Maria (2019)

Résumé : Lorsqu’une ancienne tueuse du cartel BlackRose les trahit délibérément en refusant de mener à bien sa mission, le cartel ordonne son exécution. À leur insu, elle simule sa propre mort et elle est capable de vivre une nouvelle vie. Lorsque le cartel découvre qu’elle est toujours vivante, le chasseur devient le chassé alors qu’elle se bat pour se venger de ceux qui lui ont pris sa nouvelle vie.
Critique : 
Décidément, c’est la semaine des tueurs à gages à la retraite. Sans le vouloir, c’est la troisième critique sur le sujet en trois jours consécutifs sur Actionerd. Par contre, cette fois-ci on se transporte à l’autre bout de la planète, dans les Philippines avec Maria. Un changement de décor qui ne signifie pas nécessairement un changement d’intrigue. Maria semble clairement s’inspirer de certains de ses confrères avec une histoire que l’on a récemment vue dans nos salles de cinéma.
Maria a laissé sa vie de tueuse à gages et a changé d’identité afin de mener une existence paisible avec l’amour de sa vie et leur jeune fille. En parallèle, un criminel local se prépare à éliminer une figure politique et envoie l’un de ses lieutenants, au tempérament explosif, pour mener à terme ce contrat. Sur place, il découvre que Maria est toujours vivante. Il décide alors d’entrer par infraction chez elle et, au cours d’une bataille sanglante, tue la famille de Maria. Cette dernière n’a d’autre choix que de se réfugier dans l’hôtel d’un vieil ami; un lieu sacré lui permettant de planifier sa revanche.
Vous l’avez peut-être remarqué avec le résumé maison du paragraphe précédent. Le scénario de Maria ressemble beaucoup, mais beaucoup au premier John Wick. La seule différence existentielle repose sur le fait que le film de 2019 prend cette prémisse avec beaucoup plus de sérieux. Et il ne cherche pas à créer un univers parallèle au nôtre. Ce manque d’originalité est néanmoins le grand défaut du long-métrage. Il nous transporte à des endroits que l’on ait déjà vu, avec une histoire qui alterne entre l’hommage et le plagiat, de façon volontaire ou non.
Le personnage principal de Maria a plus d’humanité, et c’est peut-être ce qui vient sauver l’œuvre. Interprétée à la perfection par Cristine Reyes, la jeune femme est une force de la nature avec beaucoup d’humanité et de profondeur. Dès les premiers instants, l’actrice est capable de nous faire ressentir de la compassion pour la tueuse. Alors que les autres personnages, des caricatures bâclées, ne sont que de la chair à canon pour la jeune femme armée jusqu’aux dents Reyes est solide, elle n’a pas peur des ‎ecchymoses , elle est jeune et elle est jolie. S’il y a une seule bonne chose qui peut ressortir de Maria, c’est cette actrice qui a le potentiel d’être la prochaine sensation féminine du cinéma d’action.
Maria est également une réussite sur le plan de l’action. Le long-métrage est le genre de divertissement qui a un bon rythme pendant une première moitié pour exploser dans des batailles pour la ligne d’arrivée. Maria représente un autre exemple de l’absence de retenue vis-à-vis la violence et la brutalité du cinéma asiatique. Et lorsque son héroïne se déchaine enfin, nous avons le droit à une orgie d’effets sanglants et de munitions qui attaquent les moindres côtés de notre écran. La chorégraphie des combats est définitivement parmi l’élite du genre.
L’œuvre de Pedring Lopez (Darkroom) ne tente rien de massivement original. Mais tout ce qu’elle exécute, elle le fait avec assurance. Cependant, une fois encore, on est presque obligé de parler de John Wick. Le style de l’action nous rappelle encore le film de 2014. Tout comme deux séquences de combats qui font écho au film américain. L’une voit Maria débarquer dans une boite de nuit et l’autre voit Maria poursuivre le grand méchant du film dans des docks, comme dans John Wick…
Maria est un film agréable. Sans le moindre doute, il offre ce qu’il a de mieux dans le cinéma d’action asiatique, en plus de façonner une nouvelle icône du cinéma d’action à partir de rien. Si seulement Maria avait réussi cet exploit sans être une pâle imitation de John Wick


Réalisation : Pedring Lopez
Scénario : Pedring Lopez, Yz Carbonell, Rex Lopez
Avec : Cristine Reyes, Germaine De Leon, KC Montero, Ronnie Lazaro, Freddie Webb, Guji Lorenzana, Johanna Rish Tongcua, Jennifer Lee, Cindy Miranda

Maria (2019)
3.5

Résumé

Maria est une carte de visite pour son actrice principale, mais le film n’a rien d’autre dans le ventre…

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