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Paradis du cinéma d'action

Jumanji (1995)

Résumé : Lorsque deux enfants trouvent et jouent à un jeu de société magique, ils libèrent un homme pris au piège pendant des décennies – et une multitude de dangers qui ne peuvent être arrêtés qu’en terminant le jeu.

Critique : 

Un classique du cinéma américain va fêter l’année prochaine son vingt-cinquième anniversaire. Jumanji a touché un vaste public rempli de nostalgie, malgré un accueil qui fut assez froid à l’époque. Il est temps de voir si le divertissement tient toujours la route des années plus tard alors que les superproductions modernes sont de plus en plus grosses, avec des effets spéciaux repoussant les limites de l’imaginable.

Après avoir été piégé dans une jungle se trouvant au cœur d’un jeu de société pendant 26 années, Alan, un homme ayant la maturité d’un enfant, retrouve enfin la liberté. Mais il est immédiatement contraint de reprendre le jeu par les nouveaux propriétaires de son ancienne maison familiale, et cette fois, des créatures sauvages de la jungle sont libérées dans leur ville. Alan doit les arrêter, mais comment?

Tentant de repousser les limites des effets spéciaux, Jumanji est le genre de divertissement qui nous lance tout à la figure en espérant que le tout fonctionne. Le divertissement de Joe Johnston (Captain America: The First Avenger) jongle avec de nombreux genres, voguant entre l’horreur, la comédie, l’action, le divertissement pour enfant et le drame. En général, cette approche est à l’origine de nombreuses critiques du genre « Ce film n’a aucune vision. Ce film est trop éparpillé. ».

Ici, la présence de Robin Williams agit comme un agent unificateur et dès qu’il surgit à l’écran, Jumanji prend véritablement forme. La première section, centrée sur les enfants, est de loin faible. Même que c’est la principale raison qui fait que Jumanji n’a pas une place mémorable dans mon esprit. Cette section est essentiellement pour introduire les enjeux ainsi que le passé d’Alan avec son père, les brutes qu’il affrontait à l’école ainsi que son amour de jeunesse. Par contre, si Johnston parvient à garder un équilibre des genres dans le reste de son oeuvre, ici on a l’impression que le cinéaste se cherche et qu’il filme ces scènes par obligation, et non par passion.

Heureusement, Robin Williams se révèle être le remède parfait pour ce film. Il parvient à rendre cette montagne russe de tons et de genres cohérents. Il valse avec perfection entre la lumière du jeune garçon qu’il fut jadis, avec la terreur et la noirceur de son exil dans un monde parallèle peuplé de mille dangers. Il est certain que le concept de voir l’acteur affronter de multiples dangers en compagnie d’enfants était, pour l’époque, une excellente idée; qui est aujourd’hui tout aussi solide. Jonathan Hyde (The Mummy) a également une présence mémorable, alors que l’acteur interprète un chasseur à la poursuite d’Alan, un chasseur qui fut très certainement la terreur de plusieurs gamins durant les années 90.

Sinon, il faut souligner à nouveau la force du réalisateur Joe Johnston. Visuellement parlant, il ne cesse de construire des séquences de plus en plus spectaculaires qui mélangent des effets spéciaux impressionnants. Il alterne sans cesse entre des effets spéciaux pratiques et numériques; passant d’une plante qui mange une voiture à des adultes qui surfent sur un raz de marée urbain.

Sans aucun doute, des centaines d’artistes ont fait beaucoup d’heures supplémentaires pour faire du long-métrage un tel succès qui ne gagne au fil des années que très peu de rides. Le seul élément révélateur de l’âge du divertissement se trouve dans le pelage de petits singes qui sèment le trouble tout au long de Jumanji. Ils étaient très certainement laids en 1995. Et bien aujourd’hui, ils sont tout simplement hideux.

À peu près tout a été dit par de nombreux critiques au sujet de Jumanji. Il n’empêche que le divertissement offre un bon spectacle à l’ancienne; un spectacle issu d’une époque où l’on pouvait encore être éblouit à la vue de dinosaures dans une salle de cinéma.


Réalisation : Joe Johnston

Scénario : Jonathan Hensleigh, Greg Taylor, Jim Strain, Chris Van Allsburg

Avec : Robin Williams,  Jonathan Hyde, Kirsten Dunst, Bradley Pierce, Bonnie Hunt, Bebe Neuwirth, David Alan Grier, Patricia Clarkson

Jumanji (1995)
3.8

Résumé

Jumanji joue avec notre imagination et nous transporte dans un monde où tout est possible.

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