Hanna – Saison 1 (2019)

Résumé : Hanna suit le parcours d’une jeune fille extraordinaire élevée dans la forêt, évitant ainsi la recherche implacable d’un agent de la CIA, tout en essayant de découvrir la vérité sur ses origines…
Critique : 

Voici notre critique de la première saison de la série Hanna. Dans le passé, le premier épisode de la série a déjà eu le droit à une critique alors que l’épisode fut diffusé dans le cadre du Super Bowl aux USA. Vous pouvez lire cette critique ici. Sinon, voici mon avis général de la première saison de la série. Sans spoilers bien que je vais vaguement parler d’éléments controversés de la série, d’éléments qui nous sont dévoilés au courant de la saison.
Hanna est une jeune fille dotée de facultés surhumaines. Elle vit dans la forêt avec son père qui lui prodigue un entrainement particulier. Lorsqu’elle s’aventure vers la civilisation, elle est capturée par une agente de la CIA, responsable de la mort de son père. Hanna parvient à s’échapper à ses ravisseurs, ce qui l’entraîne dans une course contre la montre afin de retrouver son père, tout en s’adaptant à la vie en société.
Lors de la critique du premier épisode de la série, des doutes furent émis sur la longévité possible du programme télévisuel. Après avoir vu l’intégrité de la première saison d’Hanna, il est clair que le créateur de la série, David Farr (qui a écrit le scénario du film Hanna) a eu la même pensée. Pour adapter son long-métrage en plusieurs épisodes, Farr a tenté d’attacher des éléments d’un autre succès hollywoodien, de façon intentionnelle ou pas, pour créer un amalgame parfois étrange et souvent long.
Dès le départ, on sent de la série tente de combiner l’histoire d’une adolescente qui doit survivre aux aléas de la vie d’une adolescente typique et moderne, avec tout le tralala d’une série d’espionnage sérieuse. Parfois ces mélanges se font sans problèmes, mais ici Hanna souffre terriblement d’un manque de constance. Le début de la série est prometteur et intéressant. La conclusion de la série est tout aussi intéressante, bien que peu originale. Entre les deux, Hanna a de sérieux temps morts que le niveau de qualité d’écriture ne permet pas de combler.
La série nous demande d’explorer la vie d’une gamine qui tente de se mélanger une famille de touristes, puis aux fréquentations de l’ainée de la famille. On suit alors l’héroïne qui goute aux plaisirs de la vie, tels l’alcool ou un amour de jeunesse. Des moments essentiels pour développer le personnage phare de la série, mais qui minent sérieusement Hanna. La première saison de la série aurait facilement pu être amputée d’un ou deux épisodes, sans pour autant perdre l’essence de ce qui la rend bonne par moments. On sent qu’elle tente d’attirer un public jeune et moderne au détriment de la population en général. En fin de parcours, Hanna se reprend, à un point tel qu’il faut parler de l’éléphant dans la pièce.
Il serait facile de comparer Hanna (le film) et Hanna (la série). Les premiers épisodes nous permettent cette facilité, mais par la suite la série prend une tout autre tournure. En effet, elle reprend des passages entiers du film Logan sorti en 2017. Il est presque impossible d’en dévoiler plus pour ne pas spolier la série ou Logan. Mais, on dirait que David Garr a repris des passages entiers de la superproduction pour les adapter à son propre univers. Attention, le tout peut être extrêmement divertissant, comme lorsque la petite Hanna se déchaîne et tue des ennemis, les uns après les autres. Mais le tout devient très prévisible, alors que l’on sait déjà où Hanna compte conclure sa première saison.
Sinon, sur un point de vue technique, l’oeuvre n’a que peu de choses à se reprocher. Elle est jolie du début à la fin. Les réalisateurs se succèdent pour nous faire visiter la majeure partie d’Europe et des séquences d’action splendides, bien que peu nombreuses. Par contre, on peut noter que la production a tenté d’économiser en utilisant les mêmes morceaux musicaux, originaux et populaires, pour meubler les huit épisodes de la première saison d’Hanna. Certains sont jolis, d’autres sont insupportables…
Dans le rôle principal, Esme Creed-Miles est assez solide. L’actrice débute dans le métier (selon IMDB). Cela peut se ressentir durant quelques moments plus émotionnellement chargés. Mais il n’y a pas d’inquiétudes pour le reste de la série. Joel Kinnaman (RoboCop) est aussi solide en tant que le père adoptif d’Hanna. Il n’est pas aussi présent que l’on puisse espérer. Mais Kinnaman a été une valeur sûre pour toute cette vague d’épisodes. Cependant, la palme d’or revient à Mireille Enos (Sabotage). L’actrice est terrifiante et spectaculaire. Par contre, elle parvient à dégager l’humanité d’une tueuse qui n’est peut-être pas le plus grand requin à nager au milieu de cet océan télévisuel.
Hanna est solide, mais elle est ennuyeuse, peu originale et elle n’est peut-être pas faite pour tout le monde. Les goûts sont subjectifs et je suis certain qu’Hanna saura toucher un public, et ce pour les nombreuses saisons à venir.


Créée par : David Farr
Diffusée sur : Amazon Prime
Avec :  Esme Creed-Mile, Mireille Enos, Joel Kinnaman, Rhianne Barreto, Khalid Abdalla, Justin Salinger, Félicien Juttner

Hanna - Saison (2019)
2.5

Résumé

Hanna sera peut être capable d’être un divertissement incontournable mais en attendant, la série trébuche à son départ.

Envoi
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