Godzilla: King of the Monsters (2019)

Résumé : L’agence crypto-zoologique Monarch affronte une batterie de monstres à la taille de Dieu, y compris le puissant Godzilla, qui entre en collision avec Mothra, Rodan et son ultime ennemi, le roi Ghidorah à trois têtes.

Critique : 

L’heure de Godzilla est enfin arrivée. Après un certain échec au courant des années 90, la créature japonaise a fait jaser en 2014 avec un divertissement du même nom. Ce dernier devait ouvrir un nouvel univers cinématographique, qui allait nous permettre d’explorer les moindres recoins des monstres créés par le studio Toho. Un King Kong plus tard, Godzilla est de retour au-devant de la scène avec le nouveau chapitre de ses aventures, qui manque également l’arrivée de trois autres mastodontes…

La famille Russell est en ruine après qu’elle ait perdu un enfant au cours de la dernière manifestation de Godzilla. Des années plus tard, lorsque sa fille et son ancienne femme sont kidnappées par une mystérieuse organisation terroriste, Mark Russell doit sortir de la forêt d’où il erre depuis des lustres. Faisant équipe avec d’anciens collègues, Mark tentera de retrouver ses proches et de tenter d’empêcher la destruction de la planète par de nombreux monstres récemment réveillés.

Godzilla: King of the Monsters décide d’aller dans une direction totalement opposée de son aîné. Ici, nous avons un divertissement qui ne vise pas les intellectuels et les critiques. Toute forme de scénario n’est qu’un prétexte à destruction et violence par Godzilla et ses ennemis. Godzilla: King of the Monsters est une réponse pure et simple aux avis négatifs du Godzilla de 2014. Dès les premières secondes, on sent que l’emphase du film sera mise sur l’action et non sur un drame humain.

Et pourtant, même si les monstres sont en théorie les personnages principaux de ce genre de divertissement, tout film de monstres a besoin d’êtres humains. Godzilla: King of the Monsters réussit à maintenir un équilibre certain entre lézards et humains. L’oeuvre de Michael Dougherty (Krampus) ne parvient néanmoins pas à créer une dynamique intéressante lorsqu’on est loin de la destruction. Comme mentionné plus haut, le tout tourne autour d’un enlèvement. Et bien que Godzilla: King of the Monsters prend plusieurs avenues en cours de route, il ne parvient pas à rendre cette histoire intéressante.

Les méchants sont un peu idiots et effacés, avec un plan machiavélique tout droit sorti d’un blockbuster de Marvel ayant récemment fait le tour des salles obscures. Et puis toute cette dynamique familiale part en vrille, alors qu’ils sont divisés entre ciel et terre. La mère est avec ces méchants tandis que le père avec avec l’armée. On a jamais l’impression qu’ils ont vraiment été une famille, ce qui crée une certaine lourdeur lorsque le long-métrage sombre dans un drame familial. Et comme le dit si bien un autre personnage, avec des parents comme ceux-là, il est clair qu’il faut fuir de la maison…

Heureusement, les monstres sauvent Godzilla: King of the Monsters. Godzilla est plus en forme que jamais. Son adversaire principal, Ghidorah est magnifique; avec une introduction en Antarctique particulièrement réussie. Rodan et Mothra sont aussi géniaux, bien qu’ils soient un peu mis de côté par le scénario. Les combats sont spectaculaires et Michael Dougherty est possiblement parvenu à créer les meilleures scènes d’action de tous les temps entourant Godzilla. Par contre, le passé horrifique du cinéaste vient un peu gâcher certains moments de tension. Tel un mauvais film d’horreur qui provoque des sursauts avec un chat ou une musique forte, Dougherty fait la même chose avec Godzilla. À de maintes reprises, il se sert du monstre pour dénouer une impasse ou pour sauver un humain. La première fois, cela fonctionne, mais après quelques reprises, on devine facilement quand le lézard sautera dans l’écran pour botter des derrières de monstres.

Néanmoins, il n’y a rien à redire de l’équipe de Michael Dougherty. Le film est très joli. Un peu trop sombre à mon goût, mais le cinéaste est parvenu à créer des plans magnifiques qui compensent amplement. La direction photographique est également sublime, comme la trame sonore qui rend hommage aux classiques de la saga. Seul bémol, la distribution du film n’est pas spectaculaire. Ils sont tous du bon boulot, mais aucun acteur n’a performance mémorable. Ils auraient facilement pu être remplacés par d’autres personnes que cela n’aurait changé en rien le produit final que l’on a entre les yeux.

Godzilla: King of the Monsters n’a peut-être pas la profondeur du Godzilla de 2014. Mais il compense largement avec des tonnes d’action et des tonnes de visuels spectaculaires et éblouissants.


Réalisation : Michael Dougherty

Scénario : Michael Dougherty, Zach Shields, Max Borenstein

Avec : Kyle Chandler, Vera Farmiga, Millie Bobby Brown, Ken Watanabe, Ziyi Zhang, Bradley Whitford, Sally Hawkins, Charles Dance, Thomas Middleditch, Aisha Hinds, O’Shea Jackson Jr., David Strathairn

Godzilla: King of the Monsters (2019)
4

Résumé

Godzilla est de retour en forme avec une adaptation très réussie.

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Écrit par Michaël Michaud

Cinéphile amoureux du cinéma de seconde zone et des films d'action.

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