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Paradis du cinéma d'action

Heat (1986)

Résumé : Mex, un mercenaire et joueur compulsif, tente par tous les moyens de protéger ses amis.

Critique : 

C’est avec une certaine ouverture que j’ai débuté mon visionnement de Heat, le film de 1986 avec Burt Reynolds (Boogie Nights), un film que l’on ne doit pas confondre avec Heat, le film de 1995 avec Al Pacino (The Godfather) et Robert DeNiro (GoodFellas). C’est un avertissement que je me devais faire dès la première ligne afin d’éviter toute erreur de compréhension. Mais, pour revenir à mon ouverture, j’étais un spectateur intrigué par Heat. Il n’y a aucune bande-annonce pour me présenter le long-métrage sur Youtube et un remake avec Jason Statham (Transporter) vient de sortir en salles et en vidéo-sur-demande au Québec, ramenant ainsi le long-métrage de 1985 sous les feux de la rampe. Ces deux éléments ont aiguisé mon intérêt et ont généré la critique que voici.

Heat est un long-métrage avec de nombreux problèmes. Heat est une adaptation d’un roman (Un roman du même nom, écrit par un certain William Goldman, un romancier et grand scénariste Hollywoodien.) écrite par Goldman (Butch Cassidy and the Sundance Kid, A Bridge Too Far, The Princess Bride, Misery, Last Action Hero…) lui-même. Nous pouvons donc penser, avec quelques réflexions, que Goldman serait, en théorie, la personne apte pour écrire l’adaptation de son propre roman, mais c’est faux.

Le film pioche dans plusieurs genres cinématographiques et échoue royalement à une tâche toute simple, celle de nous divertir. Je vois la structure de Heat comme ceci : Heat est un western moderne, qui aussi une comédie digne de Burt Reynolds, un film d’action pur et dur, un film sur la mafia, un film horrifique du genre «Rape and Revenge», un «buddy-movie» (Comme Lethal Weapon, Beverly Hills Cop, etc.), un film «d’arts martiaux» (Comme Karate Kid) et un film sur les jeux de cartes. L’ensemble de ces genres crée un bordel scénaristique (littéralement) peu intéressant à suivre avec une intrigue qui va dans tous les sens. Il n’y a aucune logique de la part de Goldman, ce dernier n’apportant aucun antagoniste (Le méchant de service apparaît dans une scène, avant de revenir dans l’affrontement final, et il est plus un enfant difficile qu’une véritable menace.), aucune gestion de personnages (Seul le personnage de Peter MacNicol (Ally McBeal) est intéressant à suivre.) et aucune sensation de divertissement réel pour le spectateur.

Comme si ce n’était pas suffisant, le long-métrage a eu cinq réalisateurs (Seulement Dick Richards est crédité au générique et il m’a tourné que 40% du produit final. Richards ayant quitté le navire après que Reynolds l’ait attaqué. Drôle d’histoire…) et c’est un fait que l’on ressent dès le départ. Malgré que dans l’ensemble la réalisation de Heat est (trop) télévisuelle et est d’une monotonie uniforme, nous sommes capable de distinguer les différents styles de réalisation. D’ailleurs, il me faut donner une mention honorable à la personne qui a filmé le combat entre un Reynolds et trois hommes dans une chambre d’hôtel. C’est la première (de deux scènes d’action) et le réalisateur anonyme a tenté différents artifices pour animer le combat. Il zoome l’objectif sans aucune raison, il ajoute des bruits d’ambiance d’une sonorité très douteuse, il utilise des ralentis, il fait plusieurs arrêts sur image, il fait plusieurs répétitions au montage, le tout en moins d’une minute.

Au-moins, le deuxième affrontement, qui est par-extension la séquence finale du film, est bien réalisé, offrant un bon moment de divertissement. Cette séquence s’éternise un peu, je vous l’accorde, mais elle m’a offert mon seul moment jouissif, malgré qu’à un moment, quelqu’un a eu la bonne idée de «lancer» Burt Reynolds (Ou sa doublure) dans les airs pour le transformer en un ninja, le temps d’un plan de caméra. Ensuite, il me faut mentionner la trame musicale de Michael Gibbs (Hard Boiled), qui se veut être un mélange entre une musique d’ascenseur et la trame sonore d’une série télévisée des années 80. Avec le scénario et la réalisation qui se veulent non-divertissantes, on doit maintenant ajouter la trame sonore qui se croit être sur les anti-dépresseurs, avec des airs monocordes qui seraient parfaits pour meubler les couloirs d’un hôpital.

Et puis, il y a le casting de Heat qui repose uniquement sur les épaules de Burt Reynolds et de Peter MacNicol. Dans le rôle principal, Reynolds est fait un boulot adéquat, même si l’on peut sentir à de multiples occasions qu’il n’est aucunement intéressé par son propre film et qu’il est un peu limité dans les scènes d’action, où sa présence donne un aspect involontairement comique à ces dernières. MacNicol est assez doué dans son rôle d’homme qui veut avoir un garde du corps pour gagner 25 dollars au casino. Le restant du casting est assez banal, alternant entre des bonnes performances et des horribles performances, que la majorité des acteurs secondaires offrent.

Malgré un final enlevant, Heat n’est pas un grand film. Chaque aspect du long-métrage est un aspect raté, sur de nombreux points. Heureusement, ce film a connu un remake, intitulé Wild Card. Peu importe si la relecture est supérieure à l’original, on doit constater que ce film de 1986 est un échec lamentable. L’habit ne fait pas le moine et ce film confirme cette expression, puisque ce film a un scénariste gagnant de plusieurs Oscars, mais il ne parvient pas à être intéressant.

1.25/5

Réalisation :  Dick Richards

Scénario : William Goldman

Avec : Burt Reynolds, Karen Young, Peter MacNicol, Howard Hesseman, Neill Barry, Diana Scarwid, Joseph Mascolo, Alfie Wise, Deborah Rush, Wendell Burton

Heat (1986)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
1.9

En conclusion

Avant son remake, Heat était un film que la communauté cinéphile avait passé aux oubliettes, et heureusement, dans quelques semaines, Heat va retourner aux oubliettes…

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