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Paradis du cinéma d'action

Dead Trigger (2017)

Résumé : Un virus mystérieux a tué des milliards et a transformé beaucoup d’autres en zombies assoiffés de sang. Incapable d’arrêter le virus, le gouvernement développe un jeu vidéo,Dead Trigger, qui reflète les événements terrifiants qui maudissent le monde.

Critique : 

Dolph Lundgren (Universal Soldier) a le don de se trouver dans des productions extrêmement mauvaise et nanardesques. Entre un Aquaman, un Creed 2 ou une saison de la série Arrow, il parvient à tourner dans certains des plus grands navets de l’année. L’année dernière, il a débarqué dans l’adaptation du jeu vidéo Dead Trigger, un long-métrage qui n’est que sorti discrètement au Canada, en 2019, sur les plateformes numériques, pour ensuite arriver de façon encore plus discrète sur Prime Video il y a à peine quelques semaines…

Dans un monde infesté par des zombies, un remède est sur le point d’être découvert dans la ville où s’est déclarée la pandémie. N’ayant aucune nouvelle du laboratoire, un général de l’armée américaine décide d’envoyer un commando constitué d’un trio de vétérans aguerris et de jeunes recrues choisies par le biais d’un jeu vidéo. Hélas, la mission se révèlera être plus mortelle que prévu tandis qu’une trahison se pointe à l’horizon…

À la décharge de Lundgren, Dead Trigger devait être en théorie un bien meilleur divertissement. Le scénariste et réalisateur originel, Mike Cuff (Bullet), fut renvoyé après quelques jours de tournage, puis remplacé par Scott Windhauser (The Hurricane Heist). La production fut arrêtée, faute de moyens financiers. Et puis, il y a eu des rumeurs de l’implication d’un cartel de la drogue qui a fait fuir une bonne partie de l’équipe technique. Avant même de visionner Dead Trigger, il était clair que l’on aurait un mauvais divertissement entre les mains.

Et bien, Dead Trigger est mauvais. Très mauvais. On débute avec une parodie de Starship Troopers, pour ensuite sombrer dans une nullité totale. Tous les clichés passent dans un scénario dont l’histoire se situe quelque part entre Resident Evil et Soldier Boyz. Le tout n’a que peu de sens, on envoie des enfants à la guerre comme si c’était normal. Des enfants si incompétents qu’ils sont capables de se suicider par accident…

Le scénario, qui fut visiblement réécrit en quelques jours, n’a aucun dialogue mémorable. Des séquences manquent de cohérence, mais le tout nous est livré avec un contexte si étrange qu’il est difficile de dire si on doit rire du film ou rire avec le film. Le summum de l’imbécillité survient durant la « grosse » scène d’action final. Celle-ci consiste à faire courir nos héros survivants au milieu d’une petite foule de zombies, de tirer sur tout ce qui bouge en criant, pour ensuite s’arrêter au milieu de la foule pour prendre la pause. Ce qui est tellement plus logique que de contourner la horde de 20 zombies…

Derrière la caméra Scott Windhauser fait un boulot assez mauvais. La production n’a pas de moyens, et chacun de ses plans nous le rappelle. Lui et son équipe n’ont pas réellement réussi à créer un monde crédible. Les décors sont minimes et pauvres. Les zombies sont nombreux et maquillés avec imperfection. La trame sonore est horrible, on dirait que l’on écoute une musique d’ambiance d’un film porno. L’action aussi en souffre. Windhauser n’est pas très créatif. Malgré la présence d’un coordinateur de renom (Art Camacho, Banshee), Dead Trigger n’a rien de mieux à nous offrir qu’un combat entre la doublure de Dolph Lundgren et Oleg Taktarov (Predators) dans un entrepôt rempli de boites de carton.

Parlant de Lundgren, ce dernier fait de son mieux de tenter de rendre ses dialogues crédibles. L’acteur mise sur son charme et son talent pour y arriver, mais il semble mal en point. Visiblement blessé, Lundgren a des difficultés à se tenir debout et à se déplacer. Dès qu’on le remarque, on devient assez empathique pour l’acteur qui a dû vivre un calvaire sur le plateau de tournage. Sinon, Oleg Taktarov, Autumn Reeser (Entourage) et Isaiah Washington (Grey’s Anatomy) souffrent aussi du même problème scénaristique que Lundgren. Et puis Joel Gretsch (The 4400) a une courte apparition d’une minute pour deux scènes, sans aucune raison apparente…

Dead Trigger est un beau bordel. On peut facilement le comparer au naufrage d’un bateau dans une flaque d’eau. C’est improbable. Ce n’est pas joli à regarder. Et pourtant, on est hypnotisé par l’improbabilité de l’événement qui se déroule devant nos yeux…


Réalisation : Mike Cuff, Scott Windhauser

Scénario : Heinz Treschnitzer, Mike Cuff, Scott Windhauser

Avec : Dolph Lundgren, Oleg Taktarov, Autumn Reeser, Isaiah Washington, Joel Gretsch

Dead Trigger (2019)
0.6

Résumé

Dead Trigger n’est peut-être pas le pire film de 2019, mais il fait de sérieux efforts pour s’approprier le titre…

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