Renegades (2017)

Résumé : Une unité d’élite découvre un trésor dans un lac de Bosnie.
Critique : 
Depuis la parution de sa bande-annonce en 2017, Renegeades (ou American Renegades) s’est fait cruellement attendre au Canada. Près de deux ans plus tard, le public canadien a enfin la chance de visionner la production de Luc Besson. Est-ce que l’attente en valait la peine? Pas réellement, mais qu’importe. Puisque le film est ici; faisons sa critique…
Une unité d’élite de l’armée des États-Unis conclut une mission d’infiltration de façon bâclée. Au lieu de s’enfuir de façon discrète, ces hommes se sont vus forcés d’enfuir une ville avec un char d’assaut, en pleine guerre de Bosnie. En congé forcé, ils auront tout le temps nécessaire pour aider une femme locale à mettre en œuvre un plan pour récupérer de l’or oublié dans le fond d’un lac par des nazis. Hélas, lorsque leurs têtes seront mises à prix, le plan ne se déroulera pas comme prévu.
Dès les premiers instants, Renegades nous donne l’impression d’assister à une version édulcorée de The Expendables 2. Dans les deux cas, on débute par une mission afin d’exfiltrer une cible importante. Et même dans l’écriture de cette séquence, on sent l’influence de l’aîné sur Renegades. Le scénario de Richard Wenk, qui a coécrit The Expendables 2, et de Luc Besson quitte malheureusement rapidement sa source d’inspiration pour devenir un amas de remplissage.
En général, on ne regarde pas un film d’action pour la richesse de son scénario, et c’est parfait ainsi. Parfois on tombe sur un chef d’œuvre, mais c’est tout aussi bien de visionner un truc stupide et bourrin comme Revenger ou Intensive Care, pour ne nommer que des exemples de cette année. Mais Renegades amène le niveau de stupidité à la limite du raisonnable. Des personnages stéréotypés parlent avec de mauvais accents et sont interprétés par des acteurs bons, sans plus. Les soldats ne sont aucunement intéressants. À un point tel qu’il m’a fallu visionner à nouveau la bande-annonce du divertissement pour me souvenir de leur identité et de leur nombre.
Et c’est là le problème. Sans action, Renegades compte essentiellement sur ces cinq hommes pour délivrer toute forme d’excitation. Hélas, ils ne font que boire et tourner en rond dans leur base militaire pour la majorité du film. Et lorsque survient le vol en tant que tel, nous sommes face à une ultime déception. Aucunement aidé par la réalisation de Steven Quale (Final Destination 5), Renegades se noie au sens propre et figuré dans son braquage sous-marin. Le cinéaste est incapable de créer la moindre notion de suspense ou d’excitation. Un peu à l’image de Speed 2: Cruise Control, le contexte marin devient un énorme problème pour un cinéaste incapable d’exploiter la lenteur des courants marins. Tout devient pénible. Rien ne bouge dans ces eaux stagnantes. Nous passons trop de temps à fixer ces hommes percer un trou sous, la nuit, et sans un éclairage digne de se nom. Surtout que le vol comprend des moments qui défient la logique et qui ruinent tout ce que tente d’accomplir l’histoire.
La seule séquence digne d’intérêt est la séquence d’ouverture. Un brin trop illisible à mon goût, elle reste tout de même un moment exaltant alors que nous sommes devant un char d’assaut qui détruit tout sur son passage. La présence de J.K. Simmons (Spider-Man) est également un gilet de sauvetage essentiellement qui nous permet de ne pas nous noyer. L’acteur n’est présent que pour quelques scènes, mais il semble prendre son pied. Un plaisir qu’il nous transmet durant quelques minutes.
Renegeades n’est pas un bon film. C’est un gâchis qui ne tient debout que grâce à quelques morceaux de ruban adhésif. Quel dommage…


Réalisation : Steven Quale
Scénario : Richard Wenk, Luc Besson
Avec : Sullivan Stapleton, J. K. Simmons, Charlie Bewley, Clemens Schick, Diarmaid Murtagh, Alain Blazevic, Sylvia Hoeks, Joshua Henry, Dimitri Leonidas, Ewen Bremner

Renegades (2017)
1.3

Résumé

Renegades est une occasion ratée d’offrir un divertissement jouissif.

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