Actionerd

Paradis du cinéma d'action

Cyber Tracker (1994)

Résumé : Un agent secret (Don ‘The Dragon’ Wilson, Bloodfist) devient l’ennemi public numéro un lorsqu’il découvre une conspiration impliquant des robots policiers.

Critique : 

Film de science-fiction réalisé par un canadien (Possiblement un québécois, puisque le réalisateur s’appelle Richard Pepin), Cyber Tracker est un long-métrage de série B, qui n’a aucun budget ou presque et qui emprunte à plusieurs classiques du cinéma (Terminator, Universal Soldier et Robocop) pour tenter de compenser cet aspect. Le problème, c’est que le long-métrage est trop «cheap», pour que le fait de plagier des excellents films, soit un élément bénéfique.

Cyber Tracker est tellement fauché que les décors sont, à l’occasion, faits en carton, ce qui est extrêmement visible dans certaines occasions. Par-exemple, lorsqu’un Cyber Tracker (Qui sont tous joués par le même acteur.) explose, le décor de papier tombe subitement au sol. Le film est tellement fauché, qu’il réutilise ses propres effets par-ordinateur à de multiples occasions, même si cela n’a aucun sens avec la scène en cours (Un personnage a deux jambes gauches…). Et pourtant, la réalisation de Pepin, qui devrait en théorie aider à camoufler cet aspect, est un pur désastre.

Positivement, il me faut dire qu’il n’a pas trop de difficultés à bien cadrer ses scènes, même si elles ne sont pas toujours jolies, surtout lorsqu’il filme en diagonale pour aucune raison. Il est fort probable que le réalisateur voulait se donner un style… Lors des scènes de dialogues, il a parfois de la difficulté à me faire croire que les acteurs se trouvent dans la même pièce. Même les scènes d’action ne parviennent pas à apporter un semblant de divertissement au spectateur. La production a semblé avoir une réduction sur les tremplins permettant de propulser les voitures dans les airs, puisque cet «événement» se produit une demi-douzaine de fois, au-minimum, dans les 90 minutes du long-métrage et ce sans aucune raison. Un peu comme si le scénariste (Joe Hart, Steel Frontier) se demandait comment conclure ses scènes d’action et que la seule réponse qui lui venait à l’esprit, c’était de lancer une voiture dans les airs.

Pourtant, le texte de Hart se limite à prendre les méchants d’Universal Soldier, de les équiper avec un cyborg sortant de Terminator, et ce dernier agit comme Robocop. Il y avait de la latitude pour proposer aucune chose que du «plagiat», des dialogues douteux et des lancers de voitures. Il y a même Don ‘The Dragon’ Wilson et Richard Norton (Mr. Nice Guy), deux des meilleurs champions d’arts martiaux, qui sont également des acteurs. Pourtant, Cyber Tracker n’est aucunement intéressé à nous offrir un combat d’anthologie et lorsque le scénario oblige le film à faire affronter les deux hommes, nous avons une bataille ridicule, à la limite du nanardesque.

Pour sa part, le casting est bien, en tenant compte des circonstances, les acteurs ne sont pas géniaux, mais on aura vu pire. Don ‘The Dragon’ Wilson est bien dans le rôle titre, même si les coiffeurs/maquilleurs du film ont tenté de déguiser Don Wilson en Lou Diamond Phillips. Certes les deux acteurs ont un air de ressemblance, mais ici, dans Cyber Tracker, c’est plus que flagrant. Également, il faut noter que la trame sonore est un véritable foutoir. On vogue du coq à l’âne (De l’opéra chanté dans les scènes d’action..) et on s’inspire (trop) des trames musicales déjà connues du public (Halloween par-exemple)…

1/5


Réalisation : Richard Pepin

Scénario : Joe Hart

Avec : Don ‘The Dragon’ Wilson, Richard Norton, Stacie Foster, Joseph Ruskin, John Aprea, Abby Dalton, Steve Burton

https://youtu.be/73THjdaDemU

Cyber Tracker (1994)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
1.9

En conclusion

Au final, Cyber Tracker est un ramassis de plusieurs films, qui forment un tout peu impressionnant et de faible qualité…

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