Transformers: The Last Knight (2017)

Michael Bay est de retour avec le cinquième volet de la franchise Transformers…

Critique

Écrit par

Résumé : Autobots et Deceptions sont en guerre, avec l’humanité dans la balance. Optimus Prime est parti. La clé de notre futur réside dans les secrets du passé, dans l’histoire des Transformers sur Terre.

Critique :

Toute la franchise Transformers est parsemée de défauts plus ou moins problématiques. En général, ces films de Michael Bay sont détestés par la critique, et ce avec raison. Transformers: The Last Knight ne fera pas exception alors que le cinquième volet de la franchise se tire constamment dans les pieds. Dès la première minute, nous savons que nous allons assister à un vrai bordel visuel et scénaristique.

L’un des défauts de cette suite provient du fait que nous avons l’impression de regarder plusieurs courts-métrages, assemblés ensemble afin de créer une sorte d’adaptation de King Arthur, pour ensuite se diriger entre un amalgame de Goonies, de Star Wars, de Suicide Squad, de Batman V. Superman et d’une parodie des précédents volets de la franchise. Le tout ressort comme une lasagne cinématographique où chaque étage du plat n’est aucunement compatible avec l’ensemble du produit final. Pire encore, nous avons l’impression d’assister à un commercial visant à introduire le futur de la franchise.

C’est d’autant plus problématique que nous avons ici une histoire qui ne met pas les Tranformers au centre de l’histoire. Bien que ce soit le cas pour les quatre autres chapitres, Transformers: The Last Knight se concentre tellement sur les personnages humains que les Transformers apportent une certaine lourdeur au récit. Bien qu’ils sont censés être les personnages les plus importants, les robots extraterrestres sont réduits à être de simples bibelots réservés pour les scènes d’action. Et au risque de décevoir les fans encore plus, les deux rivaux préférés des admirateurs de la franchise, Optimus Prime et Megatron, n’ont même pas une réelle présence à l’écran.

Pour ce qui est des nouveaux personnages, Transformers: The Last Kinght n’offre rien de réellement palpitant. Stanley Tucci (Transformers: Age of Extinction) est de retour pour interpréter un tout nouveau personnage dans la scène d’introduction du long-métrage. Bay nous offre également un duo de personnage féminin. L’une est la gamine présente dans toutes les publicités du long-métrage et qui est finalement d’une stratégie publicitaire pour toucher un certain public avec ce personnage secondaire. L’autre est une vulgaire copie de Megan Fox conçue pour le personnage de Mark Wahlberg. Bonne nouvelle, ce dernier est de retour, mais son arrivée est plus tardive que l’on ne pourrait penser, surtout qu’il est littéralement la tête d’affiche du long-métrage. Autre bonne nouvelle, la fille de son personnage, vue dans le précédent volet, n’est pas de retour, ce qui est une bonne nouvelle en soi.

Néanmoins, si Michael Bay ne ressort pas une blague sur la sexualité de cette demoiselle (les admirateurs d’Age of Extinction comprendront la référence…), il continue à approfondir les bases de sa vision du cinéma. L’humour est toujours aussi omniprésent et provoque toujours de profonds malaises en étant partiellement raciste et sexiste. L’action reste explosive et, l’utilisation plus agressive de caméras IMAX aidant, le réalisateur parvient à créer les meilleures scènes d’action de la franchise. Il est juste dommage que tout le reste du long-métrage soit horriblement mauvais…

Transformers: The Last Kinght est mal écrit, est mal réalisé, est trop long et apporte bien peu de divertissement. Par contre, il ne faut pas nier le professionnalisme des acteurs impliqués dans ce projet, ainsi que les scènes d’action qui sont plutôt réussies.


Réalisation : Michael Bay

Scénario : Art Marcum, Matt Holloway, Ken Nolan, Akiva Goldsman

Avec : Mark Wahlberg,  Anthony Hopkins, Josh Duhamel, Laura Haddock, Santiago Cabrera, Isabela Moner, Jerrod Carmichael, Stanley Tucci, John Turturro, Mitch Pileggi, Peter Cullen, Frank Welker, Erik Aadahl, John Goodman, Ken Watanabe, Jim Carter, Steve Buscemi, Omar Sy, Reno Wilson

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.