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Inglourious Basterds (2009)

Résumé : Un groupe de soldats en France Nazie planifie le meurtre de plusieurs Allemands dans un cinéma, lors d’une première de cinéma, ce qui coïncide avec les plans de la propriétaire qui souhaite brûler son établissement pour assouvir une vengeance personnelle…

Critique : 

Quentin Tarantino (Pulp Fiction) est l’un des grands réalisateurs d’Hollywood encore actif, mais pourtant, Inglourious Basterds est de loin un de ses plus mauvais films. Librement inspiré d’un long-métrage italien, The Inglorious Bastards, Inglourious Basterds emprunte quelques traits à son ancêtre, comme certains personnages (Les personnages de Mélanie Laurent (Now You See Me) et de Jacky Ido (Lockout) sont très, très, très librement inspirés de celui de Fred Williamson (Black Cobra) et d’une infirmière qui avait perdu ses parents dans le film des années 70.) et certaines situations (Le fait que le plan du final consiste à infiltrer des Américains en tant qu’Allemands.). Pourtant, Inglourious Basterds ne tombe pas dans le remake ou dans le reboot. Les deux films sont des entités indépendantes et uniques.

Par-contre, dans sa tentative de proposer un divertissement unique, Quentin Tarantino, qui signe le scénario et la réalisation, crée par inadvertance un film de conversations de tables et de bureau. Attention, j’adore le style de Tarantino, ses dialogues mémorables et ses situations qui rendent hommage au cinéma d’exploitation des années 70/80, et ces aspects sont mis en évidence ici, mais lorsque la moitié (ou presque) d’un long-métrage sur des Américains tueurs de Nazis repose sur des conversations entre deux personnes (ou plus) autour d’une table, on risque de s’ennuyer un peu. Surtout lorsque le dit long-métrage dure deux heures et demie. D’ailleurs, les bâtards, les personnages titres du film, ne sont présents, que pour une moitié du long-métrage, la structure narrative décousue, digne de Tarantino, étant l’une des causes de ce problème.

Néanmoins, le texte nous pond un des meilleurs antagonistes des dernières années, en la personne du colonel Hans Landa. Il n’est même pas étonnant que l’acteur, Christoph Waltz (Django Unchained), a gagné un Oscar pour sa performance magistrale. Le reste du casting est plutôt bien, avec un Brad Pitt (Fight Club) charmant dans le rôle titre, un Tim Roth (Hostel) assez sympathique, et une Mélanie Laurent fort jolie. Si vous faites attention (Et que vous regardez le long-métrage en version originale.), vous aurez la chance de remarquer les caméos de Mike Myers (Austin Powers), de Bo Svenson (Heartbreak Ridge) d’Enzo G. Castellari (Ces derniers sont, respectivement, la vedette et le réalisateur du film de 1978, et vous pourrez les voir dans le final si vous êtes attentifs.), de Samuel L. Jackson (Star Wars) et d’Harvey Keitel (Ces derniers, des habitués de Tarantino, ont des petits rôles vocaux.).

À la réalisation, Tarantino fait un travail impeccable, comme à l’habitude. Certains directeurs auraient réellement besoin de suivre un cours avec cet homme comme professeur, puisque certains de ses plans, comme le moment où Mélanie Laurent regarde dans une fenêtre, ce qui nous donne à la caméra trois visages, le sien, un reflet et une affiche sur un mur, pour un plan d’une grande beauté.

En fait, le seul problème avec son travail derrière la caméra, c’est le nombre anormalement élevé de faux-raccords. Es-ce son erreur et celle de la monteuse (Sally Menke, une collaboratrice de longue date, morte peu de temps après la sortie du long-métrage.)?? Peu importe, il reste que c’est un détail flagrant qui m’a marqué durant mon visionnement d’Inglourious Basterds. Par-contre, je pouvais me consoler en étant son choix de trame sonore. Préférant l’utilisation de vieux classiques, plutôt que la création d’une musique originale par un compositeur, Tarantino s’est permis, avec ce film, de ressortir le travail de plusieurs compositeurs oubliés des cinéphiles, comme Ennio Morrione, un mastodonte de la musique cinématographique italienne.

Malgré un ennui important, Inglourious Basterds reste un bon long-métrage, d’une qualité technique que peu d’artisans ne peuvent atteindre. Cependant, à cause de ses problèmes de scénario, de montage et de longueur, Inglourious Basterds parvient à être, dans mon humble opinion, une tache dans le Curriculum Vitae de Quentin Tarantino. Une tache infime certes, mais une tache quand même…

3.25/5


Réalisation : Quentin Tarantino

Scénario : Quentin Tarantino

Avec : Brad Pitt, Mélanie Laurent, Christoph Waltz, Eli Roth, Michael Fassbender, Diane Kruger, Daniel Brühl, Til Schweiger, Mike Myers

Inglourious Basterds (2009)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
3.7

En conclusion

Inglourious Basterds est un long-métrage avec beaucoup de défauts et de qualités. Apprécié par de nombreux cinéphiles, ce film ne laisse, malheureusement, de glace sur de nombreux aspects…

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