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Paradis du cinéma d'action

D-Day (2019)

Résumé : Lorsqu’un groupe d’élite de soldats américains reçoit l’ordre de sortir une série de nids de mitrailleuses allemandes, ils se retrouvent à l’aveuglette dans un territoire ennemi. En infériorité numérique et sans armes, ils doivent risquer leur vie en traversant un terrain hostile, ne sachant jamais où l’ennemi pourrait se cacher.

Critique : 

La Seconde Guerre mondiale est à nouveau l’objet d’une exploration par le studio The Asylum. Responsable de plusieurs navets pour la chaîne américaine Syfy, la société tente de se donner des illusions de grandeur avec D-Day. Un film centré sur le débarquement de Normandie avec Randy Couture (The Expendables), Chuck Liddell (War Pigs), ainsi que le fils de Nicolas Cage

Les États-Unis se préparent à lancer une attaque en sol français en compagnie de plusieurs nations afin de chasser les nazis de cette paisible contrée. Lors du débarquement, le lieutenant-colonel James Earl Rudder est chargé de mener à bien une mission qui consistera à possiblement sacrifier la vie de ses hommes pour détruire des canons pouvant mettre en péril l’offensive des Alliés…

D-Day souffre évidemment des grands défauts de la société The Asylum. Le budget est non-existant. Les acteurs sont parfois limités dans leur jeu. Et les effets spéciaux sont assez inexistants. Dans les mains d’un studio plus important, le cinéaste Nick Lyon (Operation Dunkirk) aura eu tous les atouts pour faire de son oeuvre un spectacle mémorable.

Le long-métrage a une courte durée et il offre un bon divertissement. Lyon fait des pieds et des mains pour réussir cet exploit. D-Day ne sera pas un film que je risque de revoir de sitôt. Il y a un bon millier de divertissements plus réussis sur cette guerre, mais Lyon ne nous ennuie pas pendant 90 minutes. Le cinéaste est capable de créer des séquences d’action pas hideuses et il est parvenu à dénicher des décors crédibles et diversifiés. Les limites techniques du film demeurent sa plus grande faiblesse, alors que l’on a parfois l’impression de visionner des armées constituées d’une poignée de soldats seulement; des soldats qui ne semblent pas avoir l’équipement requis pour aller au combat.

Le manque de finesse du scénario de D-Day est également un grand problème. Le scénario semble incomplet. Il est presque impossible de différencier les différents soldats et il est presque impossible de savoir où se dirigent ces hommes. Les acteurs sont, dans l’ensemble, assez mauvais. Cela rend les faiblesses de ce texte encore plus visibles. D-Day se perd constamment dans le chaos de la guerre, qui ne consiste qu’à offrir des moments de carnages nazis. Lorsque D-Day prend son souffle, les moments de camaraderies sont si mauvais nous avons presque envie d’assister à la prochaine bataille.

C’est Weston Cage Coppola qui a lourde tâche de porter l’oeuvre sur ses épaules. Le fils de Nicolas Cage est étonnamment bon dans le rôle d’un homme prêt à tout pour mener à bien sa mission. Son personnage ne lui demande pas d’explorer dans une fureur comme son père, mais pour interpréter un brave patriote américain, on aura vu pire. Comme mentionnés plus haut, Chuck Liddell et Randy Couture sont présents, mais dans des rôles plus que limités. Les acteurs connus du cinéma d’action sont à contre-emploi. Ils ont quelques scènes de dialogues. Ils interprètent des soldats à mille lieues du combat. Des caméos plus qu’autre chose…

Cette critique a peut-être été sévère envers D-Day, mais l’oeuvre a une belle énergie qui nous transporte durant sa courte durée. Le long-métrage souffre beaucoup de ses ambitions. Dommage, car on est toujours partant pour un carnage en sol nazi…


Réalisation : Nick Lyon

Scénario : Geoff Meed

Avec : Randy Couture, Chuck Liddell, Weston Cage Coppola, Jesse Kove, David Tom, Geoff Meed, Isaac J. Cruz

D-Day (2019)
2.8

Résumé

Tourné à la ramasse avec un budget inexistant, D-Day réussit l’exploit de ne pas être si mauvais que cela…

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