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Paradis du cinéma d'action

Misfire (2014)

Résumé : Un agent de la DEA (Gary Daniels, Hunt ot Kill) doit secourir son ancienne femme, récemment kidnappée au Mexique, alors qu’elle enquêtait sur les agissements d’un membre influant des cartels locaux.

Critique : 

Misfire marque une nouvelle collaboration entre R. Ellis Fraser (Across the Line) et Gary Daniels. Mine de rien, Daniels est en train de un des acteurs favoris de Fraser, et je dis cela sans inclure Rumble, une autre collaboration entre les deux hommes, qui doit sortir en DVD dans un avenir rapproché.

Et d’entrée de jeu, il me faut avouer que Misfire souffre d’un minuscule budget. Nous pouvons constater cet élément, dès la première minute, puisque tout l’argent disponible a été mis pour divertir le spectateur. On peut réellement sentir que les artisans de ce long-métrage ont réellement donné leur 110%, si je puis employer un terme sportif. Certes, un faible budget signifie que Misfire a hérité d’un certain nombre de défauts, comme des impacts de balles qui ne seront pas toujours présents, du sang qui est aussi manquant à l’occasion, un casting secondaire parfois douteux, etc.

D’ailleurs, il me faut saluer le travail de l’ensemble des non-figurants. Le budget étant serré, l’équipe de Misfire n’a pas pu se payer des vrais figurants et des environnements «contrôlés» pour les scènes d’action. En général, les passants se contentent de regarder ce qui se passe, même si j’ai cru noter un homme en voiture qui a salué l’équipe de tournage… Soyez rassurés, c’est le seul élément cocasse de ce long-métrage…

Parce qu’à la réalisation, Fraser se révèle être un directeur fort compétent. Sa caméra est léchée (Une scène dans une salle de bain risque de devenir une de mes scènes favorites en 2014.), les scènes d’action sont bien foutues et ont un certain réalisme fort apprécié. Par-contre, je ne sais pas c’est la faute du faible budget, ou la faute du monteur, mais il y a quelques scènes qui finissent abruptement avec ou sans un écran noir. Le film n’étant pas un téléfilm, il n’y a pas de réelles raisons pour introduire ces écrans noirs, comme si c’était l’endroit suggéré pour insérer une pause publicitaire… Aussi, Fraser se permet quelques ralentis forts sympathiques et, des moments sans trame musicale. C’est certes un détail anodin, surtout que la musique de Misfire est agréable à entendre, même si elle est facilement oubliable, sauf que lors de certaines scènes (Comme lorsque Cole (Daniels) va interroger son frère qui est aussi le nouveau mari de son ex-femme, en plus d’être le principal suspect, au poste de police local.), l’absence de musique donne une véritable montée en puissance à certaines séquences. Un élément qui est facilement oublié par de nombreux réalisateurs.

Dans le rôle titre, Gary Daniels est excellent, et lorsqu’on le regarde, on est obligé de constater que certains «actionners» qui ne semblent plus se forcer pour offrir un divertissement de qualité (comme Steven Seagal), devraient céder leur place à des acteurs comme Daniels. Le reste du casting est relativement moyen, voire mauvais si on les compare à Daniels. Néanmoins, il faut noter la présence fort agréable de Vannessa Vasquez (Sorrow), une jeune actrice assez talentueuse, et la non-présence de l’acteur mexicain Luis Gatica (Las Armas del Alba). Il interprète l’antagoniste de Misfire et c’est dommage que sa présence soit limitée à deux ou trois scènes…

Pour finir, sans être un classique du genre (Après-tout, c’est un intrigue que l’on a vu maintes fois.), Misfire reste un bon long-métrage, qui est doté d’un excellent duo (Fraser et Daniels) et qui démontre que l’on n’a pas besoin d’un énorme budget pour faire un bon petit film d’action…

3.25/5


Réalisation : R. Ellis Fraser

Scénario : Benjamin Budd, R. Ellis Fraser

Acteurs : Gary Daniels, Vannessa Vasquez, Michael Greco, Luis Gatica, Geoffrey Ross, Patricia Peinado Cruz, David Fernandez Jr., Fabian Lopez, Justin Nesbitt

Misfire (2014)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
3.2

En conclusion

Misfire a connu une petite sortie dans les bacs canadiens, ce qui est dommage puisque ce long-métrage mérite large un coup d’œil de votre part…

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