Godzilla: The Planet Eater (2018)

Résumé : L’humanité, leurs alliés extraterrestres et Godzilla entrent tous dans leur phase finale lorsque la puissante entité destructrice connue sous le nom de Ghidorah arrive sur Terre.

Critique : 

La saga animée du célèbre Godzilla se conclut avec un ultime chapitre diffusé sur Netflix. Le reptile géant a vécu deux aventures assez mauvaises, qui nous laissaient l’impression d’assister à une longue introduction pour une histoire grandiose que l’on n’a malheureusement jamais vue dans les précédents longs-métrages. Cette fois-ci, nous espérons enfin assister au spectacle de l’année, alors que Godzilla devra affronter le célèbre Ghidorah…

Après la quasi défaite face aux mains de Godzilla, l’humanité attend son réveil avec frayeur. Tandis que les survivants rassemblent leurs dernières forces, une secte commence à grandir au sein de leurs membres. Haruo se retrouve alors coincé entre devoir et conviction tandis qu’il assiste impuissant à un culte louant les exploits d’un mystérieux Ghidorah. Une divinité mystique que l’on espère capable de vaincre Godzilla une bonne fois pour toutes

Godzilla: The Planet Eater est un long périple que des gens n’ayant aucune connaissance de Godzilla nous forcent à subir. Le long-métrage nous avons ici est plus intéressé à nous faire une leçon sur la nature humaine et sur la religion qu’à nous montrer un film sur Godzilla. La grosse bête voit son temps d’écran être très limité. Le reptile passe la majorité du temps à être debout, sans bouger. Face à lui, le célèbre Ghidorah n’est guère mieux. Le dragon à trois têtes subit le même sort, alors que Ghidorah devient des serpents d’une autre dimension voulant manger Godzilla.

En réalité, Godzilla: The Planet Eater représente un constat d’échec. Au lieu de nous donner une conclusion épique, nous devons assister à des conversations spirituelles. La trilogie d’une durée dépassant les quatre heures, ne fait aucun effort pour nous faire aimer les personnages. Pour nous faire apprendre leurs noms ou leurs races. Certaines de ces races semblent être sorties de The Lord of the Rings, d’autres d’Avatar. Qui sont-elles? Aucune idée. À l’exception du personnage d’Haruo, il n’y a rien ici pour me faire aimer la distribution de Godzilla: The Planet Eater. Et lorsque les personnages ouvrent leur bouche pour faire une réflexion sur le sens de Dieu dans le quotidien, on n’en a rien à foutre.

Le problème est si profond que lorsque Haruo a une sorte de relation sexuelle avec une indigène, nous sommes incapables de dire, hors de tout doute, l’identité de la personne qui se dénude devant notre chevalier galant. Godzilla: The Planet Eater frise même le ridicule dans le dernier acte, où tout l’affrontement final pour sauver l’humanité ne comprend pas une bataille héroïque entre Godzilla et Ghidorah, qui ne font que se manger. Il comprend à la place un duel télépathique entre deux hommes enlacés au sommet d’une colline, et ce pendant trente minutes. Godzilla: The Planet Eater n’offre absolument rien à se mettre sous la dent. C’est aussi simple que cela.

Le seul argument pouvant défendre Godzilla: The Planet Eater demeure son aspect visuel. Au risque de me répéter pour la troisième fois, le divertissement se tire un peu dans le pied en se concentrant sur les mauvaises. L’ensemble de son univers continue à être générique. Mais cela n’empêche pas le divertissement d’offrir quelques bonnes images lorsque Godzilla se fait enlacer par des tentacules galactiques et lorsque Haruo obtient son duel final dans l’esprit d’un moine Jedi. Et, au niveau de l’action, vous l’aurez probablement deviné, Godzilla: The Planet Eater n’offre rien pour satisfaire l’admirateur en manque.

Passez votre tour. Godzilla: The Planet Eater sera très certainement le pire film de 2019.


Réalisation : Hiroyuki Seshita, Kôbun Shizuno

Scénario : Gen Urobuchi

Avec : Mamoru Miyano, Takahiro Sakurai, Kana Hanazawa, Tomokazu Sugita, Yûki Kaji, Reina Ueda, Ari Ozawa, Daisuke Ono,
Ken’yû Horiuchi

Godzilla: The Planet Eater
0.1

Résumé

Pour citer ce bon vieux Venom : Godzilla: The Planet Eater est comme un excrément dans le vent.

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Michaël Michaud

Cinéphile amoureux du cinéma de seconde zone et des films d'action.

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