The Hunter’s Prayer (2017)

Résumé : Un assassin aide une jeune femme à venger le meurtre de sa famille.

Critique :

Une chose est sûre, The Hunter’s Prayer ne gagnera pas un prix d’originalité. Mais ce n’est pas ce que souhaite gagner Jonathan Mostow (Terminator 3: Rise of the Machines); un réalisateur sur un déclin professionnel depuis l’échec de son volet de la saga Terminator. Mostow est de retour cette fois-ci avec un petit film d’action, tout ce qu’il y a de plus simple, et c’est parfait comme cela.

The Hunter’s Prayer reprend la formule de l’assassin qui a une conscience pour nous livrer une légère variation où un tueur doit tuer une adolescente pour continuer à obtenir sa drogue et pour protéger sa famille; sauf qu’il décide de faire autrement. La suite de l’intrigue est assez générique alors que la gamine et le tueur se mettent à tisser des liens sentimentaux et que les deux êtres doivent affronter plusieurs tueurs à gages, envoyés par un riche criminel voulant faire passer un message.

Cela n’empêche pas le scénario (écrit par John Brancato et Michael Ferris de Terminator 3: Salvation) de nous lancer à la figure quelques bonnes scènes qui vous agrippent par les tripes, comme une séquence où la gamine surprend la tentative de notre héros pour se droguer. Malheureusement, mis à part de ces moments de génie, The Hunter’s Prayer se vit comme un vieux film des années 80, avec des dialogues datés et un vilain cherchant à développer une race d’élite de chiens d’attaques et à livrer des monologues douteux. Le tout est télégraphié d’avance et nous force à comparer The Hunter’s Prayer à des vieux souliers confortables.

Derrière la caméra, Jonathan Mostow effectue un travail assez honnête. Le réalisateur se démarque surtout dans la séquence musclée d’ouverture, terrifiante et spectaculaire. Le niveau de qualité baisse légèrement par la suite, alors que les scènes de dialogues sont plus travaillées que les scènes musclées. Mostow permet à ne pas trop nous décevoir, jusqu’à l’affrontement final entre le héros et les antagonistes. Nous sommes alors dans une occasion ratée, puisque The Hunter’s Prayer ne tente pas de finir sur une note haute, tout en gâchant toute possibilité de voir un chien psychopathe attaquer les protagonistes. Et pourtant, la plus grande surprise du long-métrage se trouve chez Sam Worthington (Avatar). Entouré d’un groupe d’acteurs assez moyens, Worthington se révèle être un acteur de haut niveau qui livre, ni plus ni moins, la performance de sa carrière. Cela devrait réjouir les nombreux détracteurs que l’acteur ait acquis au fil des années.

The Hunter’s Prayer est un film d’action simple et efficace. Il ne révolutionne aucunement le genre, mais il permet de passer un bon petit moment devant son écran.


Réalisation : Jonathan Mostow

Scénario : John Brancato, Michael Ferris

Avec : Sam Worthington, Odeya Rush, Allen Leech, Amy Landecker, Martin Compston, Verónica Echegui

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