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Paradis du cinéma d'action

Furious 7 (2015)

Résumé : Deckard Shaw, un ancien soldat d’élite, décide d’exercer une vengeance contre Dominc Toretto et son équipe, responsables de la mort de son frère.

Critique : 

Être témoin, à travers les médias de ce monde, de la mort brutale d’un acteur favori du public est un grand drame. Bien attendu, l’équipe de Furious 7 a dû faire face à un problème encore plus important lorsqu’un des acteurs principaux, un des acteurs chouchous du public, est mort tragiquement alors que le tournage n’était pas complété. Après plusieurs mois de retard et un scénario partiellement réécrit, nous sommes finalement en mesure de visionner ce qui constitue l’ultime présence cinématographique de Paul Walker.

Malgré ce pépin inattendu et toute l’émotion qu’il a pu engendrer, Furious 7 est parvenu à bien gérer les «dommages» causés par la mort de son acteur principal. Évidemment, il est aisé de sentir le traumatisme que la production a ressenti, le scénario s’occupant largement de nous le rappeler à de nombreuses reprises et en nous proposant une conclusion constitué d’un hommage bien senti et bien émouvant à Walker. Cependant, il me faut admettre dès le départ que le scénario de Furious 7 craint.

Même en considérant la mort de Walker, nous devons nous rendre à l’évidence que le script de ce long-métrage est plutôt mauvais. Scénariste des cinq derniers films de cette franchise, Chris Morgan (47 Ronin) a tout bonnement décidé d’en faire trop, en tirant dans toutes les directions possibles, accumulant les roulements d’œils et les incohérences scénaristiques. Certes, cette franchise n’a jamais été connue pour la subtilité et la richesse de son texte, mais Furious 7 parvient à dépasser les limites du raisonnement humain.

Trop de personnages, trop de scènes, trop d’action, le tout n’est qu’une succession de moments qui ont de la difficulté à être reliés par un fil scénaristique crédible et logique. Des acteurs réputés comme Tony Jaa (Ong-Bak) ou Djimon Hounsou (Gladiator) se trouvent réduis à ronger les quelques moments où ils sont présents, comme des charognards. L’antagoniste principal (Jason Statham, Transporter) est forcé de se contenter avec les apparitions courtes que le scénario lui consacre. Mais attention, il ne faut pas oublier la quête de nos personnages principaux qui tentent de trouver une pièce de technologie (Une quête typique du cinéma des années 90…) afin de trouver un ennemi qui est constamment à quelques mètres d’eux… Et que dire du personnage de Tyrese Gibson (Transformers) qui se trouve littéralement dans un autre long-métrage.

Heureusement, nous pouvons dire que les scènes d’action de Furious 7 sont à couper le souffle. Même s’il n’a pas le talent (En termes d’action.) et l’expérience de Justin Lin, James Wan (Saw) parvient à faire du bon boulot. Sa caméra est assez clinquante en misant beaucoup sur les courbes féminines et sur un montage omniprésent (Et maladroit…) plutôt que sur la force et la beauté des images mises en scènes. Certes le film est parfois long, mais les grandes moments du film, comme le saut en parachute d’automobiles et la course-poursuite qu’il en suit ou la courte scène d’introduction, aident à faire passer la pilule.

Que ce soit à Abu Dahbi, à Los Angeles (Transformé en un champ de bataille urbain.) ou en terrain montagneux, la direction photo de Furious 7 est fort jolie, utilisant la pleine capacité des décors utilisés dans la production de ce film. Les effets spéciaux sont également jolis, malgré leur qualité relative. Également, il me faut souligner le bon travail fait par la production pour camoufler «l’absence» de Paul Walker avec des images d’archives et des effets par ordinateur. La majorité du temps, il nous est impossible de distinguer le «vrai» Paul Walker du «faux» Paul Walker. Musicalement parlant, Brian Tyler (Avengers : Age of Ultron) nous propose quelques sonorités bien sentis et le tout est accompagné par plusieurs chansons populaires, en forçant le spectateur à ressentir quelques frissons et quelques pleurs.

Pour ce qui est du casting, les acteurs de Furious 7 se débrouillent de façon grandiose. Les acteurs habitués de la franchise imposent leur présence à l’écran, en étant menés par un Vin Diesel (Riddick) qui offre une des meilleures performances de sa carrière. Paul Walker est également solide lui qui connaîtra dans Furious 7 sa dernière présence dans les écrans de ce monde. Grugés par l’émotion, ses compagnons habituels de travail ont aussi de bons moments, eux qui renouent avec leurs personnages comme un être humain avec de bonnes vieilles pantoufles. Jouant l’antagoniste de Furious 7, Jason Statham interprète avec ingéniosité un méchant que le scénario l’oblige à jouer un «Terminator» suivant à la trace nos héros. Leurs présences étant limités à deux ou trois scènes, Jordana Brewster (Dallas), Dwayne Johnson (The Scorpion King), Elsa Pataky (Snakes on a Plane), Djimon Hounson, Tony Jaa et Kurt Russell (The Thing) font également du bon boulot. Et, heureusement pour nous, la présence de Ronda Rousey (The Expendables 3) est limitée à un caméo musclé…

Sans être un mauvais film, Furious 7 déçoit par les imperfections omniprésentes de son scénario. Néanmoins, Furious 7 propose un bon divertissement d’été et il remplit cette fonction à merveille en plus d’offrir un hommage fort sympathique à Paul Walker. Et puisque ce film va très certainement défoncer les limites du box-office américain, il est fort probable que nous allons avoir le droit à un 8ème opus de la franchise dans un avenir rapproché, pour le meilleur et pour le pire…

4.25/5


Réalisation : James Wan

Scénario : Chris Morgan

Avec : Paul Walker, Vin Diesel, Jason Statham, Dwayne Johnson, Michelle Rodriguez, Jordana Brewster, Tyrese Gibson, Ludacris, Elsa Pataky, Ronda Rousey, Djimon Hounson, Tony Jaa, Kurt Russell, Nathalie Emmanuel

Furious 7 (2015)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
3.8

En conclusion

Furious 7 remplit à merveille sa fonction en étant un bon divertissement estival en plus d’offrir une bonne «conclusion» à cette série et un vibrant hommage un de ses acteurs principaux, même s’il me parvient pas à s’établir comme étant le meilleur volet de cette saga. Repose en paix Paul Walker

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