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Paradis du cinéma d'action

Robocop (1987)

Résumé : Dans un Détroit futuriste, un policier mort devient un cyborg et combat le crime

Critique : 

La sortie prochaine du remake me permet (et m’oblige) de vous parler de l’opus originel, celui de Paul Verhoeven. Je tiens à débuter cette critique de façon percutante, ce n’est pas un bon film, du moins, si je compares mon opinion avec celle du public en général. Je n’enlève rien aux mérites de ce film, mais il a d’horribles défauts. La première moitié du film est plutôt ennuyante. On y suit un filc, un nouveau policier en plus, sans aucun background en excluant le fait qu’il apprend à imiter un personnage de télévision pour son fils. Après une course-poursuite avec faux-raccords et un séquence d’infiltration où la policière-femme se fait avoir avec un méchant qui montre son zizi, le héros meurt dans une scène ultra-gore. Le niveau d’hémoglobine est d’un ridicule pendant la totalité du long-métrage.

Cet élément va jusqu’à attendre un paroxysme lors du final, lorsqu’un bad guy se retrouve dans un réservoir d’acide. Si je peux me permettre une comparaison avec le second opus, qui était aussi violent et qui avait un certain niveau de gore, mais pas autant que l’original, et c’était une des grandes forces de Robocop 2. Ici, on plonge dans l’excès, qui, bien que techniquement irréprochable, nuit à l’ensemble en retirant une certaine crédibilité aux propos véhiculés par la connotation sociale du long-métrage.

Oui, car le scénario est une mine d’or à travers les nombreux thèmes qu’ils abordent, comme la médiatisation, le capitalisme, la privatisation des services publics, etc. Et si l’on exclut la première partie et les nombreux flashbacks paradisiaques et ridicules, c’est un magnifique scénario. Et grâce au génie de Paul Verhoeven, nous avons le droit à un magnifique combat de mi-parcours et un final tout aussi enlevant. Au casting, Peter Weller (Screamers) est excellent choix dans le rôle du robot casqué. Ses compagnons de jeu le sont tout autant, spécialement Kurtwood Smith (That 70’s Show), généralissime dans le rôle de l’antagoniste. Il reste qu’au final, certains l’ont aidé, d’autres le trouvent bon et les quelques personnes restantes le détestent. Peu importe qui a raison, je ne dirais qu’une chose,  c’est un de ces classiques qu’il faut voir au moins une fois dans sa vie…

5/5


Directeur : Paul Verhoeven

Scénariste : Edward Neumeier, Michael Miner

Acteur : Peter Weller, Nancy Allen, Dan O’Herlihy, Ronny Cox, Kurtwood Smith et Miguel Ferrer

Robocop (1987)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
3.9

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