Actionerd

Paradis du cinéma d'action

Demolition Man (1993)

Résumé : Dans un futur proche, John Spartan (Sylvester Stallone, Rocky), un policier, se fait enfermer en prison cryogénique avec le criminel Simon Phoenix (Wesley Snipes, Blade) qu’il pourchassait. Après des années à être congelé,  Phoenix s’évade de prison, ce qui oblige les forces de l’ordres à réveiller Spartan afin d’appréhender le détenu.

Critique : 

Film ayant bercé mon enfance, Demolition Man était un incontournable à chaque fois qu’il était diffusé à la télévision. Aujourd’hui encore, Demolition Man reste une bonne pioche. Le trio d’acteurs principal apporte un certain charme au récit. Stallone y joue un policier bourrin, qui au début du long-métrage est habillé comme Stallone dans Expendables (Étrange, étrange…), et qui se retrouve catapulté dans un monde qui n’est pas le sien (Ne comprenant pas les trois coquillages entre-autres), coincé dans une chasse à l’homme. Cet homme Phoenix, interprété de façon convaincante par Snipes, est prisonnier entre la programmation qui lui a été implanté dans son cerveau et son désir de criminel en puissance notoire. Et pour assister Stallone, nous avons le personnage de Sandra Bullock, qui se révèle être une femme vivant dans une société où tout les plaisirs de la vie lui sont ôtés, pour la conditionner à agir et penser comme un enfant/adolescent.

Oui, car derrière ses allures de divertissement bourrin, se cache une sorte de critique sociale de l’époque, les années 1990, qui tient encore la route dans un sens. Car, dans une réalité de 2014, John Spartan serait représentatif de n’importe quel adulte n’ayant pas su comment s’ajuster à la technologie et aux progrès de ces dernières années. Tandis que les deux autres parties du trio symbolisent toutes ces personnes participant aux jeux vidéos violents ou à la cyberintinidation en tant que participant et à ceux qui se font conditionner à penser d’une seule façon, à coup de pub et de téléphones intelligents. (Il faut juste regarder le nombre de personnes jouant avec leur téléphone durant une file d’attente ou dans le métro.)

Ce que je viens de vous raconter n’est au 2e/3e degré. Car, au-delà de cette épopée sur des êtres prisonniers dans le futur, se retrouve Sylvester Stallone, le producteur «actionman» Ron Silver et le producteur Tony Munafo, fidèle à Stallone durant six années. Et c’est à ce moment-là que le long-métrage se retouve coincé entre deux chaises, celle de la critique sociale et celle du cinéma d’action bourrin et comique. Si quelques films parvient à joindre les deux bouts de façon admirable, comme Robocop, Demolition Man n’y parvient pas.

Le côté revendicateur est enseveli sous du placement de produits (Lethal Weapon 3 et Taco Bell…), une tonne d’action et de blagues. C’est dommage, car on peut sentir que Demolition Man aurait pu devenir quelque chose de plus épique. À la place, on y retrouve un film, ayant de bonnes scènes d’action, mais qui ont une réalisation parfois limite, des cascadeurs parfois trop visibles et une trame sonore à faire saigner mes oreilles. Quelle idée de mettre une sorte rap électronique dans des combats…

Et les blagues de ce film… Les moments comiques sont amenés d’une étrange façon : Par-exemple, il y a la blague (Stallone fait un juron), la blague qui rit de la blague (Stallone faisant plein de jurons.) et la blague qui rit du fait qu’on a trop rit de la blague (Stallone qui détruit l’objet qui donne une contravention à chaque jurons.). Mon problème avec ce long-métrage est le suivant : Ce n’est pas que le film est foncièrement mauvais, car j’ai éprouvé un grand plaisir à revisionner, mais c’est que le film tente des trucs, mais ne parvient pas à les réussir et voilà la raison de la note suivante :

3.5/5


Directeur : Marco Brambilla

Scénariste : Daniel Waters, Robert Reneau, Peter M. Lenkov

Acteur : Sylvester Stallone, Wesley Snipes, Sandra Bullock, Benjamin Pratt, Sir Nigel Hawthorne et Denis Leary

Demolition Man (1993)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
3.4
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