Actionerd

Paradis du cinéma d'action

Left Behind (2014)

Résumé : Un groupe de survivants sont oubliés par Dieu, lorsque ce dernier décide de rappeler ses âmes au Paradis, forçant ainsi ceux qui restent sur Terre à survivre au chaos…

Critique : 

Je sais que je vais regarder un mauvais film lorsque je mets un DVD dans mon lecteur et que ce dernier me refuse l’accès à la trame sonore originale pour mon visionnement (Cela m’a pris cinq essais!!). Je sais que je vais regarder un mauvais film lorsque le menu principal du DVD sépare les «Special Features» des «Bonus Features». Je sais que je vais regarder un mauvais film lorsque le DVD refuse de me dire le temps écoulé dans ma lecture du dit DVD. Je sais que je vais regarder un mauvais film lorsque j’ai un page de notes négatives (Écrites à la main, je dois dire…) après dix ou quinze minutes.

D’entrée de jeu, je dois dire que mon opinion sur la religion est neutre. Je suis athée, mais j’ai été assez religieux pour être servant dans une église, dans ma vie antérieure. Donc, Left Behind sera jugé comme un vrai film, et non comme un film sur Dieu. En tant que tel, Left Behind est un mauvais film sur tous les niveaux possibles.

D’abord, il faut parler du scénario, de Paul Lalonde (De la trilogie Left Behind. Et oui, nous avons ici un remake…) et de John Patus (Également de la trilogie Left Behind). Même si le texte est mauvais, involontairement drôle et douteux (Les anglophones ont le terme «creepy», qui qualifiait mieux la situation.), il nous offre une scène de génie où le long-métrage semble être conscient de sa médiocrité et où il nous l’affirme. Durant tout le film, Left Behind agresse le spectateur à coups de religion, en enfonçant ce cou jusqu’à ce que cela soit indigeste, et dans une scène, Lea Thompson (Back to the Future) nous dit que c’est normal, que c’est la façon de présenter la religion qui est ainsi, de cette manière horrible et dégoûtante, que nous devrons la fermer et que nous devrions écouter. Face à cette scène d’un génie machiavélique, j’ai fait que Léa disait, et j’ai écouté… Cela n’a rien donné.

Le long-métrage aurait pu être gagnant sur le point de la religion, mais avec des scènes, qui, dès le début du film, présentent les religieux, pour la majorité d’entre-eux, comme étant des garces, venant des mauvais films pour adolescentes. Mais attention, les non-religieux se font également malmener. Selon Left Behind, les pêcheurs (Et les personnes qui vont à l’université et les journalistes par-association), c’est-à-dire nous, sont des êtres infectes qui volent, violent et tuent sans pitié. Et cette affirmation, le long-métrage le démontre dans la majorité de ses scènes, et à titre d’exemple, on peut noter un «célèbre» duo de voleurs en mobylette, œuvrant sous les ponts de New York…

À la réalisation, Vic Armstrong (21 ans après le sympathique Army of One) ne semble pas avoir de plaisir derrière la caméra. Le réalisateur n’est pas très inspiré, et sa réalisation est celle d’un téléfilm à l’eau de rose. La seule émotion que l’on pouvait sentir de sa part, ce fut lorsque la lentille de la caméra tentait de regarder le décolleté des actrices principales. Attention, Armstrong est un cascadeur et un second réalisateur brillant, mais lorsqu’il tente de démontrer ce talent dans Left Behind, tout part en vrille.

Dans la seule scène d’action du film (Il y a certes eu le moment où le scénario a tenté de nous convaincre qu’un Arabe était un terroriste et qu’il allait prendre le contrôle de l’avion avec sa brosse à dents…), qui se situe à la fin du film, et je tiens à dire que je ne vais pas trop spoiler (Même si j’en ai envie.), Cassi Thomson (Cop Dog) doit trouver un endroit où faire atterrir l’avion. Ce qui aurait pu être une scène palpitante, se résume à regarder l’actrice courir, courir, courir (À vitesse réelle, avec le caméraman qui ne bouge pas d’une miette.). Mais attention, revirement de situation, elle vole une moto, sa doublure roule à moto, sa doublure roule à moto… Mais Oh! Autre revirement, elle vole un camion, et elle pousse des clôtures de construction (Cinq morceaux de bois qui ont été cloués ensemble.), elle pousse des clôtures, elle pousse un cône en plastique, elle pousse des clôtures… Il y a bien autre chose sur le chemin qu’elle tente, avec intensité, de dégager, au cas où cinq morceaux de bois pourrait faire exploser un avion, mais je tiens à vous garder la surprise.

À sa décharge, le long-métrage bénéficie d’un budget assez faible (Autour de 15 millions.) qui ne lui permettait pas d’assouvir son «ambition». Les effets par-ordinateur sont assez mauvais, en restant poli, surtout lorsque l’on pense à l’horrible photo de famille, qui apparaît dans plusieurs scènes et dans les mains de quelques personnages. Nicolas Cage et Lea Thompson n’étaient pas là pour prendre cette photo, pour ils ont été mis dans l’image grâce à Photoshop, sauf que c’est tellement bâclé, que les deux acteurs semblaient être peinturés à la main par un caricaturiste. Également, le long-métrage n’a pas assez d’argent pour avoir un bon compositeur, puisque Jack Lenz (Little Mosque on the Prairie) a décidé de ressortir des restants de trames sonores. Parfois le mélange est étrange, comme dans une scène, dans le premier tiers du film, où trois personnages se disputent au sujet de Dieu eu où Lenz décide d’y envoyer une musique sensuelle, jouée avec un saxophone et une guitare, comme musique de transition.

Au niveau des acteurs, il faut dire d’emblée que tous les personnages sont construits de façon horrible, sauf le personnage de Chad Michael Murray (One Tree Hill) que l’on peut aimer, si l’on est ouvert, un exploit pour ce film. Nicolas Cage passe la majorité du film dans la cabine de son avion (D’ailleurs, lorsqu’il y avait des turbulences, Left Behind m’a rappelé Star Trek…) et est assez crédible dans son rôle. Par-contre, l’acteur n’a pas toute la latitude pour exploiter à fond son talent, et il semble s’ennuyer par-moments. Chad Michael Murray est également agréable dans le rôle de Buck, sans plus. Pour les autres acteurs principaux, Cassi Thomson est très fade dans le rôle de la protagoniste principale, Martin Klebba (La saga Pirates at the Caribbean) est assez ennuyant dans le rôle d’une passager et Lea Thompson n’apparaît que pour un caméo. Les autres acteurs sont assez moyens, voire mauvais, même les figurants qui sont tellement excités d’être dans un film, qu’il surjouent de façon épouvantable, comme ce type qui était extrêmement content d’avoir volé une télévision de 32 pouces…

Left Behind m’a laissé de glace, comme vous avez pu le voir. C’est un drame, qui croit être un film d’action, qui est réalisé comme un film d’horreur (Et oui, puisque j’oubliais. Vic Armstrong joue beaucoup avec les «jump-scares», cette technique qui consiste à tenter de faire sursauter le spectateur avec rien.), mais qui au final, n’est qu’un beau bordel religieux. N’allez pas voir ce film et n’allez pas voir Left Behind II, la suite qui serait en préparation, puisqu’une bonne partie du casting a signé pour plusieurs films…

0/5


Réalisation : Vic Armstrong

Scénario : Paul Lalonde, John Patus

Avec : Nicolas Cage, Chad Michael Murray, Cassi Thomson, Nicky Whelan, Quinton Aaron, Martin Klebba, Lea Thompson

Left Behind (2014)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
0.3

En conclusion

Fuyez pauvres fous, fuyez…

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