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Paradis du cinéma d'action

Return of Daimajin (1966)

Résumé : Habitant maintenant sur une île au milieu d’un lac, le Majin vit paisiblement dans une statue à son image qui est côtoyée par trois communautés. Lorsque d’une des communautés profite d’un événement religieux pour conquérir ses voisines et, par la même occasion, tenter de détruire Majin avec des explosifs. Ce dernier survit à l’attentat et décide d’assouvir sa vengeance…

Critique : 

Deuxième volet de la trilogie qui fut tournée «back to back to back» (back to back, mais, avec trois longs-métrages), Return of Daimajin jouit de la situation pour offrir au spectateur quelque chose de plus épique. Si les artisans qui y travaillent restent les mêmes durant toute la saga (Même scénariste, même directeur de la photographie, même compositeur, même spécialiste des effets spéciaux, etc.), chaque film bénéficie de son propre réalisateur. Ici Kenji Misumi  (De la saga Lone Wolf and Cub) opte ici pour donner une expérience plus grandiose au spectateur.

Mais, soyons honnêtes, ce long-métrage a les mêmes défauts que son prédécesseur. La durée est encore plus courte et les acteurs ont plus de difficultés à jouer leur mort. Alors, qu’est-ce qui fait que nous avons ici un film supérieur? La réponse est simple : Tout le reste…

Le Majin en lui-même est plus présent à l’écran, tant physiquement que spirituellement et chacune de ses apparitions sont mémorables. Puisque nous en parlons, je dois dire que ma scène préférée pour long-métrage, met en scène le Majin. Le village où se situait les méchants vivait sa «vie de tous les jours», sans qu’aucun des personnages ne se doutent ce qui allait se passer. Soudainement, nous attendons des bruits de pas, et laissez-moi vous dire que chaque pas donne l’impression que la statue pèse 10 000 tonnes, littéralement. Et puis, la caméra montre les visages des personnages importants présents. Bien sûr, les protagonistes étaient soulagés et les antagonistes ont la peur bleue de leur vie. Le toit se fait sans trame musicale, lorsque, derrière la tête d’un soldat, nous voyons la tête de Majin apparaître…

D’ailleurs, les effets spéciaux passent à un niveau supérieur, en comparaison au précédent opus. Le monstre est beaucoup plus agile, n’hésitant pas à écraser des murs, à lancer des chaînes sur des bâtiments ou à aplatir une personne avec une roche énorme… Aussi, nous avons le droit à quelques effets pratiques, comme lorsque Majin se prend pour Moïse…

Niveau scénario, le film parvient à corriger un élément que j’avais noté dans le précédent opus, il prend son temps. Il ne le fait pas sur toute la longueur, mais il permet au spectateur de reprendre son souffle, si qui est un peu exceptionnel, car la durée du long-métrage est plus courte. Aussi, le scénario prend un peu plus de temps pour expliquer les motivations des personnages, ce qui est toujours aussi bien.

4.5/5


Directeur : Kenji Misumi

Scénariste : Tetsurô Yoshida

Acteur : Kôjirô Hongô, Shiho Fujimura, Taro Marui, Takashi Kanda, Kôji Fujiyama

Return of Daimajin (1966)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
4.1

Summary

Dans l’histoire des trilogies cinématographiques, rares sont les sagas qui parviennent à offrir un produit qui surpassent le premier opus. Star Wars, Terminator, Godfather, Scream, les Batman de Christopher Nolan, [etc] y sont parvenus. Eh bien, mes amis, vous pourrez ajouter une nouvelle saga à liste : Return of Daimajin

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