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Paradis du cinéma d'action

A Fighting Man (2014)

Résumé : Un boxeur retraité (Dominic Purcell, Prison Break) décide de remonter dans le ring pour un dernier combat…

Critique : 

Il vient un jour où les films de boxe (et de combats en général) se ressemblent tous. Bien sur, il y a quelques exceptions, mais, dans l’ensemble, nous pouvons résumer, de façon grossière,  le genre à ceci : Situation conflictuelle obligeant la tenue d’un combat, séance d’entraînement, combat, le gentil gagne. Pourtant, Damian Lee, réalisateur canadien à la carrière douteuse, réussit un exploit en A Fighting Man, en signant peut-être son meilleur film en trente ans de carrière.

A Fighting Man raconte l’histoire du boxeur, en quête de rédemption, «l’underdog» en quête de gloire, qui est un thème que l’on a vu des dizaines de fois (Rocky, The Fighter, Real Steel, The Champ, etc). Sauf que ce n’est pas vrai. D’abord, il faut dire que le scénario a plusieurs nuances, sans spolier, en créant un récit dense en misant sur les acteurs, les personnages et leurs problèmes, et ce en étant à la limite du film choral (Lorsque l’intrigue est basée sur plusieurs personnages qui s’entrecroisent.). Même si le fil conducteur est le combat principal, le scénario répartit de façon équitable, malgré que Purcell reste le personnage principal, celui avec le plus de temps à l’écran.

Et pour y parvenir, Lee utilise une méthode osée en débutant le long-métrage, en plein milieu du combat, lors du 5e round et en racontant, les motivations des personnages (sans oublier tout ce qui constitue un film de boxe typique ou presque) grâce à des flashbacks dispersé tout au long du film. En dehors de l’idée inusitée qu’un film peut étirer un combat de boxe pendant 90 minutes, cette façon de présenter l’intrigue permet de surprendre le spectateur et de garder un rythme égal, de la première à la dernière minute, ce qui, en contrepartie, représente un certain défaut, puisqu’il n’y a pas de momentum ou de sentiment d’urgence qui s’acquiert tout au long de A Fighting Man. De plus, les flashbacks ne sont pas en ordre chronologique, ce qui peut causer quelques interrogations, spécialement lorsqu’un flashback contient plusieurs séquences se déroulant sur plusieurs époques/jours, qui, eux aussi, ne sont pas chronologiques.

Les acteurs, aidés par un scénario qui offre des occasions à chaque participant de s’illustrer, offrent des bonnes performances dans l’ensemble, ce qui est même plutôt rares, depuis quelques années, pour certains d’entre-eux. Il faut avouer que, pour un DTV avec un petit budget, dont les limites sont parfois visibles, A Fighting Man a un magnifique casting. Car en plus de Purcell, on y retrouve James Caan (The Godfather), Kim Coates (Sons of Anarchy)Louis Gossett Jr. (Iron Eagle)Famke Janssen (X-Men)Sheila McCarthy (Die Hard 2), Adam Beach (Windtalkers) et un Michael Ironside (Total Recall) sous-exploité, puisqu’il n’est que dans quelques scènes.

Sans le savoir, alors que je m’attendais à une copie de Rocky Balboa, A Fighting Man m’a permis de voir la première grosse surprise de l’été, ou même de l’année. Avec une réalisation compétente, une bonne histoire et un casting en forme (Sans oublier le célèbre boxer/entraîneur Freddie Roach qui a un caméo.), A Fighting Man ne va pas gagner de prix, ne va pas être vu par une bonne proportion de la population et risque de passer aux oubliettes rapidement, même que je dirais qu’il se trouve déjà aux oubliettes, malheureusement. Il ne sera pas un classique dans le genre, malgré qu’il tente avec un succès relatif de réinventer la narration du genre et juste pour cet aspect, il vaut certainement votre coup d’oeil…

4/5


Directeur : Damian Lee

Scénariste : Damian Lee

Acteur : Dominic Purcell, Izaak Smith, James Caan, Kim Coates, Louis Gossett Jr., Famke Janssen, Sheila McCarthy, Adam Beach, Michael Ironside

A Fighting Man (2014)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
3.9
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