Rampage (2018)

Résumé : Lorsque trois animaux différents sont infectés par un pathogène dangereux, un primatologue et un généticien font équipe pour les empêcher de détruire Chicago.

Critique :

Sans vouloir dire du mal de l’acteur favori de plusieurs fans du cinéma d’action, il reste que Dwayne Johnson (Central Intelligence) semble privilégier la quantité à la qualité de ses projets personnels. Il est honorable que l’acteur tente de poursuivre une carrière au petit écran en étant la vedette d’une série télévisée (bientôt deux…) et au grand écran avec plusieurs nouveaux divertissements chaque année. En termes de longs-métrages, Johnson est incapable de sortir plus d’un excellent film par année. À l’heure où ces lignes sont écrites, Johnson a trois films de prévus pour cette année et Rampage ne sera pas le bon film de 2018 pour l’acteur…

Si nous étions dans les années 80 ou 90, Rampage aurait été un candidat sérieux pour le prix du film de l’année. Mais, des décennies plus tard, le film est terriblement daté. À l’image d’un autre choix cinématographique de Johnson, Rampage est coincé dans un passé où il était possible de créer un film impressionnant avec des dialogues clichés et un scénario sans queue ni tête. Malheureusement, le long-métrage n’a pas les jambes nécessaires pour tenir la distance pendant 1H47. On s’ennuie rapidement à regarder les acteurs se démener dans un ensemble peu raffiné.

À la base, il est facile de voir un bon film de caché quelque part dans Rampage, un film où un homme tente de jouer son ami le singe dans un monde où des monstres détruisent des villes entières. Des blagues douteuses, des décisions inutiles et des références déplacées empêchent le divertissement d’attendre son plein potentiel. Le scénario comprend le concept, mais il va dans tous les sens sans savoir comment se diriger vers sa séquence finale, quitte à jouer la carte de la méchante corporation utilisant une découverte scientifique à des fins « militaires » ou du Dwayne Johnson qui est aussi destructible que le prochain Terminator ou du rat mutant de l’espace…

Heureusement, la dernière collaboration entre Dwayne Johnson et Brad Peyton (San Andreas) parvient à émuler toutes les cases de la parfaite superproduction estivale américaine. Rampage n’est pas toujours divertissement, mais il reste que nous pouvons sentir un effort soutenu dans cette expérience suffisamment bien réalisée pour que l’on puisse passer un bon moment de cinéma. Les décors et la direction photographique sont impeccables tandis que la caméra de Peyton commet un sans-faute ou presque. Lorsque la bataille finale arrive enfin, nous plongeons dans une version appauvrie de Transformers: Dark of the Moon, avec des animaux géants au lieu des robots extraterrestres. Le tout reste spectaculaire et les animaux sont sublimes, même s’il y a de nombreux fonds verts de mauvaise qualité qui polluent l’écran.

Dans le rôle principal, Dwayne Johnson fait son possible pour tenir le film sur ses épaules. Sans sa présence il est clair que Rampage serait un mauvais film. Hélas l’acteur est incapable de faire du long-métrage un bon film alors qu’il est coincé à jouer une mauvaise parodie de lui-même. Naomie Harris (Moonlight) est inutile dans un rôle de soutien, tout comme Malin Akerman (Watchmen) en tant que la vilaine de service. Sur une notre positive, notons que Jeffrey Dean Morgan (The Walking Dead) a une bonne présence à l’écran, même qu’il est le point fort de cette distribution. Joe Manganiello (True Blood) et Will Yun Lee (Altered Carbon) ont également des petits rôles dans cette production.

Rampage est un brin médiocre et un brin stupide. Lorsque les monstres apparaissent à l’écran, le long-métrage parvient à créer quelques moments d’excitation. Cela ne survient pas assez pour que l’on puisse définitivement aimer ce film. Il y a une audience pour Rampage, il faut juste la découvrir…


Réalisation : Brad Peyton

Scénario : Ryan Engle, Carlton Cuse, Ryan J. Condal, Adam Sztykiel

Avec :  Dwayne Johnson, Naomie Harris, Malin Akerman, Jeffrey Dean Morgan, Jake Lacy, Joe Manganiello, Marley Shelton, Matt Gerald, Will Yun Lee

A propos de Michaël Michaud 568 Articles
Cinéphile amoureux du cinéma de seconde zone et des films d'action.

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