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Return of the Street Fighter (1974)

Résumé : Lorsqu’une famille Yakuza décide d’utiliser la notoriété de certains organismes de karaté pour obtenir de l’argent, Tsurugi décide de lutter contre cette organisation.

Critique : 

Deuxième volet de la trilogie The Street Fighter, Return of the Street Fighter est définitivement le volet qui a le plus de maturité, qui a le moins souffert des coupures de la censure américaine et qui au final, et le plus intéressant. Pourtant, le long-métrage débute sur une grande interrogation, puisque le premier opus finissait sur une sorte de cliffhanger, mais le second opus saute une étape importante : résoudre ce suspense. Mais, une fois que l’on a passé ce choc important, on découvre la nouvelle péripétie de Shin’ichi (Sonny) Chiba, qui est ici dans le meilleur volet de la trilogie.

Puisqu’à nouveau, mon visionnement a été effectué avec une copie du long-métrage qui était classé R, au lieu de X, nous pourrions prétendre que Return of the Street Fighter ait subi le moins de coupes de la part de la censure américaine. Ce qui est vrai, puisque l’histoire se tient mieux, en comparaisons aux autres volets de la trilogie, et qu’elle est plus palpitante. Ce long-métrage se permet approfondir les motivations des personnages interprétés par Shin’ichi Chiba et par Masafumi Suzuki, nous donnant ainsi un scénario supérieur à son prédécesseur.

L’histoire se focalise sur Chiba qui travaille pour une nouvelle organisation criminelle et qui est demandé de tuer le personnage de Suzuki. Bien entendu, notre héros refuse, ce qui fait de lui l’ennemi numéro un de cette organisation criminelle. Il s’en suit alors un long-métrage nerveux et intense où Chiba tente de survivre aux hordes de tueurs qui l’attaquent sans répit. Mais pourtant, le scénario du film semble avoir le besoin de nous imposer des temps morts composés de séquences du précédant volet (Flashback) et d’un cours sur les arts martiaux japonais et les armes utilisées. Et ce n’est pas une blague, la preuve étant que nous avons même des écriteaux pour nous décrire les objets utilisés dans chaque scène.

Mais les arts martiaux ne sont pas que présents dans cette démonstration, mais aussi dans des scènes d’action, qui sont diversifiées et palpitantes. Dans Return of the Street Fighter, le spectateur débute son aventure avec une course-poursuite horriblement réalisée (Le réalisateur utilise à répétition le même plan de caméra pour simuler une course-poursuite…) avant de tomber dans des scènes d’action plus «traditionnelles». Il m’était important de mettre ce dernier mot entre guillemets, puisque la violence est très gore. Après-tout c’est la marque de commerce de la franchise, sauf que pour ce volet, les effets gores sont dignes d’un film parodique, car, en plus du traditionnel sang en jus de tomate, nous retrouvons, entre autres, des yeux (En plastique affreusement peinturé) qui sortent de leur orbite après un coup de poing et autres idioties du genre.

Néanmoins, nous avons ici des excellentes scènes de combat qui sauvent le film de son aspect gore catastrophique. Personnellement, il me faut admettre que mon cœur est déchiré entre deux affrontements en particulier. Il m’est impossible de nous dire lequel de ces deux combats était mon préféré. Entre le final explosif où Chiba affronte d’entièreté des hommes de main travaillant pour l’antagoniste du film et le combat où Chiba affronte, avec une tension et une mise en scène imposante, un personnage du premier volet de la trilogie qui revient d’entre les morts pour assouvir sa vengeance sur le personnage de Chiba.

Pour sa part, Shigehiro Ozawa continue à faire un bon travail sans plus. Pour chaque scène merveilleuse, il y a une scène affreusement réalisée, et généralement, c’est parce que le réalisateur filme les acteurs de façon trop rapprochée. Également, même si la censure a joué un facteur dans le travail d’Ozawa, il me faut admettre que le montage du long-métrage était trop agressif. À plusieurs reprises, il m’a semblé qu’il manquait des secondes à la fin et au début de certaines scènes. Pour ce qui est de la trame sonore, il me faut admettre que Return of the Street Fighter reprend les tonalités de son aîné, en y ajoutant quelques notes ici et là, ce qui donnait aux musiques un très bel effet.

Dans le rôle titre, Shin’ichi Chiba est parfait, alliant des combats spectaculaires de sa part, une forte présence à l’écran et une performance typique des acteurs jouant dans des longs-métrages de ce genre. Pour sa part, Masafumi Suzuki, le maître des arts martiaux et ami du personnage principal, obtient un rôle glorifié avec une plus grande présence à l’écran et un personnage d’une importance plus cruciale pour l’intrigue. Également, petite surprise, nous avons un québécois interprétant l’antagoniste du long-métrage. Claude Gagnon (CRAZY) interprète Don Costello, le criminel responsable des péripéties que vivent nos héros et il offre une bonne performance, me rappelant même un jeune John Lennon, grâce à l’accoutrement de son personnage. Les autres acteurs ne font pas dignes de mention, mais, néanmoins, il me faut souligner les performances étranges de certains figurants qui sont assez cocasses.

Grandement supérieur à son aîné, Return of the Street Fighter est l’exemple parfait d’une suite qui peut apporter une franchise à un autre niveau tout en conservant les aspects et la moulure de son film original. Peu importe ses qualités et ses défauts, nous ressortons divertis et satisfaits de ce long-métrage. En attendant, on espère que le dernier volet de la trilogie sera de qualité aussi grande, sinon supérieure.

4/5

Réalisation : Shigehiro Ozawa

Scénario : Hajjime Koiwa

Avec : Shin’ichi Chiba, Yôko Ichiji, Masashi Ishibashi, Claude Gagnon, Hiroshi Tanaka, Masafumi Suzuki, Naoki Shima

Return of the Street Fighter (1974)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
3.3

En conclusion

Suite supérieure d’une film culte, Return of the Street Fgihter est un incontournable du cinéma asiatique et de la filmographie de Shin’ichi Chiba.

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