Actionerd

Paradis du cinéma d'action

Drop Zone (1994)

Résumé : Un flic coriace fait équipe avec une parachutiste professionnelle pour capturer un pirate informatique renégat en fuite.

Critique : 

Après le succès de Cliffhanger de 1993, plusieurs studios se sont lancés dans le cinéma d’action extrême. L’année suivante, deux clones ont vu le jour où des parachutistes font équipe avec un agent de police pour arrêter des criminels. L’un fut Terminal Velocity avec Charlie Sheen. Et l’autre fut Drop Zone avec Wesley Snipes

Une équipe d’escrocs de parachutisme dirigée par un agent du DEA corrompu se spécialise dans l’atterrissage sur les toits d’édifices gouvernementaux afin d’y voler des données précieuses. Un maréchal ayant perdu son frère des mains de ces bandits demande l’aide d’une instructrice en parachutisme pour retrouver les coupables.

S’il y a un film qui fut décidément oublié par les fanatiques du cinéma d’action, c’est bien Drop Zone. Coincé dans un triangle des Bermudes entre Cliffhanger, Point Break et Under Siege, le divertissement peut se visionner sous un angle dans le lequel il tente de combiner les forces de ses trois confrères pour créer sa propre histoire. Le résultat final est assez décousu, mais il n’est pas moins divertissant.

D’un côté, nous avons ce bon vieux Wesley Snipes (Blade) qui tente de faire équipe avec la dirigeante d’un centre de parachutisme pour résoudre un crime. Snipes joue le héros d’action typique qui repose l’autorité afin d’obtenir justice. Snipes est assez solide dans ce rôle qui n’est pas très mémorable. Le plus grand défaut de Drop Zone se trouve dans ses changements de ton.

Le divertissement alterne entre l’action, la comédie et le drame, comme tout bon divertissement. La transition entre les genres est assez pénible et parfois déplacée. On a parfois l’impression que plusieurs films se succèdent sans liens entre eux, malgré qu’ils nous racontent tous la même histoire. Snipes est la plus grande victime de cela, car malgré un bon jeu de l’acteur, on n’a rien à cirer de son personnage.

Contrairement à Gary Busey (Point Break) qui s’éclate comme un petit fou. Dans ce qui fut possiblement l’un des meilleurs rôles de sa carrière, l’acteur se lâche lousse, divague dès qu’il le peut, et plane sur chaque occasion de délire que lui procure le scénario. Est-il crédible dans ce rôle? Pas du tout. Et ce n’est pas grave. Busey vole chacune de ses scènes, livrant une performance incroyable. Il n’offre pas un méchant crédible et il est franchement ridicule lorsqu’il doit se battre à mains nues face à Snipes. Mais il nous offre l’un des antagonistes les plus divertissants de cette décennie.

Sinon, l’histoire de Drop Zone n’est qu’un prétexte pour offrir des cascades aériennes. Des moments à couper le souffle où les personnages doivent effectuer des cascades en chute libre. Réalisé dans une époque où les effets par ordinateur n’étaient pas réellement une option, Drop Zone a possiblement les meilleures cascades aériennes depuis The Spy Who Loved Me en 1977. Encore aujourd’hui, le divertissement a des séquences qui sont à couper le souffle. Mis à part quelques moments plus « technologiques », l’oeuvre vieillit assez bien et va continuer à bien vieillir pour de nombreuses années.

Drop Zone, c’est Wesley Snipes vs Gary Busey, dans un duel de parachutistes. Il est presque impossible de rater cette prémisse. Le divertissement trébuche avec son histoire peu mémorable qui va dans trop de directions. Peu importe puisque Busey vaut à lui seul le prix d’un Blu-ray ou d’une location du divertissement.


Réalisation : John Badham

Scénario : Tony Griffin, Guy Manos, Peter Barsocchini, John Bishop

Avec : Wesley Snipes, Gary Busey, Yancy Butler, Michael Jeter, Corin Nemec, Kyle Secor, Luca Bercovici, Malcolm-Jamal Warner, Rex Linn

Drop Zone (1994)
3.5

Résumé

Drop Zone nous transporte dans un monde spectaculaire où tout est une excuse pour sauter d’un avion.

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