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Paradis du cinéma d'action

Daimajin (1966)

Résumé : Dans un village, situé aux confins du Japon, le chef de la localité se fait assassiner lors d’un coup d’état par un de ses hommes, nommé Samanosuke. Des années plus tard, alors que les villageois continuent à vivre sous la tyrannie de Samanosuke, les enfants du chef planifie la libération du village. Mais, ils n’avaient pas prévu sur la participation du Dieu qui dormait sous la montagne…

Critique : 

Même si je ne suis pas un obsédé des longs-métrages tournés avant ma naissance, je dois dire j’éprouve une certaine fierté à dénicher les perles rares, ou les pommes pourries, que personne n’a attendu parlé. À moins que je me trompe, peu de gens ont entendus parler de cette trilogie. Mais concentrons-nous pour l’instant pour le premier film, Daimajin.

«Scénaristiquement» parlant, ce film est monté comme le Titanic. On débute par deux tiers d’histoire, où les personnages cohabitent dans leur univers. Ensuite, tout part en vrille, pour quelque chose d’épique, sauf qu’ici, nous n’avons pas un bateau avec de la glace, mais un Dieu-monstre géant qui massacre les méchants. Les soixante premières minutes sont, horrifiquement, assez pauvres, si nous excluons quelques fantômes. Par-contre, elles nous offrent une magnifique représentation du train de vie antique des Japonais.

C’est presque surprenant pour un film d’horreur d’avoir ce genre de scènes, où nous voyons, par-exemple, un peuple travailler à la chaîne pour construire un fort militaire, tout en étant fouetté par les contremaîtres. Daimajin est le genre de long-métrage qui est parvenu à sortir le genre horrifique de ses codes, pour l’implanter efficacement dans un autre genre, le cinéma d’époque.

Les personnages sont bien construits, l’intrigue est intéressante, le rythme est soutenu, donc inutile de dire que l’on ne s’ennuie pas durant la première heure. Ensuite, le monstre se réveille et attaque les méchants, dans la forêt pour la première partie, avant de déplacer le combat au village. Si je puis me permettre de comparer ce film aux Godzilla sortis à la même époque, nous sommes à des années-lumière, en termes d’effets spéciaux.

Le costume du Dieu est splendide. Le fait qu’il n’ait pas l’air d’un lézard y est peut-être pour quelque chose, mais en aucun moment, j’ai eu l’impression de voir un humain derrière le costume. L’acteur qui le joue est parfait. Comme un bon nombre de slashers de nos jours, les yeux sont les seules parties visibles de l’acteur et je tiens à vous assurer que l’homme derrière le masque a un regard terrifiant.

Le reste des effets visuels, que ce soit l’incrustation sur l’image du Dieu ou les peintures, qui remplacent les éléments que l’on aurait aujourd’hui par ordinateur, sont magnifiques. En comparaison, le King Kong, que les Américains ont fait une décennie plus tard, semble obsolète… À la réalisation, Kimiyoshi Yasuda fait un travail remarquable. Chacun des plans est magnifique, il y en a même certains que j’aimerais avoir en peinture pour les exposer dans mon salon.

Par-contre, Daimajin souffre, à mon avis, de deux grands défauts. D’abord, sa durée, approchant les 85 minutes, ne permet pas au long-métrage de respirer. Certes, tout ce qui est à l’écran fait partie de l’intrigue principale, mais, à aucun moment, nous avons de scènes qui permet au film de prendre son souffle, et au spectateur de digérer les évènements qui s’y déroule. Visiblement, nous aurions profité de quelques minutes supplémentaires…

Aussi, un élément qui me déplaît du cinéma asiatique des années 80 et moins, un élément qui est aussi présent dans une certaine proportion du cinéma de cette époque, mais que je trouve d’autant plus misérable dans le 7e art cette culture, c’est le jeu des acteurs lorsqu’ils meurent. Traitez-moi de raciste, mais l’Asiatique meurt mal. Dans Daimajin, je garde en mémoire une ou deux morts, où l’acteur semble grimacer, en surjouant sa grimace horriblement…

4/5


Directeur : Kimiyoshi Yasuda

Scénariste : Tetsurô Yoshida

Acteur : Miwa Takada, Yoshihiko Aoyama , Jun Fujimaki, Ryûtarô Gomi, Ryûzô Shimada, Tatsuo Endô

 

Daimajin (1966)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
4

Summary

Sur IMDB, Godzilla a 22 fois plus de votes que Daimajin, pourtant, cela devrait être l’inverse. En toute honnêteté, j’ai aimé Godzilla, mais en tant que film de monstre, Daimajin est dans une autre catégorie, une catégorie supérieure. Oui, je sais, une décennie les séparent, mais Daimajin, dont mon premier visionnement a été pour cette critique, a le mérite de faire partie de mes films préférés, et ce pour quelques décennies…

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