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Paradis du cinéma d'action

Message Man (2019)

Résumé : Le passé d’un assassin à la retraite le rattrape et sa brutalité fait surface alors qu’il entreprend une ultime tuerie pour redresser la situation.

Critique : 

Il y a de ces films qui se perdent dans les sous-sols des distributeurs. Un peu comme Message Man. Tournée en 2015 (ou 2013), il a fallu presque quatre ans (ou six ans) pour que la première réalisation de Corey Pearson (Harmony) débarque enfin au Canada. Après une sortie discrète plus tôt cette année, il a fallu tomber sur Message Man en flânant sur Amazon Prime Video pour découvrir cette oeuvre, qui se révèle être une sacrée bonne surprise.

Ryan Teller est un assassin profitant d’une retraite bien méritée sur son bateau. S’arrêtant sur une île paradisiaque pour se ravitailler et pour obtenir des pièces de rechange, il se lie d’amitié avec un jeune gamin. Ce dernier lui présente sa famille et Teller décide alors d’étirer son séjour afin d’aider la pauvre maisonnée. Au même moment, des pirates ravagent l’île, kidnappant de nombreuses femmes au passant. Lorsque le gamin est sauvagement attaqué par ces bandits, Teller s’embarque dans une vengeance sanglante qui le mènera jusqu’à une figure de son passé.

Je n’étais pas certain de la qualité de Message Man. Un film qui passe de nombreuses années dans les tablettes d’un distributeur est, généralement, exécrable. Et puis, ce printemps, j’ai vu que le divertissement accumulait les critiques positives. Encore là, tel un Thomas, il m’a fallu visionner Message Man pour croire à son succès. Pour faire simple, l’oeuvre parvient à être une version indonésienne de Taken, avec un tueur à la retraite qui doit affronter des trafiquants humains. Rien de bien original, mais Corey Pearson fut capable de réussir l’exécution de son projet avec brio.

La première section du film est de loin la plus mauvaise. Message Man prend le temps de nous présenter les différents protagonistes et de mettre en place les graines de son intrigue. Pour la première demi-heure, le temps est parfois long et les acteurs échouent, malgré de nombreux efforts, à rendre crédibles quelques scènes émotives. Le scénario de Pearson est particulièrement mauvais lorsque notre héros tente de séduire la mère du gamin. Paul O’Brien (Hope and Away) et Agni Pratistha Kuswardono n’ont aucune chimie durant ces scènes, et ils livrent des performances horribles.

O’Brien, vedette d’un roman-savon australien, ne fait que fixer la caméra bêtement, comme c’est souvent le cas dans ce genre de programme télévisé. Ceci étant dit, il est assez spectaculaire dans les scènes d’action. L’acteur est loin d’un Scott Adkins ou d’un Jackie Chan, mais il est excellent dans les scènes d’action. Message Man fut tourné en Indonésie, où plusieurs classiques des arts martiaux ont vu le jour dans la dernière décennie. Le mélange entre O’Brien et l’expertise locale nous apportent des affrontements brutaux et originaux. L’action est brutale et sanglante. Les effets spéciaux sont pauvres, mais cela n’importe guère. Car pour une première réalisation, Corey Pearson et son équipe sont parvenus à créer quelques-uns de mes moments favoris de 2019. (O’Brien décapitant un homme de main paralysé devant une webcam…).

Message Man est donc excellent durant les deux derniers tiers, où action et carnage sont les attraits touristiques du divertissement. Le réalisateur en profite aussi pour nous faire visiter un brin la campagne indonésienne, tant la pauvreté que la richesse de ses milieux ruraux. Il a également su s’entourer de deux excellents directeurs de la photographie (Ronny Arnold et Neil Cervin (The Lord of the Rings: The Return of the King)) qui apportent des plans riches aux couleurs vives et de Tai Rotem (Harmony) dont la trame sonore est excellente. Néanmoins, la distribution locale du film est relativement mauvaise, malgré certaines performances de haut calibre. Et malgré les présences de Verdi Solaiman (The Raid) et de Mike Lewis (Foxtrot Six).

Message Man est l’un de ces bons films oubliés de 2019. Un départ plutôt lent et pénible ne permet pas au long-métrage de se démarquer. Peut-être à cause de nombreux spectateurs qui n’ont pas osé franchir le premier acte du film…


Réalisation : Corey Pearson

Scénario : Corey Pearson

Avec : Paul O’Brien, Aji Santosa, Verdi Solaiman, Mario Irwinsyah, Agni Pratistha Kuswardono, Mike Lewis, Alfridus Godfred

Message Man (2019)
3.8

Résumé

Brutal et sanglant, Message Man offre tout ce dont un fan de cinéma d’action peut espérer.

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