Revenger (2018)

Résumé : Un ancien policier va dans une île-prison pour venger le meurtre de sa famille.

Critique : 

Depuis l’arrivée de Netflix dans les salons et chambres à coucher canadiens, le cinéma devient de plus en plus accessible. Plus principalement le cinéma asiatique qui trouve un nouveau moyen de toucher plus de gens, et ce très facilement. Un peu comme aujourd’hui avec Revenger, un film coréen qui, après une sortie dans son pays natal, prend d’assaut l’Amérique du Nord.

Une femme et son enfant se font sauvagement attaquer sur une île peuplée par des détenus. Alors que tout espoir est perdu, un homme dérive jusqu’à la plage. Bâillonne et coincé dans une camisole de force, l’homme nommé Yul sauve sans le moindre effort la petite famille. Yool est sur l’île afin de retrouver un psychopathe responsable d’une terrible tragédie personnelle. Et pour l’aider dans sa quête, il ne peut compter que sur la femme et l’enfant; qu’il a lui-même arrêté, puis enfermé sur cette île de fous.

Et bien, Netflix surprend et étonne à nouveau avec sa sélection de divertissements que la plateforme vient de réussir un coup de circuit avec Revenger. Le divertissement ramène sous les projecteurs Bruce Khan, un artisan qui avait disparu des écrans depuis plus d’une décennie. L’acteur revient ici avec un premier rôle percutant et vibrant. Revenger se ressent comme un habile mélange entre les classiques d’arts martiaux et du western. L’intrigue se met rapidement en place avec un futur assez rapproché où l’essentiel du film se situe dans une île assez proche d’un monde post-apocalyptique.

La misère de cette île s’existe que dans un cadre d’une prison; un cadre que la scène d’introduction qui lance littéralement à la figure avec un moment violent et brutal. Revenger jouit d’un départ fracassant l’image puissante de son héros, coincé dans une camisole de force et qui fracasse les os de plusieurs adversaires. Un héros qui est assez muet – une réplique parfaite du cowboy solitaire hollywoodien. Une mentalité qui a d’ailleurs un écho vibrant dans le scénario qui se résume à un policier qui débarque dans une ville pour la libérer d’un groupe de criminels.

Sans entrer dans les détails et dans le dénouement final, la simplicité de Revenger met hélas les défauts de son histoire en évidence. Si j’avais une seule plainte à faire envers Revenger, ce serait ceci : Certains de ses personnages secondaires sont énervants. Dans un humour typiquement asiatique, le long-métrage décide de nous introduire au « Captain » et à ses compagnons de fortune. Un bouffon amputé d’une main et quelques larcins qui forment un semblant d’autorité sur la ville d’où proviennent les compagnons de voyage du héros. Ils sont parfois lourds, et ils parlent beaucoup trop. Vraiment beaucoup trop. Ils apportent une sorte d’équilibre face à Yul qui est pratiquement muet, mais bon Dieu qu’ils parlent trop…

Visuellement parlant, Revenger est un pur délice. La caméra est parfaite, comme tout le reste de ce que Seung-Won Lee et ses compagnons apportent à l’œuvre. Les scènes d’action sont d’ailleurs particulièrement époustouflantes, avec l’impression que nous assistons à des duels de titans. Il n’y a pas de coupures ou de toujours de magie pour camoufler des imperfections, mais un ballet de lentilles afin de mettre en évidence la force des adversaires. On sent la puissance de Yul, dont les combats se résument presque à un duel entre le Terminator et de simples humains. Ou entre Dwayne Johnson et les enfants d’une garderie.

Parlant de Yul, son interprète Bruce Khan (The Medallion) brille dans chacune de ses scènes. Avec une approche à la Clint Eastwood, Khan se positionne avec un personnage de peu de mots et d’émotions. Si l’avenir le permet, Revenger est le genre d’œuvre qui peut propulser une nouvelle vedette de cinéma et il pourrait bien faire de son interprète un incontournable du cinéma d’action. Face à lui, Hee-soon Park (1987) parvient à créer un antagoniste que l’on déteste immédiatement. Et ce malgré le fait qu’il soit couvert de bandages de la tête aux pages, telle une momie. Le reste de la distribution est également superbe, avec plusieurs bons petits rôles interprétés par des acteurs relativement inconnus en Occident. Cela n’empêche pas l’acteur américain T.J. Storm (Godzilla) de faire surface, le temps d’un caméo dans la meilleure séquence du film…

Revenger est une claque. Une façon parfaite de débuter l’année avec un film époustouflant qui met la table pour le reste de 2019. Courrez visionner Revenger sans plus attendre!!


Réalisation : Seung-Won Lee

Scénario : Bruce Khan

Avec : Bruce Khan, Hee-soon Park, Jin-seo Yoon, T.J. Storm

Revenger (2018)
4.8

Résumé

Revenger est le meilleur film d’action coréen depuis des années.

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Écrit par Michaël Michaud

Cinéphile amoureux du cinéma de seconde zone et des films d'action.

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