Invasion USA (1985)

Résumé : Un dangereux soviétique décide d’envahir les États-Unis, et le seul pouvant l’empêcher, est son ancien ennemi, Matt Hunter (Chuck Norris, The Delta Force)…

Critique : 

Premier véritable film où Chuck Norris acquiert des supers-pouvoirs qui le rendront légendaire, je parle ici de la téléportation qui lui permet de TOUJOURS être au bon endroit, au bon moment, pour arrêter les terroristes aux quatre coins de la Floride, avec son camion, et une journaliste sans grande importance qui semble être là que pour mettre une présence féminine dans le long-métrage. Et en plus de ses téléportations, nous trouvons ici quelques-unes de ses meilleurs «punch-lines» à vie, d’ailleurs, celle de la «pite» dans le «tupperware» est ma préférée.

Au milieu de ce nanar flirtant avec la science-fiction, nous avons une histoire, mais surtout des méchants cons, mais cons… Quoi de mieux pour envahir l’Amérique que des bateaux de la Seconde Guerre mondiale et des camions de livraison… Quoi de mieux pour s’assurer de la faisabilité de son plan que de tenter de tuer Chuck Norris, chez lui, mais de le manquer, car il coupait virilement du bois avec sa tronçonneuse jaune, et il n’y avait que son ami indien (Je spécifie le fait qu’il soit indien, parce que ça semble un truc «important», pour les policiers du film)… Quoi de mieux comme tactique que de se payer un «trip» de Bazooka en banlieue américaine, à Noël, ou de tirer sur des papiers dans un pièce remplie de bureaux vides pour attaquer les USA… Et quoi de mieux que des mercenaires tellement stupides, qu’un d’entre eux se fait remarquer en déposant peu subtilement une bombe dans un centre commercial et, qu’ensuite, dans la course-poursuite qui en découle avec Chuck Norris et la journaliste, le co-pilote échappe sa grenade sans son véhicule avant d’exploser…

Dans le duo d’ennemis mortels, nous avons Chuck Norris et Richard Lynch. Pour le premier, il faut dire que j’ai été un peu déçu, car entre sa téléportation, ses moments introspectifs, comme devant un parc d’attractions qui a explosé et ses combats à l’uzi qu’il tient de façon virile au niveau de ses pectoraux avec des lanières de cuir, camouflés dans une chemise en jeans, il ne fait pas d’arts martiaux et il est un piètre acteur… Son vis-à-vis joue à 110%. Mais, si on exclut sa coiffure légendaire (Il ne se décoiffe pas), ses moments philosophiques sur l’Amérique et, une première à mon avis dans tous les films que j’ai vu dans ma vie à ce jour, un méchant qui se réveille en sueur d’un rêve mettant en vedette Chuck Norris, il parvient à être plus mauvais que Chucky

Que reste-il à sauver de ce long-métrage?? D’abord, il faut dire qu’il est devenu célèbre, voir même culte, donc c’est comme la recette de fèves au lard de grand-maman, ça goûte mauvais, mais on se doit de la respecter, surtout si Chuck Norris est un des ingrédients… Aussi, je dois admettre que les scènes d’action sont divertissantes et que, pour une rare fois dans l’histoire d’Hollywood, le réalisateur, Joseph Zito (Friday the 13TH : The Final Chapter), a pensé à un détail anodin, un impact de balle, sur un mur, le projectile ne fait pas juste un trou, mais il arrache aussi un peu de bois et de peinture… Sinon, le film reste un gros nanar culte avec Chuck Norris, et juste cela, vaut le déplacement!!


Directeur : Joseph Zito

Scénariste : James Bruner, Chuck Norris, Aaron Norris

Acteur : Chuck Norris, Richard Lynch, Melissa Prophet, Alexander Zale

A propos de Michaël Michaud 570 Articles
Cinéphile amoureux du cinéma de seconde zone et des films d'action.

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