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Godzilla: City on the Edge of Battle (2018)

Résumé : La bataille désespérée de l’humanité pour récupérer la Terre de Godzilla continue. La clé pour vaincre le roi des monstres pourrait être Mechagodzilla, une arme robotique qui aurait été perdue il y a près de 20 000 ans…

Critique :

Après un premier volet qui servait d’introduction pénible, la trilogie animée basée sur Godzilla poursuit son petit chemin sur Netflix avec un deuxième chapitre récemment débarqué sur la célèbre plateforme. Hélas, la suite des aventures du célèbre lézard géant n’a rien appris de ses erreurs et nous propose une suite sensiblement identique à Godzilla: Monster Planet...
Il me faut être franc. Il est certain que Godzilla: City on the Edge of Battle a un certain public, quelque part sur la planète. Je ne fais aucunement partie de ce public, à un point tel que Godzilla: City on the Edge of Battle fera très certainement partie de mon palmarès des plus mauvais films de 2018. Le divertissement démarre alors qu’Haruo se réveille des suites de l’attaque de « Godzilla Earth » dans la maison d’une terrienne indigène pour ensuite découvrir les restes de son bataillon ainsi que les mystères entourant la jeune femme et son peuple.
Le postulat de base de Godzilla: City on the Edge of Battle est pourtant assez solide et intéressante. Le long-métrage décide de ne pas livrer cette prémisse d’une façon conventionnelle et s’embarque vers une folie intellectuelle. Tel un chemin de croix pénible, le film démarre avec une heure d’exposition où nous découvrons un peuple potentiellement primitif ainsi qu’une cité très prometteuse. Il en découle alors de longs dialogues entre les personnages qui nous expliquent telle chose ou qui ont divers débats. Le tout culmine à un potentiel affrontement entre les humains et le monstre de 20 000 ans.
Tout dans son exécution ressemble à une version moindre du premier volet de la trilogie avec quelques rares nouveautés peu intéressantes. Le peuple d’indigènes n’est que peu exploité, tout comme le fameux lézard qui n’est présent que pour quelques minutes dans le dernier acte. Même le bestiaire de l’oeuvre est pénible alors que bien que nous sommes sur une planète peuplée d’une faune hostile, nous n’avons qu’une race de serpents à se mettre sous la dent. Et n’espérez rien de Mechagodzilla, un monstre publicisé par le studio Toho Animation et qui n’est même pas présent pour affronter Godzilla…
Sinon, sur le plan technique, Godzilla: City on the Edge of Battle se tire un peu à nouveau dans le pied en se concentrant sur les mauvaises choses. Le long-métrage continue à vouloir être plus épique que la réalité, alors que le long-métrage ne propose rien d’autre qu’une version générique de la Terre ainsi qu’un Godzilla toujours aussi flou et mal cadré. L’amateur de cinéma d’action sera également déçu alors que Godzilla: City on the Edge of Battle est très pauvre en scènes d’action. Seul point réellement positif, l’animation comprend quelques colorations assez agréables à regarder, spécialement lors du combat final entre les humains et Godzilla.
Godzilla: City on the Edge of Battle n’a rien de très palpitant. Seules les dernières secondes d’une scène post-générique nous offrent un profond divertissement. Hélas, il faut endurer un chemin de pèlerinage de 90 minutes pour y arriver. En espérant que le dernier chapitre de la trilogie, qui débarquera autour du temps des fêtes, saura finalement nous offrir quelque chose de digeste.


Réalisation : Hiroyuki Seshita, Kôbun Shizuno

Scénario : Yusuke Kozaki, Gen Urobuchi

Avec : Chris Niosi, Lucien Dodge, Cristina Vee, Edward Bosco, Robbie Daymond, Taylor Henry, Rachelle Heger, Rich Brown, Doug Stone, Joe Ochman

Godzilla: City on the Edge of Battle (2018)
0.5

Résumé

Godzilla: City on the Edge of Battle est une nouvelle adaptation ratée pour la plus célèbre mascotte du Japon.

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