Hawk's Vengeance (1996)

Résumé : Hawk, un marine britannique, va aux funérailles de son frère policier qui enquêtait les enlèvements mystérieux et les meurtres d’un gang asiatique. Bien que les preuves pointent un groupe de Nazis, Hawk découvrira rapidement une plus grand conspiration lorsqu’il tentera d’obtenir vengeance.

Critique :

Durant les années 90, le monde du DTV était en pleine expansion avec de nombreux films d’action qui surfaient sur une vague amorcée dans la précédente décennie. Pour composer avec des budgets maigres, ces divertissements étaient souvent tournés hors des États-Unis, comme ce fut le cas avec Hawk’s Vengeance, une production réalisée dans la belle métropole québécoise, Montréal.
Se voulant être une suite non officielle de Snake Eater (trilogie de films d’action mettant en vedette Lorenzo Lamas), Hawk’s Vengeance est en réalité une suite de la populaire franchise où quelques noms ont été modifiés lorsqu’il fut impossible de faire une suite « officielle ». Il en découle un long-métrage qui tente désespérément d’être un Snake Eater 4, sans être un Snake Eater 4, mais qui se vit comme un mauvais Snake Eater 4, apportant par le fait même beaucoup de confusion au sein de son histoire. On y suit un agent des forces spéciales britanniques voyageant aux États-Unis pour retrouver le coupable du meurtre de son demi-frère (un faux clone de Snake Eater) et pour le tuer.
Au milieu de ce foutoir, Gary Daniels interprète le policier britannique; une sortie de Martha Stewart de la police britannique qui gagne sa vie en réalisant des vidéos démontrant des tactiques policières. L’histoire de Hawk’s Vengeance ne se développe guère par la suite, car le long-métrage n’est qu’une succession de scènes d’action qui sont séparées de quelques lignes de dialogue. Le premier tiers du long-métrage peut se résumer ainsi : Scène d’action, scène d’action, funérailles, scène d’action, scène d’action, scène d’action. Il est clair qu’Hawk’s Vengeance n’a pas de véritable scénario. Dès que les personnages ouvrent la bouche, le long-métrage coupe rapidement à une scène d’action pour éviter qu’ils déblatèrent d’horribles dialogues.
Mais étrangement, l’absence de scénario est la seule force scénaristique de Hawk’s Vengeance. Un agent des forces spéciales ayant soif de revanche est en théorie l’une des histoires les plus utilisées du cinéma d’action et est une histoire terriblement facile à écrire. Sauf qu’ici, le tout devient rapidement stupide et ennuyeux avec des personnages qui ne font que grogner. Si stupide que lorsque notre héros doit s’infiltrer dans un entrepôt rempli de six ou sept criminels, il n’a d’autre choix que de louer un costume d’officier de train dans un commerce local, de s’improviser pompier et d’offrir des cigares aux criminels. Un plan tellement plus logique que d’entrer de force en étant armé de quelques fusils et de ses talents en arts martiaux.
Techniquement parlant, Hawk’s Vengeance fait pâle figure. Marc F. Voizard (Les aventures de la courte échelle) n’apporte rien de très personnel à son ombre, se contentant de filmer le tout avec ennui. Le long-métrage n’a pas de rythme ou d’émotion avec des scènes qui se succèdent sans fil narratif. Si cela fonctionne presque durant les scènes d’action, grâce à Gary Daniels, dès que les personnages ouvrent la bouche, nous n’avons qu’une seule idée : dormir!! Également, Voizard ne tente à aucun moment de camoufler le fait qu’il tourne son long-métrage au Québec; même que personnellement, en n’ayant jamais mis les pieds à Montréal, je savais dès les premiers instants que ce film « américain » se déroulait à Montréal…
Au niveau de la distribution, il n’y a que Gary Daniels (The Expendables) qui brille avec un niveau d’interprétation supérieur au reste de ses confrères et avec un talent inné pour le cinéma d’action. Et si nous excluons Jayne Heitmeyer (Earth: Final Conflict), il n’y a guère d’acteurs connus et célèbres dans cette production. Néanmoins, il est possible de retrouver quelques acteurs québécois dans Hawk’s Vengeance, comme Russell Yuen (Les Dangereux) ou Sylvain Massé (L’auberge du chien noir) dans des rôles de soutien.
Bien que Hawk’s Vengeance ne lésine pas dans la violence, il n’a malheureusement rien d’autre à offrir. Les dernières minutes offrent un divertissement solide, mais entre temps, nous devons constamment combattre une envie de sommeil dans un scénario qui repose essentiellement sur le charisme et les coups de pied de son acteur principal. Nul doute qu’il y a de bien meilleurs films dans la filmographie de cet acteur culte.


Réalisation : Marc F. Voizard

Scénario : Jim Cirile, John Maxwell

Avec : Gary Daniels, Jayne Heitmeyer, Cass Magda, George Chiang, Vlasta Vrana, Charles Biddle Jr., Catherine Blythe

Hawk's Vengeance (1996)
1.5

Résumé

Hawk’s Vengeance n’est destiné qu’aux nostalgiques de Gary Daniels, sans plus.

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