Once Upon a Time in Venice (2017)

Résumé : Un détective de Los Angeles part à la recherche kidnappé par un gang impitoyable.

Critique :

Depuis des années, Bruce Willis (Die Hard) semble se la couler douce en multipliant des rôles de soutien dans des productions douteuses. Once Upon a Time in Venice est la première fois depuis des lustres où l’acteur tient le premier rôle dans une production d’envergure. Envergure est un mot assez faible puisqu’avec une distribution assez importante, Once Upon a Time in Venice ne débarque qu’en DVD / Blu-ray / VOD au Québec. C’est dommage puisque nous avons ici le meilleur film de l’acteur depuis plusieurs années.

Conçue par les scénaristes de Cop Out, cette comédie d’action tente de surfer sur la vague des John Wick et des Keanu de ce monde en parodiant le destin de l’homme qui voit son chien être kidnappé. Once Upon a Time in Venice profite de la situation pour créer plusieurs scènes mémorables avec plusieurs histoires sur un détective privé, des histoires s’entrecroisant pour former un tout cohérent. S’il y a une chose que le long-métrage ne rate pas, c’est l’humour. Once Upon a Time in Venice est définitivement drôle notamment grâce au petit chien qui est le meilleur acteur de cette production.

Néanmoins, un problème persiste, car le scénario des frères Cullen se concentre à créer les meilleures scènes possible. Un objectif qui est louable et nécessaire bien que cela tue le rythme du long-métrage. Il ne reste simplement pas assez d’espace pour une trame narrative pouvant aider Bruce Willis et les autres personnages à avoir des arcs scénaristiques dignes de ce nom. Après tout, il faut la moitié du long-métrage pour que l’histoire débute réellement, avec le kidnapping du chien; la première moitié servant essentiellement à présenter les nombreux personnages du film ainsi que la mise en situation du film. Au final, il ne reste donc que 45 minutes pour secourir et pour boucler une demi-douzaine d’intrigues secondaires…

Une partie de ce problème provient des prouesses techniques de Once Upon a Time in Venice. Derrière la caméra, Mark Cullen est un réalisateur assez télévisuel, se contentant de trouver son long-métrage comme un épisode des années 90, avec les défauts et les qualités que cela peut apporter. Mais une fois en postproduction, le cinéaste débutant semble avoir connu des pépins de montage alors qu’il a été incapable de faire de simples tâches, comme de donner l’impression que les acteurs se parlent réellement durant les dialogues. Pire encore, nous avons l’impression que Cullen n’a simplement pas complété la postproduction alors que des fautes se sont glissées dans les génériques du film, alors que certaines scènes ont des qualités sonores parfois instables et alors que la trame sonore semble parfois provenir d’une banque générique de musique trouvée sur YouTube.

Bien qu’il fut mentionné précédemment qu’un petit chien est le meilleur acteur du film, la distribution de Once Upon a Time in Venice n’est pas si mauvais que cela. Bruce Willis et John Goodman (The Flintstones) sont doublement excellents dans leurs rôles respectifs apportant beaucoup de rires avec deux performances exemplaires. Jason Momoa (Justice League) est également bon en tant que trafiquant de drogue latino amateur de pâtisseries. Si nous excluons les caméos d’acteurs présents que pour récolter un chèque, le problème de cette distribution, c’est que Thomas Middleditch (Silicon Valley) narre l’entièreté du film, en plus de tenir l’un des rôles-titres. L’acteur n’est pas mauvais, mais il est simplement trop présent dans ce divertissement…

Si les fans de Die Hard vont être déçus de voir que leur idole faire du skateboard nu à Venice, le spectateur moyen risque de bien rire en regardant Once Upon a Time in Venice. Le film n’est pas la comédie de l’année, mais il permet de passer un bon petit 90 minutes devant son écran…


Réalisation : Mark Cullen

Scénario : Mark Cullen, Robb Cullen

Avec : Bruce Willis, Jason Momoa, John Goodman, Thomas Middleditch, Famke Janssen, Adam Goldberg, Elisabeth Röhm, Stephanie Sigman, Wood Harris, Christopher McDonald, Adrian Martinez, Kal Penn, Ken Davitian, Victor Ortiz

A propos de Michaël Michaud 448 Articles
Cinéphile amoureux du cinéma de seconde zone et des films d'action.

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