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Paradis du cinéma d'action

Goodbye Bruce Lee: His Last Game Of Death (1975)

Résumé : Des images tournées avant la mort de Lee en 1973 sont mélangées à de nouveaux éléments dans cette histoire d’un maître de kung-fu contre des seigneurs de la drogue.

Critique : 

Après la mort de Bruce Lee, plusieurs ont senti la manne de cinéphiles qui allaient être en manque de leur acteur favori, tels des junkies. C’est ainsi qu’est né la Bruceploitation, un courant cinématographique où des producteurs avides d’argent créaient des films d’action avec des « clones » de Bruce Lee. On revient aujourd’hui sur l’un de ces classiques, Goodbye Bruce Lee: His Last Game of Death, mettant en vedette Bruce Li.

Après la mort de Bruce Lee, un certain Bruce Li est découvert. Tandis que des producteurs l’entraînent et le préparent à devenir la prochaine vedette du cinéma d’action, un jeune homme interprété par Bruce Li est involontairement enveloppé dans une arnaque à l’argent. Coincé avec une boite remplie de billets de banque, il n’aura pas d’autre choix que de secourir sa copine retenue en otage dans une « tour de la mort ».

Goodbye Bruce Lee: His Last Game of Death est un drôle d’oiseau. Peu importe comment on analyse le long-métrage, on revient toujours à la même question : « Pourquoi ? ». Cette question provient essentiellement du premier acte de l’oeuvre. Un acte qui change selon les versions du film que l’on a entre les mains. Dans celle qui nous concerne, nous avons le droit à une narration et à un documentaire sur la mort de Bruce Lee, qui comprend une entrevue avec le joueur de Basketball Kareem Abdul-Jabbar. Le tout débouche sur des séances d’entrainement de l’acteur Bruce Li. Ce dernier s’assoit ensuite avec des producteurs dans une salle de cinéma pour visionner Goodbye Bruce Lee: His Last Game of Death.

Le premier quart d’heure du film est comme vous pouvez le deviner très confus. Nous embarquons dans un voyage surréaliste. Rien n’a pas de sens dès que l’on analyse le film avec un esprit fermé. Par la suite, le divertissement prend un chemin assez classique avec notre héros qui se retrouve malgré lui dans une situation qui le force à utiliser ses talents en arts martiaux. Goodbye Bruce Lee: His Last Game of Death garde les choses simples, tous les personnages secondaires sont des méchants que Li devra affronter un jour ou l’autre

Le dernier tiers se conclut même avec un hommage à un classique de Bruce Lee alors que Bruce Li doit affronter en duel divers adversaires en gravissant les étages d’une tour. D’ailleurs, c’est durant ces séquences que l’acteur nous offre les meilleurs moments en termes d’action. C’est une remarque assez vide dans la mesure où Bruce Li est loin du talent de Lee. Il fait de son mieux avec ce qu’il a entre les mains et plus tard dans sa carrière, il se révélera être un combattant bien plus compétent. Mais ici, il est plus au niveau de quelqu’un qui tente de faire des arts martiaux qu’à celui du champion que nous devrions avoir devant les yeux.

Pour conclure sur une note cocasse, il faut souligner le travail de la trame sonore du divertissement. Pour quelques scènes, celle-ci emprunte la musique de James Bond. C’est assez comique il faut se le dire…

Goodbye Bruce Lee: His Last Game of Death est un cas un brin médiocre d’un projet qui tente de faire de l’argent rapidement avec des acteurs et des combats boiteux et une introduction essentiellement composée de collages photographiques. Ce film est pour les inconditionnels de ce sous-genre seulement, bien que certains seraient tentés par cette expérience cinématographie peu commune…


Réalisation : Bing Lin, Harold B. Swartz

Scénario : Donald Arthur, Lu-Yueh Lin

Avec : Bruce Li, Ching-Ping Wang, Chang Ma, Chung Lam

Goodbye Bruce Lee: His Last Game Of Death (1975)
1.5

Résumé

Goodbye Bruce Lee: His Last Game Of Death est un voyage étrange dans un monde encore plus unique.

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