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Paradis du cinéma d'action

Mean Johnny Barrows (1976)

Résumé : Johnny Barrows (Fred Williamson, From Dust Till Dawn) était un soldat au Vietnam. Une fois au pays, il a de la difficulté à se faire accepter par la société et il devient un tueur à gages…

Critique : 

J’ai voulu aimer Mean Johnny Barrows… La bande-annonce semblait nous proposer les séquences d’un divertissement de grande qualité. Une sorte de Rambo, mais où le personnage était noir et où il survit à-travers la mafia urbaine, au lieu de la forêt nord-américaine. En toute honnêteté, une partie de moi voulait donner à ce long-métrage 4 ou 5 étoiles, mais malheureusement, il n’y a qu’un mélange de déception et de tristesse qui sort de ma tête.

Le long-métrage débute par un flashback, montrant Williamson à la guerre, qui montre à ses soldats comment il faut faire pour ne pas marcher sur une mine et Williamson marche sur une mine… Quelle surprise!! Un officier supérieur, de race blanche, arrive et décide de ne pas l’aider, parce qu’il est noir (Ou quelque chose du genre.). Williamson survit et se fait renvoyer de l’armée pour cet incident. Il me faut mentionner qu’en plus, cette scène a été tournée près d’une autoroute. Et oui, nous pouvons entendre les voitures qui roulent à grande vitesse derrière la caméra…

La crétinerie de la scène surpasse celle des nanars de ce monde et donne le ton du long-métrage. Parce qu’en regardant la bande-annonce, le spectateur que nous sommes, pourrait espérer de visionner Mean Johnny Barrows, un long-métrage rempli d’action et de «one-liners». Sauf que Mean Johnny Barrows est un film sur la difficulté qu’ont les noirs à se trouver du travail et à être accepter par la société, puisque les blancs (Sauf les Italiens) sont méchants envers les noirs.

Rambo est un excellent film sur le retour des soldats américains de la guerre du Vietnam. 12 Years a Slave offre une démonstration puissante des difficultés que les Afros-Américains ont vécus (Et ils les vivent toujours en quelque sorte.) depuis leur arrivée en Amérique. Mean Johnny Barrows tente de faire les deux et cela ne marche pas. Le pire, c’est qu’il se prend au sérieux, à un point tel, que cela frise le racisme. Je me suis senti offusqué par les propos du long-métrage, dont voici quelques exemples :

Williamson sort de l’autobus et se fait braqué par des voleurs, parce qu’il est noir. La police arrive, les policiers blancs l’arrêtent  et le tabassent en prison parce qu’il est noir. Il va dans un restaurant (Qui ressemble tellement à une boucherie qu’il a fallu qu’une personne le mentionne au milieu du film, pour que je comprenne, que c’était un restaurant…), et le cuisiner (Qui j’ai pris pour un boucher.) le reçoit avec son hachoir parce que Williamson est noir. Lorsque Williamson finit par se trouver un travail (Enfin dirons-nous…), il est payé 21 dollars pour un mois de travail (Parce que le propriétaire était un blanc raciste.) et Williamson est arrêté par des policiers racistes parce que Williamson voulait une augmentation de salaire…

Après 45 minutes de long-métrage, on se souvient que Mean Johhny Barrows doit, en théorie, parler d’une guerre entre deux familles Italiennes. Non pas parce que le long-métrage devient excitant, mais parce que l’on différencie enfin les gentils des méchants. Appeler le gentil «Don» et le méchant «Don» n’aide aucunement la compréhension du téléspectateur, surtout que les deux acteurs se ressemblent comme deux gouttes d’eau. Après 55 minutes de long-métrage, nous avons enfin des scènes d’action et elles sont presque toutes dans la bande-annonce. Il n’y a rien de palpitant et «l’affrontement final» met en scène Williamson et un autre personnage qui se battent en faisant des bruits de serpent, sous un fond de musique funk.

Soyons positif un peu et parlons des éléments qui sont moins ratés dans ce film. La caméra de Williamson, puisqu’il réalise, est convenable, bien que mauvaise. Des fois, le caméraman semblait pointer son engin dans la mauvaise direction. Il était peut-être sous l’effet de l’alcool… Et, ce n’est pas une blague, puisque dans certains dialogues, la tête de certains personnages semblait sortir de l’écran, littéralement. Mais, il se peut ce que problème soit du à l’horrible transfert sur mon DVD. Les acteurs sont assez moyens, mais chacun parvient à me convaincre de son personnage.

Elliott Gould (La trilogie Ocean’s Eleven et MASH) vient faire un caméo qui est hilarant, ce qui m’a donné un semblant de joie, pendant deux minutes. La trame sonore est très bonne, avec Johnny Barrows, le personnage principal, qui a une chanson à son effigie. Et une bonne chanson de surcroît…

Mean Johnny Barrows se situe à 5/10 sur IMDB. En excluant les drogues, il n’y a que trois raisons possibles à ce chiffre si élevé. Les votes ont été faits par des racistes afro-américains (Peu probable), les votes ont été faits par des fans de Fred Williamson (Je fais partie de cette catégorie et j’ai détesté le film.) ou les votes ont été faits par ceux qui ont vu l’autre version du film, le director’s cut (Ce qui est aussi possible.). Peu importe, puisque je ne vais jamais revoir ce film de ma vie…

.5/5


Réalisation : Fred Williamson

Scénario : Jolivett Cato, Charles Walker

Avec : Fred Williamson, Roddy McDowall, Stuart Whitman, Anthony Caruso, Luther Adler, R.G. Armstrong, Elliott Gould

Mean Johnny Barrows (1976)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
1.4

En conclusion

N’allez pas voir ce film, je vous supplie de ne pas le faire…

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