Actionerd

Paradis du cinéma d'action

Gamera (1965)

Résumé : La chute d’une bombe atomique en Arctique cause le réveil d’un monstre légendaire, un monstre qui veut tout manger sur son passage…

Critique : 

Le plus grand prétendant au titre de Kaiju ultime (Après Godzilla), la tortue mangeuse de feu, Gamera, voit ici sa première apparition dans un film portant son nom. Axé sur la Guerre Froide, l’après Guerre-Mondiale et l’après Godzilla (Celui de 1954), Gamera, utilise une trame (relativement) similaire à son aîné et décide même de filmer le long-métrage en noir et blanc, malgré que la norme commence à changer, néanmoins, on ne peut pas parler d’une véritable copie de Godzilla.

D’abord, le film souffre véritablement d’un manque de budget, mais heureusement, Noriaki Yuasa, réalisateur de sept films de la franchise, parvient à camoufler cet aspect de façon maladroite et cocasse, comme par l’ajout de dessins animés pour remplacer, des effets qui aurait été générés, théoriquement, par-ordinateur de nos jours. Aussi, le scénario permet au réalisateur de nous offrir un véritable film de monstre, de la première minute, à la dernière minute, avec des interventions qui poussent le film de plus en plus vers la série Z, avec le plan final pour détruire la créature, plan qui se prénomme «le Plan Z». Un peu comme si le long-métrage était conscient de sa tangente vers le nanar…

De plus, le scénario tente d’étirer la sauce, avec un personnage, aussi ennuyant que possible, l’histoire d’un petit garçon qui croit que sa tortue, qu’il a récemment perdu, est Gamera. Cet élément est d’autant plus horrible, puisque l’acteur qui l’interprète n’est pas très bon. C’est un peu comme un mauvais gag, qui revient sans cesse. Bref il est le Jar Jar Binks de Gamera… Néanmoins, le long-métrage reste regardable grâce aux scènes d’action, très bien foutues, surtout pour l’époque, même si quelques miniatures semblent être des jouets pour enfants, ce qui était probablement dû du budget.

Malgré un personnage principal ennuyeux à mourir, un final qui ferait passer celui de War of the Worlds pour un chef d’oeuvre, et quelques limitations de budget, Gamera se révèle être un bon film de monstre. Un film de monstre qui a généré 11 suites et qui a librement inspiré un Pokémon, chose que peu d’icônes horrifiques peuvent se vanter…

3/5


Directeur : Noriaki Yuasa

Scénariste : Nisan Takahashi, Yonejiro Saito

Acteur : Eiji Funakoshi, Harumi Kiritachi, Junichirô Yamashita

Gamera (1965)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
2.8

Summary

Même s’il n’arrive pas à la cheville de Godzilla, Gamera offre au spectateur un bon divertissement, malgré l’aspect fauché de l’oeuvre et la trop forte ressemblance à son aîné…

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