste de la franchise Mythica, aura des difficultés à gérer sa noirceur et à «l’exploiter» pour en faire le bien.

Le tout se traduit par une histoire assez simpliste lors des deux premiers tiers où nos héros font la quête de se rendre dans cette cité, une quête qui connaîtra notamment l’arrivée de Qole, un elfe sombre dans le groupe, et un combat contre des zombies (Merci The Walking Dead pour avoir ramené ces créatures à la mode…). Mais, ce n’est que dans le dernier tiers que Mythica : The Darkspore déploie l’immensité de son scénario alors qu’il se permet quelques revirements scénaristiques bien placés mais d’un évidence assez perceptive lorsque l’on connaît la première trilogie Star Wars.

Néanmoins, le récit connait quelques longueurs, notamment lorsque ce long-métrage doit gérer les conséquences de l’évasion de Marek (Qui débuta son aventure comme esclave.) dans le deuxième tiers du film ou lorsque Mythica : The Darkspore tente de résoudre le «cliffhanger» de son aîné à travers un montage d’ouverture assez confus. Également, il est dommage de constater la faible présence des antagonistes, un défaut qui était également présent dans le premier volet. Alors que nous découvrons enfin l’identité du méchant de cette trilogie, ce dernier ne se permet qu’un caméo glorifié et son bras droit quitte l’enfer du caméo pour obtenir une présence courte mais impressionnante dans le dernier droit du scénario.

À la réalisation, Anne K. Black (Dawn of the Dragonslayer) continue dans l’ensemble, à faire un bon travail. Nous avons ici une réalisatrice qui est capable d’utiliser à fond les moyens mis à sa disposition afin d’en obtenir le meilleur résultat possible, même s’il faut dire que les beaux décors de l’Utah ont certainement aidés cette réalisatrice. On pourra même noter que cette fois-ci, nous avons le droit à des scènes d’action plus abouties, tant que ces dernières d’incluent pas des effets par-ordinateur. Lorsque nos héros combattent dans un univers réel, notamment lors de la grande bataille finale, Mythica : The Darkspore n’a rien à envier, mais lorsque nos héros doivent affronter des fées ou un dragon géant, les scènes d’action peuvent sombrer dans l’embarras.

Mythica : The Darkspore ayant un budget limité pour ces effets, il fait l’erreur de diluer cet argent à travers un nombre trop grand de scènes, qui peuvent même sombrer dans le nanardesque, notamment lorsque le personnage de Kevin Sorbo (Andromeda) passe la majorité de ses scènes à «galoper» devant un affreux écran vert. Au-moins, pour aider à faire passer la pilule, nous avons A. Todd Smith (Mythica : A Quest for Heroes) qui fait un excellent travail de cinématographie apportant une palette de couleur assez intéressante aux beautés naturelles que Black capture avec sa caméra. Même chose pour Nathaniel Drew (Legends from the Sky) dont la trame sonore aux influences européennes aide à supporter le long-métrage.

En ce qui concerne notre quatuor d’acteurs principaux, ils parviennent à élever leurs jeux d’acteurs respectifs pour ce deuxième volet de la trilogie Mythica. Melanie Stone (Survivor) parvient à offrir une performance assez convaincante tout comme Nicola Posener (Axed) dans le rôle de la prêtresse Teela. Néanmoins, Adam Johnson (Vamp U) continue à être le meilleur de la troupe en ayant une présence imposante. Malheureusement, Jake Stormoen (War Pigs), la dernière partie de ce quatuor, voit son rôle perdre en importance, devenant l’élément de trop du groupe, mais le jeu d’acteur de Stormoen aide à camoufler cet aspect.

Ce fait est notamment dû à Rocky Myers (The Saratov Approach) devenant la cinquième partie de ce groupe, jouant un elfe sombre et mannequin de service pour les dames. Myers offre une présence assez honnête, lui dont le personnage aidera à approfondir la psyché de certains membres de l’expédition. Ryan Palmer offre un antagoniste assez intéressant, même s’il n’est surtout présent que pour l’acte final, tandis que Matthew Mercer (Resident Evil 6), grand méchant de cette trilogie, n’est présent que sous la forme d’un caméo spirituel… Et que dire de Kevin Sorbo qui reste dans la case du caméo pour ce second volet, tout comme Robert Jayne (La franchise Tremors), même si ce dernier voit son rôle gagner en importance.

Mythica : The Darkspore représente avec fierté l’univers du cinéma indépendant en présentant au spectateur un divertissement de qualité, avec des défauts assez visibles. Néanmoins, on retiendra de cette aventure le fait qu’elle soit plus équilibrée (Le ratio l’action, l’aventure, le drame et le fantastique…), plus palpitante et plus épique. Sans l’ombre d’un doute, nous attendrons avec impatience l’arrivée du troisième volet de cette franchise assez méconnue du public…


Réalisation : Anne K. Black

Scénario : Anne K. Black, Jason Faller, Kynan Griffin

Avec : Melanie Stone, Adam Johnson, Jake Stormoen, Nicola Posener, Rocky Myers, Ryan Palmer, Robert Jayne, Kevin Sorbo, Matthew Marcer

A propos de Michaël Michaud 570 Articles
Cinéphile amoureux du cinéma de seconde zone et des films d'action.

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