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Paradis du cinéma d'action

RoboCop (2014)

Résumé : Un policier survit à un attentat de justesse en devenant un robot à la solde d’une multi-nationale…

Critique : 

C’est avec aucune attente que j’ai entré dans la salle de cinéma, presque vide, car cette dernière n’était peuplée que de moi, un vieille dame, un couple, un homme chauve et une famille, au grand complet. Satisfait de mon siège à l’avant de la salle, avec personne devant moi, j’entrais dans un univers familier, celui de Robocop. Même si l’opus original ne fait pas partie de ma liste des meilleures films de tout les temps, il reste que c’est un bon morceau des années 80, qui a connu une bonne suite et un truc avec des samouraïs ninjas robotiques…

Le long-métrage, réalisé par José Pardilha(Elite Squad), fut une bonne surprise. D’abord, il faut dire que les photos «on set» et les trailers ne faisaient pas du tout justice au remake, qui se révèle être une bonne pioche. Reprenant des idées présentes dans le 2e opus, tout en y ajoutant des nouvelles, la version 2014 est parsemée de nombreux changements qui affecteront le parcours d’Alex Murphy tout au long de l’aventure. Si nous nous concentrons que sur son personnage, nous avons plus de temps d’apprendre à connaître le Alex pré-Robocop, il est conscient qu’il est un cyborg dès le départ, il a une relation avec sa famille après son accident, etc.

Mime de rien, cela permet d’ajouté des couches supplémentaires aux personnalités des personnages, qui en avaient bien besoin, car au passage, je me dois de souligner qu’ils sont tous des stéréotypes ou presque. Combien de fois avons-nous vu l’homme d’affaires dont le profit était ce qu’il y avait  de plus important dans sa vie, le scientifique obsédé par sa création (Bien que le clin d’oeil à Frankenstein est plutôt sympa.), le méchant garde du corps, le coéquipier inutile, etc. C’est d’ailleurs ce qui crée le plus grand problème du film, les antagonistes ne sont pas dangereux.

Même si le film raconte avant tout l’histoire d’un homme et de sa dualité entre sa partie organique et sa partie bionique, avoir un adversaire digne de ce nom aurait grandement aidé le propos du film. Le méchant trafiquant de drogue de Verhoeven devient un trafiquant d’armes fade, dont la principale technique pour combattre Robocop dans le seul et unique affrontement entre les deux hommes consiste à fermer les lumières. (Pour combattre un cyborg avec une visière de robot à la pointe de la technologie…) Même si cela donne un combat spectaculaire, il faut se demander comment il a pu devenir trafiquant d’armes avec une stratégie de combat aussi utile comme de se cacher derrière un arbre,  face à un ours…

Même s’il n’a pas le talent Verhoeven, du moins il ne l’a pas encore démontré, Pardilha réussit son travail, qui était de nous offrir un Robocop tout à fait respectable. Les scènes d’action sont spectaculaires, le rythme est bon, quoiqu’un peu lent, les moments télévisuels sont judicieusement placés, malgré l’absence des publicités lors de ces segments. Dans l’ensemble, le scénario est tout aussi sympathique, mais il y a quelques rebondissements prévisibles, surtout si vous avez déjà vu l’original. Et le casting est bien, avec un Samuel L. Jackson génial comme toujours (Même si ces scènes semblaient être tournés dans la même journée, ou dans un lap de temps de ce genre.) et un Gary Oldman magnifique en chercheur. Au final, rappelons-nous d’une chose, c’est le seul film où Batman (Keaton) et le commissaire Gordon (Oldman), de deux versions complètements différentes de Batman s’affrontent, et ça, c’est quelque chose…

3.25/5


Directeur : José Padilha

Scénariste : Joshua Zetumer

Acteur : Joel Kinnaman, Gary Oldman, Michael Keaton, Samuel L. Jackson, Abbie Cornish et Jackie Earle Haley

Robocop (2014)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
3.6
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