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The Inglorious Bastards (1978)

Résumé : Des soldats en voie d’être expulsés aux États-Unis pour différents méfaits, se retrouvent malgré-eux coincés au beau milieu de l’Occupation Française par les Nazis.

Critique : 

Mesdames et messieurs, voici The Inglorious Bastards, le film qui a inspiré Quentin Tarantino dans sa démarche lors de la création d’Inglourious Basterds. Es-ce un remake?? Non. Es-ce une copie?? Non. La réponse sera dévoilée dans une critique prochaine, mais pour l’instant, concentrons-nous sur The Inglorious Bastards.

D’emblée, il me faut vous avouer que ce long-métrage a traîné pendant une bonne année dans mon salon, avant que j’ose le regarder dans le cadre de ce texte. Avec beaucoup d’étonnement de ma part, je dois admettre que je viens d’ajouter un nouveau classique du cinéma à ma bibliothèque. The Inglorious Bastards a quelques défauts certes, mais c’est un sacré divertissement.

Le concept de départ est simple, mais efficace. Une bande de soldats criminels qui sont laissés à eux-mêmes dans le milieu de la Seconde Guerre Mondiale. À partir de ce moment-là, cette prémisse n’est qu’une excuse pour faire vivre à notre commando des péripéties plus étranges et/ou hilarantes, les unes que les autres. Parmi ces dernières, nous pouvons compter une bataille entre les Américains et les Allemands, alors que nos héros se cachent dans des trous, au milieu du champ de combat ou la découverte de femmes-soldats nazis nudistes et chaudes. Vous trouvez cela ridicule?? Étonnamment, je n’ai jamais autant ri dans un film sur la Deuxième Guerre Mondiale, sans que le long-métrage tombe dans la parodie ou dans l’excès. En fait, le seul défaut du scénario (et du film en général), c’est qu’il n’y a aucune ligne conductrice, aucune ambition. Contrairement à Dirty Dozen ou à Inglourious Basterds, ses plus proches rivaux, The Inglorious Bastards n’a aucune vue d’ensemble. Nous avons tout simplement une poignée d’hommes qui survivent, sans aucun but. Certes,  ils veulent se rendre en Suisse, mais ce n’est qu’une excuse pour nous offrir l’enchaînement de scènes que représente ce film.

Au casting, nous avons une panoplie d’acteurs européens (Un casting qui se révèle être fort compétent.), qui sont entourés par Bo Svenson (Heartbreak Bridge) et Fred Williamson (From Dusk Till Dawn). Ces deux auteurs ont fait tellement de films ensemble, qu’il est inutile de mentionner leur incroyable chimie, sans parler de la chimie des acteurs en général qui est excellente. Mais, la cerise sur le gâteau, c’est Michael Pergolani, dans son premier et unique rôle au cinéma (En-dehors d’un mystérieux film Italien dont IMDB ne connaît que le titre et le casting.). Il a été la principale source de mes rires, cet homme est un véritable Louis de Funès Italien. Également, il faut mentionner que Fred Williamson a fait toutes ses cascades, ce qu’il faisait à cette époque. C’est peut-être un détail anodin, mais à l’exception de Jackie Chan, je ne connais peu d’acteurs qui auront le courage de sauter sur un train en marche, sans fils, harnais de sécurité ou cascadeurs.

De plus, on doit souligner le travail d’Enzo G. Castellari (Keoma) qui est parvenu à gérer l’ensemble des acteurs qui filmaient dans leur langue respective, comme dans un bon vieux western de Sergio Leone. Et, surtout, on doit souligner le travail du réalisateur, qui a du composer avec une nouvelle législation italienne (Puisque c’est un film Italien.) l’obligeant à rendre tous les fusils utilisés dans la production, ce qui l’a obligé de finir le film avec des fusils en plastique, un détail qui est invisible à l’œil nu. (Ce problème ayant été évoqué lors d’une entrevue entre Castellari et Tarantino, une entrevue disponible dans l’édition DVD restaurée du film.) Pour ce qui est du reste de son travail, la réalisation de Castellari est assez conventionnelle, mais diablement efficace. La production bénéficiait surement d’un budget minuscule, comme c’est le cas dans la plupart des productions Italiennes de l’époque. Et pourtant à aucun moment, cela ne parait à l’écran, grâce au génie de Castellari. The Inglorious Bastards pourrait être sorti de la machine Hollywoodienne, tellement que le résultat est convainquant. Pour sa part, le compositeur, Francesco De Masi, a créé une chanson-thème excellente, qui joue à plusieurs reprises durant tout le long-métrage. C’est ce qui arrive lorsque l’on n’a qu’une bonne chanson…

Une véritable surprise pour ma part, il reste que The Inglorious Bastards fait partie de la crème du cinéma d’exploitation italien des années 70/80. Un film, trop méconnu, que je recommande à tous ceux qui cherchent un bon moment décomplexé sans prise de tête, avec des Nazies nudistes…

4.25/5


Réalisation : Enzo G. Castellari

Scénario : Sandro Continenza, Sergio Grieco, Romano Migliorini, Laura Toscano, Franco Marotta

Avec : Bo Svenson, Peter Hooten, Fred Williamson, Michael Pergolani, Jackie Basehart, Michel Constantin, Debra Berger, Raimund Harmstorf, Ian Bannen

The Inglorious Bastards (1978)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
3.9

En conclusion

Vous cherchez un bon film décomplexé sur la Seconde Guerre Mondiale?? Ne cherchez plus et achetez The Inglorious Bastards… (Surtout la version restaurée avec un documentaire/entrevue entre le réalisateur du film et Quentin Tarantino.)

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